Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 14:06

 

Un métal à double visage

MercureOn sait depuis très longtemps que le mercure est un produit dangereux pour les êtres vivants qu'il empoisonne plus ou moins lentement entraînant des troubles divers : rein, système nerveux, système cardiovasculaire, système immunitaire, enfants à naître... Beaucoup d'entre nous ont d'ailleurs vu les photos des ravages entraînés chez les enfants japonais de Minamata dont les mères avaient consommé du poisson chargé en mercure...

Pour autant, le mercure, à faible dose, est connu depuis des siècles pour avoir des vertus médicales et il est utilisé dans la lutte contre les infections depuis l'antiquité et contre la syphilis depuis le XVI° s. Remède dangereux, puisque l'on soupçonne que la belle Agnès Sorel, la bonne amie du roi Charles VII, à la fin de la guerre de cent ans (XV° s), est morte empoisonnée suite à une absorption trop massive de mercure.

Bref, comme pour le bon vin, si tout le monde admet que le mercure à haute dose est un danger majeur (la réglementation a sévèrement réglementé voire interdit un certain nombre d'applications du mercure dans la vie courante), les avis sont plus partagés pour les faibles doses. On trouve encore actuellement en pharmacie des médicaments antiseptiques à base de mercure et de nombreux « plombages » dentaires contiennent un pourcentage de mercure.

 

De nouvelles controverses

Depuis quelques années, une nouvelle controverse est apparue insistant sur les effets à très long terme du mercure à faible dose sur la santé mentale des consommateurs et des patients. Dans un premier temps, seules quelques sources disparates, notamment une étude de 1997 dite de Tübingen (du nom d'une ville allemande), ont tenté de remettre en cause le consensus. Dès leur émergence, quelques groupes d'activistes se sont lancés dans la bataille pour remettre en cause l'ordre établi et les institutions, qui attendaient des éléments plus assurés avant de prendre position de manière officielle et définitive. L'étude de Tübingen n'a en effet pas été publiée dans une revue de référence en matière de sciences médicales et elle n'a donc pas fait l'objet d'une analyse serrée quand à la validité du protocole mis en oeuvre. Pourquoi remettre en cause ce qui est admis, si, pour les faibles doses, les premières nouvelles alarmistes ne sont pas confirmées dans les mois ou les années qui suivent. Le cas s'est déjà produit avec l'aluminium soupçonné d'être une cause majeure d'Alzheimer dans les années 1980 et largement relativisé depuis.

 

Des positions officielles

Pour autant, au cours des dernières dix années, les positions officielles ont évolué progressivement avec la prise de position du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) – qui concluait à l'impact du mercure sur la santé humaine et à la nécessité de mettre en place des actions internationales – , celle de l'Union Européenne en 2004 (bannissement progressif du mercure dans les applications industrielles et domestiques), celles du Conseil de l'Europe (la dernière en 2011) promouvant, entre autres, l'interdiction pure et simple des amalgames dentaires.

 

Évolutions

Même si les intérêts commerciaux des différents fabricants de prothèses dentaires ne facilitent pas la compréhension du dossier, il apparaît que les amalgames utilisant le mercure sont voués à disparaître à terme, même s'ils ne sont qu'un facteur d'aggravation de l'environnement du cerveau parmi tant d'autres. Mais l'on sait que pour la majorité de la population, la maladie d'Alzheimer est liée à une accumulation de facteurs défavorables. Dans ce fait, il est parfaitement raisonnable d'être prudent dans ce domaine.

 

Conséquences

Sans être naïf (les produits de remplacement des amalgames au mercure engendrent d'autres inconvénients moins médiatisés à l'heure actuelle), il convient de rester relativement prudent quant aux mesures à prendre. L'enlèvement des plombages dentaires n'est pas une opération anodine et sans risque dans la mesure où elle s'accompagne de productions de petits morceaux et d'une émission relativement forte de vapeur de mercure.

S'il convient alors d'éviter les plombages au mercure pour les plus jeunes, il est inutile de se précipiter chez son dentiste pour faire enlever tous les amalgames que l'on a en bouche, l'éradication des plombages en place n'est donc certainement pas à envisager de manière systématique. On pourra par contre les faire remplacer de manière opportuniste au fur et à mesure de leur vieillissement naturel.

Il convient enfin de rappeler que la prévention vaut beaucoup mieux que toute réparation et qu'une excellente hygiène buccale est le meilleur moyen d'éviter toute prothèse dentaire. A cet effet, les brosses à dent électriques à tête rotative sont les instruments les plus efficaces pour protéger sa dentition en les utilisant après chaque repas et au moins deux fois par jour.

 

 

Par Luc Lallemand - Publié dans : Prévention
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 17:30

Synthèse
Synthèse générale


Description
Qu'est ce que la maladie d'Alzheimer ?

Présentation, définition, symptômes de la maladie d'Alzheimer

Évolution maladie d'Alzheimer : premier stade, première phase

Évolution maladie d'Alzheimer : deuxième stade ou phase

Évolution maladie d'Alzheimer : troisième stade ou phase

Une double agression contre les neurones

Un mécanisme d'attaque des neurones

Les greffes de neurones

Le nouveau paradigme ?

Régénérer les synapses

La plaque amyloïde protectrice ?

 


Prévention
Comment vaincre et prévenir la maladie d'Alzheimer ?

Guérir la maladie d'Alzheimer ?

Alzheimer est-elle héréditaire ?  

Une expérience en matière de prévention

Stimulation intellectuelle de prévention

Conférence 2010 du NIH sur la prévention

Les risques d'accident et de violence

Vitamine D et prévention

Les risques mentaux de l'anesthésie

Quel est le danger du mercure ?

 

 

Diagnostic
Avez-vous, ou un proche, la maladie d'Alzheimer ?

Annoncer la maladie au malade et à sa famille

Quelle vitesse d'évolution de la maladie ?

Les maladies apparentées

Jeune et malade d'Alzheimer

La maladie avant le diagnostic

Les premiers signes de la démence

Echelle de démence 

Le niveau s'élève

Problème de mémoire ou d'attention ?

Les pertes de mémoire

 


Famille
Veiller sur ses proches et diagnostiquer

Effets pour les familles, proches, aidants des malades Alzheimer

Symptômes de détresse des aidants

Les associations de familles des malades d'Alzheimer

Pourquoi les associations de famille ?

Accepter le malade et la maladie

Quelle protection juridique pour le malade ?

La sauvegarde de justice

La curatelle

La tutelle

Le CLIC

Voyager avec un malade

La carte de malade Alzheimer

Les MAIA

Apprécier et favoriser les bons moments

La formation des aidants

L'étude INPES : regards croisés

L'argent du couple et de la famille

Le cadre mémoriel

Soutenir le moral des aidants

Vols et larcins

Soutenir le moral des aidants (2)

10 recommandations pour des aidants plus en forme

 

 

 

Le Monde de la Santé

Les professionnels de santé autour du malade

Le psychiatre

Le neurologue

Le kinésithérapeute  

Le rôle de l'ergothérapeute

Le rôle du psychomotricien

La Haute Autorité de Santé (HAS)

Les recommandations professionnelles de la Haute Autorité de Santé (HAS)

La liste des Actes et Prestations (LAP - ALD)

Les soins infirmiers

Le rôle du médecin traitant

Les 13 principales leçons de 2010

 

 

 

Institutions et débats

Le rapport d'information de l'Assemblée Nationale du 23 juin 2010

Le rapport "Vivre chez soi"

La stratégie du Parlement Européen

Réévaluation des médicaments spécifiques

 


Soins à domicile
Introduction aux soins à domicile

Comment, pourquoi soigner la maladie d'Alzheimer à domicile ?

Aider la mémoire, la mémorisation du malade d'Alzheimer 

Faciliter les gestes de la vie quotidienne du malade d'Alzheimer

Améliorer la forme physique du malade Alzheimer: raisons, moyens...

Soutenir le moral du malade Alzheimer, des familles, des aidants

Maladie Alzheimer : Appareils très simples pour la deuxième phase

Diminuer les risques et mettre le malade d'Alzheimer en sécurité

Permettre des déplacement du malade d'Alzheimer en sécurité

Confort physique du malade

Des occupations valorisantes à domicile pour le malade Alzheimer

Respecter le malade, la personne humaine dans le malade Alzheimer 

Refus de soins par les malades

La lumière pour calmer le malade 

Les fugues des malades

Les médicaments spécifiques pour soigner Alzheimer

Un en-cas contre les divagations

Le bonheur de la réminiscence

Placer dans une institution ?

Face aux comportements difficiles

L'agrément des repas

Les couverts

Utiliser la cuisinière

Limiter l'usage de la cuisinière

Un réfrigérateur en sécurité

Utiliser le petit électroménager de cuisine 

Des occupations pour le malade

Conduire un véhicule

La lecture

Ressentir une bonne qualité de vie

Les étapes de l'accompagnement 

Faciliter la gestion du temps

Aménager les toilettes (WC)

Affection de Longue Durée exonérante 

L'accueil de jour

L'Art-Thérapie

Sécurité et Autonomie

Calendrier d'accompagnement du malade par ses aidants

Calendrier d'accompagnement du premier stade

Calendrier d'accompagnement du deuxième stade

L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA)

Comment parler au malade ? 

Bénéficier d'une carte de stationnement

Les bruits effrayants

Comment financer les soins ?

La carte d'invalidité

Quelles stimulations intellectuelles pour le malade ?

La déshydratation

Faire face à l'agitation

Jardin et jardinage

Faciliter la grande toilette

Vaincre les réticences concernant l'aide à domicile

Des escaliers sécurisés

La vidéo vigilance pour détecter les situations à risque

 

 

 

Questions et Réponses



Par Luc Lallemand - Publié dans : Synthèse
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 17:45

 Cerveau

Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer ?

Environ 200.000 nouveaux malades Alzheimer sont diagnostiqués tous les ans par an en France, le plus souvent au-delà de 75 ans. La maladie se caractérise par une perte progressive des facultés mentales à commencer par la mémoire, puis une désorganisation de l'attention. C'est une maladie de dégénérescence qui évolue sur plus de trente ans sans symptôme avant d'être diagnostiquée. Elle résulte de l'interaction de facteurs héréditaires et de facteurs comportementaux chez les malades. A partir du moment où la maladie est diagnostiquée, elle évolue en 2 à 8 ans jusqu'au décès du malade.

 

Comment soigner la maladie d'Alzheimer à domicile ?

Si la recherche est très active et si tous les ans des progrès sont réalisés, l'on ne sait pas encore guérir la maladie d'Alzheimer. Par contre, on sait faire en sorte que le malade puisse rester à son domicile une année de plus que si l'on ne fait rien. Il s'agit de lui apporter des soins médicaux et paramédicaux ainsi que de mettre à sa disposition tout ce qui lui rendra la vie plus facile en fonction de ses facultés, en fonction du stade d'avancement de la maladie. Les médecins spécialistes et généralistes, les infirmières, psychologues, psycho-motriciens, ergothérapeutes ainsi que l'entourage, les proches, la famille peuvent apporter les soins utiles au malade.

 

Quelles conséquences pour les proches des malades ?

La maladie d'Alzheimer, notamment à partir du deuxième stade, peut devenir très lourde pour l'entourage en raison du comportement du malade. Le malade perd progressivement ses facultés de reconnaissance et de communication avec son entourage, ce qui peut entraîner des comportements d'agitation, d'angoisse voire de violence. Il a besoin de beaucoup d'aide et d'accompagnement, parfois en pleine nuit. Les comportements du malade peuvent être épuisants pour ceux qui vivent avec lui et nécessitent une très grande force d'âme et une excellente santé pour faire face aux contraintes. Une des clefs majeures pour le calme du malade et la sérénité de l'entourage est que le malade se sente en sécurité, que l'environnement dans lequel il se trouve contribue à le rassurer, que les personnes avec lesquelles il vit sachent lui communiquer un sentiment de paix par la stimulation des sens, par l'évocation de souvenirs agréables... A partir d'un stade de dépendance avancée (troisième stade), les proches se résolvent souvent à placer le malade en institution, ce qui est une nouvelle source de difficultés pour eux : difficultés financières, mais également difficultés de faire face au sentiment de culpabilité d'abandonner le malade. Les proches ont un extrême besoin de soutien et les associations de familles peuvent leur être d'un très grand secours.

 

Vaincre et prévenir la maladie d'Alzheimer ?

Si l'on ne sait pas encore guérir la maladie d'Alzheimer, on sait comment ralentir sa progression voire même éviter la maladie à long terme. La maladie est liée entre autres à des problèmes de réparation des neurones. Conserver un système cardiovasculaire impeccable qui amène au cerveau les substances et les nutriments dont il a besoin est une des bases de la prévention. Développer un esprit entraîné et éveillé est un autre moyen de prévention. Il convient d'éviter l'alcool et particulièrement l'ivresse, de refuser le tabagisme tant actif que passif, de se protéger contre tous chocs à la tête et autres traumatismes crâniens, de soigner les maladies cardiovasculaires et le diabète... Enfin, le facteur majeur de prévention est le bonheur qui vous permet d'avoir envie de vivre et de prendre soin de vous.


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Par Luc Lallemand - Publié dans : Synthèse
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 10:00

Ce site est destiné à vous aider à prévenir et soigner la maladie d'Alzheimer à domicile.


Posez-votre question, faites vos suggestions, donnez votre avis...
Comment ? En faisant un commentaire sur cette page, ou n'importe quelle autre page du site...
(Notez bien que votre adresse (e-mail) est facultative : vos questions peuvent donc être anonymes, si vous le préférez).


J'y répondrai personnellement dans les jours qui viennent.


Merci par avance.


Luc Lallemand



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Par Luc L - Publié dans : Questions / Réponses
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 16:39

    

Une controverse ancienne

Alzheimer hasOn savait depuis longtemps que les médicaments spécifiques utilisés pour le traitement de la maladie d'Alzheimer étaient controversés sur le plan de l'efficacité thérapeutique et qu'ils n'étaient souvent acceptés par les autorités sanitaires que faute de mieux, en l'absence de médicaments permettant de réellement guérir la maladie. En effet, ils n'apportent dans le meilleur des cas qu'un répit, une diminution de certains symptômes chez une fraction non négligeable de la population des malades, ce qui est déjà une forme d'amélioration de l'état des malades, sans pour autant modifier la dynamique de la maladie. Pourtant, malgré ces connaissances, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait choisi de classer ces médicaments parmi ceux apportant un « Service Médical Rendu » important en raison « de la gravité de la maladie (enjeu majeur de santé publique) et de leur place dans la stratégie de prise en charge des patients (…) ».

 

Une réévaluation par la HAS

La Haute Autorité de Santé, au travers de sa Commission de Transparence, vient de réévaluer les quatre médicaments spécifiques de la maladie d'Alzheimer au mois d'octobre 2011. Il semble que les travaux aient été rendus difficiles par un climat de tension important qui existe sur la question.

L'ambiance était telle que tous les débats, qui ont duré trois mois durant l'été, ont été filmés et sont disponibles sur le site de la HAS.

Il convient de rappeler que la réévaluation du service médical rendu est une pratique courante depuis le début des années 2000. En fonction du niveau de service médical rendu (qui va de majeur à insuffisant en passant par important, modéré, faible), le remboursement sera ou non pris en charge par l'Assurance-Maladie (remboursement par la collectivité). Seuls, les médicaments à Service Médical Rendu Insuffisant (SMRI) ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale.

 

Une ambiance tendue

Si les molécules elles-mêmes ont une efficacité limitée, mais loin d'être nulle, leur prescription et leur utilisation est l'occasion d'un dialogue important avec la profession médicale, de bilans, de discussions, bref, de toute une ambiance d'intérêt pour le malade et son entourage qui participe à l'action thérapeutique plus ou moins directement. Les malades et leurs familles pouvaient craindre qu'on leur enlève un élément qui participe aux soins, qui contribue à l'équilibre précaire de leur vie souvent difficile.

 

Un service médical rendu faible

La réévaluation du service médical rendu a abouti à un verdict de faiblesse, dernier niveau avant le déremboursement du médicament, ce qui représente une dégringolade significative dans l'échelle d'évaluation. Cette réévaluation a été justifiée par les effets modestes des médicaments, les effets indésirables potentiels et les risques d'interaction médicamenteuse. Rien de bien nouveau, en fait, puisque certains de ces éléments figuraient déjà dans les précédentes évaluations et fiches « bon usage des médicaments » (2007). Une nouvelle fiche de bon usage va d'ailleurs être écrite.

 

De nouvelles conditions de prescription

Comme suite de cette réévaluation, les conditions de prescription vont être modifiées. En cas de prescription des médicaments, le médecin-prescripteur (spécialiste : ce ne peut pas être le médecin-traitant) devra réévaluer le traitement au bout de six mois. Au-delà d'un an, la décision de continuer la prescription devra être prise conjointement en « réunion de concertation pluridisciplinaire » réunissant le patient, son aidant, le médecin-prescripteur et le médecin-traitant.

Bref, le suivi de la prescription des médicaments spécifiques est nettement renforcé. On pourra argumenter que cela revient à les supprimer dans un certain nombre de cas où ils pourraient rendre service en raison des contraintes. On pourra rétorquer que cela permettra de faire un bilan beaucoup plus précis des avantages et des inconvénients réels pour chaque malade et qu'il faudra, certes, y consacrer un peu de temps. On pourra également remarquer que les réunions de concertation pluridisciplinaire permettront, idéalement, un accompagnement beaucoup plus précis et personnalisé et une concertation sur les soins à apporter au malade et à son accompagnement.

 

 

 

Par Luc Lallemand - Publié dans : Institutions et débats
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