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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 14:16

Synthèse
 

Synthèse générale

 

Minéraux essentiels

 

Dépister l'ostéoporose pour mieux nous en protéger

 

Quels suppléments pour toujours atteindre la bonne dose de calcium ?

 

Les onze sports qui renforcent les os ! 

 

Combien de facteurs de risque d’ostéoporose avez-vous ?

 

Comment faire pour avoir des os bien fragiles !

 

Que dire à votre médecin pour qu’il vous prescrive de la vitamine D ?

 

Ce que nous apprend l’ostéoporose des astronautes

 

Les 5 règles pour optimiser votre consommation de sel

 

Comment les cosmétiques détruisent nos vertèbres !

 

Le bore : un produit miracle, mais pas forcément dans le bons sens !

 

Pourquoi l'huile d'olive n'est pas la vraie amie de notre santé osseuse

 

Comment détruire son squelette avec la vitamine A

 

Comment une mauvaise micro-circulation peut détruire nos os

 

Quels sont les régimes alimentaires favorables pour nos os ?

 

Médicaments pour les os : en prendre ou pas ?

 

Les 5 règles pour une bonne santé osseuse malgré l’intolérance au lactose

 

Que nous apprend le Ministère Américain de la Santé sur la santé de nos os ?

 

Plus de vitamine K pour nos os ?

 

Pourquoi les Britanniques vont prendre de la vitamine D toute l’année

 

Pourquoi notre squelette a besoin d’acides gras oméga 3

 

Pourquoi l'ostéoporose fait vraiment souffrir les femmes

 

Equilibre acido-basique, un trompe l'oeil pour la santé de notre squelette ?

 

Les 8 principes sportifs pour reminéraliser son squelette et réduire ses risques de fracture

 

Comment maîtriser les risques liés à des excès de vitamine D

 

Cellules-souches osseuses : les remplacer pour réparer le squelette !

 

Que dire à votre médecin pour qu’il vous prescrive de la vitamine D ?

 

De quelles protéines faut-il nourrir vos os ?

 

Entre vitamine D et cancer de la peau : quelle dose de soleil ?

 

Comment bien nourrir ses os aux trois âges de la vie

 

La danse : une vraie prévention pour la santé de vos os

 

Pourquoi nous ne prenons pas bien soin de nos os

 

Comment la vitamine D se métamorphose dans notre corps

 

Comment l'environnement commercial peut nuire à nos enfants, à nos os et à notre santé

 

Pourquoi Sa Majesté Britannique veut donner de la vitamine D à toute sa population

 

L'ostéoporose est-elle mortelle ?

 

Vous pouvez contrecarrer les conséquences de l’âge sur votre squelette

 

10.000 personnes suivies : quelles leçons en tirer pour la santé de nos os ?

 

Diminuez l’inflammation chronique (et renforcez vos os et votre santé) !

 

Magnésium : comment savoir si vous en avez suffisamment

 

Les 6 fonctions biologiques majeures du calcium et les conséquences de son déficit

 

Le cercle vicieux entre surpoids et ostéoporose

 

Pourquoi les médecins ne font pas de prévention de l'ostéoporose

 

Pourquoi la santé de nos os dépend de celle de nos artères…

 

Pourquoi il vaut mieux nous occuper nous-même de nos vieux os !

 

Pourquoi promouvoir la santé osseuse de vos enfants et descendants ?

 

Pourquoi l’inflammation chronique est l’ennemie de nos os

 

Comment le calcium alimentaire diminue les risques de coliques néphrétiques

 

Pourquoi vos os (et vous) avez besoin de beaucoup de magnésium ?

 

Pourquoi, malgré le soleil, nous manquons tous de vitamine D

 

Peut-on réellement renforcer ses os ?

 

Les onze sports qui renforcent les os !

 

Combien de facteurs de risque d’ostéoporose avez-vous ?

 

Les six différences entre les os de verre et les os poreux

 

Comment renforcer ses os et ses cartilages : la preuve par l’animation !

 

Quand la panacée contre l’ostéoporose sera-t-elle disponible ?

 

Comment faire pour avoir des os bien fragiles !

 

Pourquoi les végétariens ont des os si fragiles ?

 

Les vrais dangers des laitages enfin révélés !

 

Les 5 règles pour optimiser votre consommation de sel

 

Ce que nous apprend l’ostéoporose des astronautes

 

Les six troubles immunitaires dus au déficit en magnésium

 

Soyez un éternel apprenant et faites travailler votre réflexion !

 

Prenez des mesures de prévention médicale !

 

Ayez des relations positives avec votre entourage !

 

Soyez prudents sur la route et au soleil !

 

Soyez heureux et fiers de vous, tous les jours !

 

Soyez minces et musclés !

 

Ayez le bon apport en vitamines et minéraux essentiels (oligoéléments) !

 

Inspirez vous des Crétois pour vos repas et votre alimentation !

 

Bougez, faites de l’exercice physique tous les jours !

 

Respirez de l’air pur

 

Les vrais risques des médicaments contre l’ostéoporose

 

Grossesse, naissance, allaitement : qu'est-ce que ça change pour Bébé et pour vous ! 

 

Les 5 pièges qui trompent notre corps et nous trompent

 

Moins de sel… Comment faire pour se sentir mieux ?!

 

Hiérarchisez vos priorités et rajeunissez vraiment !

 

Les clefs d’une bonne alimentation

 

Que contient le guide de Harvard sur les minéraux et vitamines ?


Pourquoi les déséquilibres en minéraux sont mal repérés ?

 

Bio ou pas bio ? Telle est la question !

 

Pourquoi Wagner n’a pas écrit l’ordure (du) rein ?

 

Sodium et sel : Attention, haute tension ! 

 

Serons-nous tous des dégénérés ?

 

Tout ne va pas si mal dans le petit monde des minéraux

 

Entre trop peu et beaucoup trop : la juste dose !


Le crossfit : des sportifs orientés vers la grande forme !

 

ANC, AJR, VNR, BNM, AMT : Quésaco ???

 

Iode : rapprochez vous de la mer !

 

Sous ma montagne de sel...

 

Il y a calcium et calcium... ne vous méprenez pas sur la question...

 

Comment lutter contre le poids et vraiment maigrir ?

 

Ostéoporose : la maladie des trous dans les os ou des os troués par la maladie !

 

Sodium : le faux ami qui vous mine insidieusement...

 

Du fer : pour une santé d'acier !

 

Le calcium : soyez fort comme un roc !

 

Le zinc : à consommer avec modération.

 

Magnésium : et la lumière fut...

 

Essentiels : les vitamines, oligoéléments, minéraux essentiels, éléments-traces...

 

Nous manquons de minéraux essentiels !

Comment « piloter sa forme » ?

Quelques éléments Bibliographiques pour optimiser sa « grande forme et santé durable » :

 

 

Description
Qu'est ce que la maladie d'Alzheimer ?

Présentation, définition, symptômes de la maladie d'Alzheimer

Évolution maladie d'Alzheimer : premier stade, première phase

Évolution maladie d'Alzheimer : deuxième stade ou phase

Évolution maladie d'Alzheimer : troisième stade ou phase

Une double agression contre les neurones

Un mécanisme d'attaque des neurones

Les greffes de neurones

Le nouveau paradigme ?

Régénérer les synapses

 

La plaque amyloïde protectrice ?

 


Prévention
Comment vaincre et prévenir la maladie d'Alzheimer ?

Guérir la maladie d'Alzheimer ?

Alzheimer est-elle héréditaire ?  

Une expérience en matière de prévention

Stimulation intellectuelle de prévention

Conférence 2010 du NIH sur la prévention

Les risques d'accident et de violence

Vitamine D et prévention

 

Les risques mentaux de l'anesthésie

 

Quel est le danger du mercure ?

 

 

 

Diagnostic
Avez-vous, ou un proche, la maladie d'Alzheimer ?

Annoncer la maladie au malade et à sa famille

Quelle vitesse d'évolution de la maladie ?

Les maladies apparentées

Jeune et malade d'Alzheimer

La maladie avant le diagnostic

Les premiers signes de la démence

Echelle de démence 

Le niveau s'élève

Problème de mémoire ou d'attention ?

Les pertes de mémoire

 


Famille
Veiller sur ses proches et diagnostiquer

Effets pour les familles, proches, aidants des malades Alzheimer

Symptômes de détresse des aidants

Les associations de familles des malades d'Alzheimer

Pourquoi les associations de famille ?

Accepter le malade et la maladie

Quelle protection juridique pour le malade ?

La sauvegarde de justice

La curatelle

La tutelle

Le CLIC

Voyager avec un malade

La carte de malade Alzheimer

Les MAIA

Apprécier et favoriser les bons moments

La formation des aidants

L'étude INPES : regards croisés

L'argent du couple et de la famille

Le cadre mémoriel

Soutenir le moral des aidants

Vols et larcins

Soutenir le moral des aidants (2)

 

10 recommandations pour des aidants plus en forme

 

 

 

Le Monde de la Santé

Les professionnels de santé autour du malade

Le psychiatre

Le neurologue

Le kinésithérapeute  

Le rôle de l'ergothérapeute

Le rôle du psychomotricien

La Haute Autorité de Santé (HAS)

Les recommandations professionnelles de la Haute Autorité de Santé (HAS)

La liste des Actes et Prestations (LAP - ALD)

Les soins infirmiers

 

Le rôle du médecin traitant

 

Les 13 principales leçons de 2010

 

 

 

Institutions et débats

Le rapport d'information de l'Assemblée Nationale du 23 juin 2010

Le rapport "Vivre chez soi"

La stratégie du Parlement Européen

Réévaluation des médicaments spécifiques

 


Soins à domicile
Introduction aux soins à domicile

Comment, pourquoi soigner la maladie d'Alzheimer à domicile ?

Aider la mémoire, la mémorisation du malade d'Alzheimer 

Faciliter les gestes de la vie quotidienne du malade d'Alzheimer

Améliorer la forme physique du malade Alzheimer: raisons, moyens...

Soutenir le moral du malade Alzheimer, des familles, des aidants

Maladie Alzheimer : Appareils très simples pour la deuxième phase

Diminuer les risques et mettre le malade d'Alzheimer en sécurité

Permettre des déplacement du malade d'Alzheimer en sécurité

Confort physique du malade

Des occupations valorisantes à domicile pour le malade Alzheimer

Respecter le malade, la personne humaine dans le malade Alzheimer 

Refus de soins par les malades

La lumière pour calmer le malade 

Les fugues des malades

Les médicaments spécifiques pour soigner Alzheimer

Un en-cas contre les divagations

Le bonheur de la réminiscence

Placer dans une institution ?

Face aux comportements difficiles

L'agrément des repas

Les couverts

Utiliser la cuisinière

Limiter l'usage de la cuisinière

Un réfrigérateur en sécurité

Utiliser le petit électroménager de cuisine 

Des occupations pour le malade

Conduire un véhicule

La lecture

Ressentir une bonne qualité de vie

Les étapes de l'accompagnement 

Faciliter la gestion du temps

Aménager les toilettes (WC)

Affection de Longue Durée exonérante 

L'accueil de jour

L'Art-Thérapie

Sécurité et Autonomie

Calendrier d'accompagnement du malade par ses aidants

Calendrier d'accompagnement du premier stade

Calendrier d'accompagnement du deuxième stade

L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA)

Comment parler au malade ? 

Bénéficier d'une carte de stationnement

Les bruits effrayants

 

Comment financer les soins ?

La carte d'invalidité

Quelles stimulations intellectuelles pour le malade ?

La déshydratation

Faire face à l'agitation

Jardin et jardinage

Faciliter la grande toilette

Vaincre les réticences concernant l'aide à domicile

Des escaliers sécurisés

La vidéo vigilance pour détecter les situations à risque

 

 

 

Questions et Réponses


 

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Published by Luc Lallemand - dans Synthèse
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 14:06

 

Un métal à double visage

MercureOn sait depuis très longtemps que le mercure est un produit dangereux pour les êtres vivants qu'il empoisonne plus ou moins lentement entraînant des troubles divers : rein, système nerveux, système cardiovasculaire, système immunitaire, enfants à naître... Beaucoup d'entre nous ont d'ailleurs vu les photos des ravages entraînés chez les enfants japonais de Minamata dont les mères avaient consommé du poisson chargé en mercure...

Pour autant, le mercure, à faible dose, est connu depuis des siècles pour avoir des vertus médicales et il est utilisé dans la lutte contre les infections depuis l'antiquité et contre la syphilis depuis le XVI° s. Remède dangereux, puisque l'on soupçonne que la belle Agnès Sorel, la bonne amie du roi Charles VII, à la fin de la guerre de cent ans (XV° s), est morte empoisonnée suite à une absorption trop massive de mercure.

Bref, comme pour le bon vin, si tout le monde admet que le mercure à haute dose est un danger majeur (la réglementation a sévèrement réglementé voire interdit un certain nombre d'applications du mercure dans la vie courante), les avis sont plus partagés pour les faibles doses. On trouve encore actuellement en pharmacie des médicaments antiseptiques à base de mercure et de nombreux « plombages » dentaires contiennent un pourcentage de mercure.

 

De nouvelles controverses

Depuis quelques années, une nouvelle controverse est apparue insistant sur les effets à très long terme du mercure à faible dose sur la santé mentale des consommateurs et des patients. Dans un premier temps, seules quelques sources disparates, notamment une étude de 1997 dite de Tübingen (du nom d'une ville allemande), ont tenté de remettre en cause le consensus. Dès leur émergence, quelques groupes d'activistes se sont lancés dans la bataille pour remettre en cause l'ordre établi et les institutions, qui attendaient des éléments plus assurés avant de prendre position de manière officielle et définitive. L'étude de Tübingen n'a en effet pas été publiée dans une revue de référence en matière de sciences médicales et elle n'a donc pas fait l'objet d'une analyse serrée quand à la validité du protocole mis en oeuvre. Pourquoi remettre en cause ce qui est admis, si, pour les faibles doses, les premières nouvelles alarmistes ne sont pas confirmées dans les mois ou les années qui suivent. Le cas s'est déjà produit avec l'aluminium soupçonné d'être une cause majeure d'Alzheimer dans les années 1980 et largement relativisé depuis.

 

Des positions officielles

Pour autant, au cours des dernières dix années, les positions officielles ont évolué progressivement avec la prise de position du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) – qui concluait à l'impact du mercure sur la santé humaine et à la nécessité de mettre en place des actions internationales – , celle de l'Union Européenne en 2004 (bannissement progressif du mercure dans les applications industrielles et domestiques), celles du Conseil de l'Europe (la dernière en 2011) promouvant, entre autres, l'interdiction pure et simple des amalgames dentaires.

 

Évolutions

Même si les intérêts commerciaux des différents fabricants de prothèses dentaires ne facilitent pas la compréhension du dossier, il apparaît que les amalgames utilisant le mercure sont voués à disparaître à terme, même s'ils ne sont qu'un facteur d'aggravation de l'environnement du cerveau parmi tant d'autres. Mais l'on sait que pour la majorité de la population, la maladie d'Alzheimer est liée à une accumulation de facteurs défavorables. Dans ce fait, il est parfaitement raisonnable d'être prudent dans ce domaine.

 

Conséquences

Sans être naïf (les produits de remplacement des amalgames au mercure engendrent d'autres inconvénients moins médiatisés à l'heure actuelle), il convient de rester relativement prudent quant aux mesures à prendre. L'enlèvement des plombages dentaires n'est pas une opération anodine et sans risque dans la mesure où elle s'accompagne de productions de petits morceaux et d'une émission relativement forte de vapeur de mercure.

S'il convient alors d'éviter les plombages au mercure pour les plus jeunes, il est inutile de se précipiter chez son dentiste pour faire enlever tous les amalgames que l'on a en bouche, l'éradication des plombages en place n'est donc certainement pas à envisager de manière systématique. On pourra par contre les faire remplacer de manière opportuniste au fur et à mesure de leur vieillissement naturel.

Il convient enfin de rappeler que la prévention vaut beaucoup mieux que toute réparation et qu'une excellente hygiène buccale est le meilleur moyen d'éviter toute prothèse dentaire. A cet effet, les brosses à dent électriques à tête rotative sont les instruments les plus efficaces pour protéger sa dentition en les utilisant après chaque repas et au moins deux fois par jour.

 

 

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Published by Luc Lallemand - dans Prévention
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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 17:45

 Cerveau

Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer ?

Environ 200.000 nouveaux malades Alzheimer sont diagnostiqués tous les ans par an en France, le plus souvent au-delà de 75 ans. La maladie se caractérise par une perte progressive des facultés mentales à commencer par la mémoire, puis une désorganisation de l'attention. C'est une maladie de dégénérescence qui évolue sur plus de trente ans sans symptôme avant d'être diagnostiquée. Elle résulte de l'interaction de facteurs héréditaires et de facteurs comportementaux chez les malades. A partir du moment où la maladie est diagnostiquée, elle évolue en 2 à 8 ans jusqu'au décès du malade.

 

Comment soigner la maladie d'Alzheimer à domicile ?

Si la recherche est très active et si tous les ans des progrès sont réalisés, l'on ne sait pas encore guérir la maladie d'Alzheimer. Par contre, on sait faire en sorte que le malade puisse rester à son domicile une année de plus que si l'on ne fait rien. Il s'agit de lui apporter des soins médicaux et paramédicaux ainsi que de mettre à sa disposition tout ce qui lui rendra la vie plus facile en fonction de ses facultés, en fonction du stade d'avancement de la maladie. Les médecins spécialistes et généralistes, les infirmières, psychologues, psycho-motriciens, ergothérapeutes ainsi que l'entourage, les proches, la famille peuvent apporter les soins utiles au malade.

 

Quelles conséquences pour les proches des malades ?

La maladie d'Alzheimer, notamment à partir du deuxième stade, peut devenir très lourde pour l'entourage en raison du comportement du malade. Le malade perd progressivement ses facultés de reconnaissance et de communication avec son entourage, ce qui peut entraîner des comportements d'agitation, d'angoisse voire de violence. Il a besoin de beaucoup d'aide et d'accompagnement, parfois en pleine nuit. Les comportements du malade peuvent être épuisants pour ceux qui vivent avec lui et nécessitent une très grande force d'âme et une excellente santé pour faire face aux contraintes. Une des clefs majeures pour le calme du malade et la sérénité de l'entourage est que le malade se sente en sécurité, que l'environnement dans lequel il se trouve contribue à le rassurer, que les personnes avec lesquelles il vit sachent lui communiquer un sentiment de paix par la stimulation des sens, par l'évocation de souvenirs agréables... A partir d'un stade de dépendance avancée (troisième stade), les proches se résolvent souvent à placer le malade en institution, ce qui est une nouvelle source de difficultés pour eux : difficultés financières, mais également difficultés de faire face au sentiment de culpabilité d'abandonner le malade. Les proches ont un extrême besoin de soutien et les associations de familles peuvent leur être d'un très grand secours.

 

Vaincre et prévenir la maladie d'Alzheimer ?

Si l'on ne sait pas encore guérir la maladie d'Alzheimer, on sait comment ralentir sa progression voire même éviter la maladie à long terme. La maladie est liée entre autres à des problèmes de réparation des neurones. Conserver un système cardiovasculaire impeccable qui amène au cerveau les substances et les nutriments dont il a besoin est une des bases de la prévention. Développer un esprit entraîné et éveillé est un autre moyen de prévention. Il convient d'éviter l'alcool et particulièrement l'ivresse, de refuser le tabagisme tant actif que passif, de se protéger contre tous chocs à la tête et autres traumatismes crâniens, de soigner les maladies cardiovasculaires et le diabète... Enfin, le facteur majeur de prévention est le bonheur qui vous permet d'avoir envie de vivre et de prendre soin de vous.


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Posez votre question

Des trous dans les os !

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 10:00

Ce site est destiné à vous aider à prévenir et soigner la maladie d'Alzheimer à domicile.


Posez-votre question, faites vos suggestions, donnez votre avis...
Comment ? En faisant un commentaire sur cette page, ou n'importe quelle autre page du site...
(Notez bien que votre adresse (e-mail) est facultative : vos questions peuvent donc être anonymes, si vous le préférez).


J'y répondrai personnellement dans les jours qui viennent.


Merci par avance.


Luc Lallemand



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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 16:39

    

Une controverse ancienne

Alzheimer hasOn savait depuis longtemps que les médicaments spécifiques utilisés pour le traitement de la maladie d'Alzheimer étaient controversés sur le plan de l'efficacité thérapeutique et qu'ils n'étaient souvent acceptés par les autorités sanitaires que faute de mieux, en l'absence de médicaments permettant de réellement guérir la maladie. En effet, ils n'apportent dans le meilleur des cas qu'un répit, une diminution de certains symptômes chez une fraction non négligeable de la population des malades, ce qui est déjà une forme d'amélioration de l'état des malades, sans pour autant modifier la dynamique de la maladie. Pourtant, malgré ces connaissances, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait choisi de classer ces médicaments parmi ceux apportant un « Service Médical Rendu » important en raison « de la gravité de la maladie (enjeu majeur de santé publique) et de leur place dans la stratégie de prise en charge des patients (…) ».

 

Une réévaluation par la HAS

La Haute Autorité de Santé, au travers de sa Commission de Transparence, vient de réévaluer les quatre médicaments spécifiques de la maladie d'Alzheimer au mois d'octobre 2011. Il semble que les travaux aient été rendus difficiles par un climat de tension important qui existe sur la question.

L'ambiance était telle que tous les débats, qui ont duré trois mois durant l'été, ont été filmés et sont disponibles sur le site de la HAS.

Il convient de rappeler que la réévaluation du service médical rendu est une pratique courante depuis le début des années 2000. En fonction du niveau de service médical rendu (qui va de majeur à insuffisant en passant par important, modéré, faible), le remboursement sera ou non pris en charge par l'Assurance-Maladie (remboursement par la collectivité). Seuls, les médicaments à Service Médical Rendu Insuffisant (SMRI) ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale.

 

Une ambiance tendue

Si les molécules elles-mêmes ont une efficacité limitée, mais loin d'être nulle, leur prescription et leur utilisation est l'occasion d'un dialogue important avec la profession médicale, de bilans, de discussions, bref, de toute une ambiance d'intérêt pour le malade et son entourage qui participe à l'action thérapeutique plus ou moins directement. Les malades et leurs familles pouvaient craindre qu'on leur enlève un élément qui participe aux soins, qui contribue à l'équilibre précaire de leur vie souvent difficile.

 

Un service médical rendu faible

La réévaluation du service médical rendu a abouti à un verdict de faiblesse, dernier niveau avant le déremboursement du médicament, ce qui représente une dégringolade significative dans l'échelle d'évaluation. Cette réévaluation a été justifiée par les effets modestes des médicaments, les effets indésirables potentiels et les risques d'interaction médicamenteuse. Rien de bien nouveau, en fait, puisque certains de ces éléments figuraient déjà dans les précédentes évaluations et fiches « bon usage des médicaments » (2007). Une nouvelle fiche de bon usage va d'ailleurs être écrite.

 

De nouvelles conditions de prescription

Comme suite de cette réévaluation, les conditions de prescription vont être modifiées. En cas de prescription des médicaments, le médecin-prescripteur (spécialiste : ce ne peut pas être le médecin-traitant) devra réévaluer le traitement au bout de six mois. Au-delà d'un an, la décision de continuer la prescription devra être prise conjointement en « réunion de concertation pluridisciplinaire » réunissant le patient, son aidant, le médecin-prescripteur et le médecin-traitant.

Bref, le suivi de la prescription des médicaments spécifiques est nettement renforcé. On pourra argumenter que cela revient à les supprimer dans un certain nombre de cas où ils pourraient rendre service en raison des contraintes. On pourra rétorquer que cela permettra de faire un bilan beaucoup plus précis des avantages et des inconvénients réels pour chaque malade et qu'il faudra, certes, y consacrer un peu de temps. On pourra également remarquer que les réunions de concertation pluridisciplinaire permettront, idéalement, un accompagnement beaucoup plus précis et personnalisé et une concertation sur les soins à apporter au malade et à son accompagnement.

 

 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 15:50

 

 

Parlement-europeen.jpgPourquoi ce rapport ?

Au mois de janvier dernier (2011), le Parlement Européen (organe législatif de l'Union Européenne, c'est-à-dire de l'Europe des 27) a adopté à Strasbourg un texte dénommé « Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2011 sur une initiative européenne pour faire face à la maladie d'Alzheimer et aux autres démences » et que la presse a résumé sous le titre « Stratégies du Parlement Européen concernant les maladies neuro-dégénératives ». Ce texte a été adopté en réponse à une communication qui avait été faite par la Commission Européenne « concernant une initiative européenne sur la maladie d’Alzheimer et les autres démences » et le Parlement Européen voulait compléter les premières orientations de la Commission par un approfondissement des mesures proposées et par des propositions complémentaires visant à mieux prendre en compte les dimensions sociales de la maladie.

 

Les éléments du rapport

Le rapport commence par un état des lieux de la situation des maladies neurodégénératives en général et surtout de la maladie d'Alzheimer, état des lieux que nos lecteurs connaissent bien : prévalence de la maladie, perspectives, coûts sociaux, caractère tardif de nombreux diagnostics, intérêt de la prévention, insuffisance de capacités d'hébergement des malades et souhait des patients de rester chez eux, poids pour la famille et les aidants, nécessité d'une coordination européenne en particulier sur le plan de la recherche...

 

Les principales orientations proposées relèvent de la prévention (« grâce à la promotion du concept d'"un mode de vie sain pour un cerveau sain" ») et de la précocité du diagnostic, d'une amélioration du suivi statistique de la maladie, d'une meilleure prise en compte de la dignité du patient pour notamment améliorer le bien-être des personnes atteintes, de la prise en compte de l'impact de la maladie pour les proches. Le rapport estime qu'une meilleure coordination entre états membres dans ces différents domaines, notamment la recherche, permettra une meilleure efficacité et une meilleure solidarité. Il préconise la mise en place par tous les pays européens de plans d'action nationaux (ce qui est déjà le cas en France), un large et égal accès aux soins et aux traitements pour les patients...

Le rapport propose également la mise en place d'une « Année européenne de la santé mentale » et la promotion d'une journée annuelle des aidants. Il indique l'importance des Associations Alzheimer et promeut une collaboration avec ces associations visant « 1) à l'élaboration de recommandations en matière de prévention, de bonnes pratiques et de diffusion de celles-ci à la base, 2) à la diffusion d'information et de soutien indispensables aux personnes atteintes de démence et à leurs aidants, 3) à la défense des intérêts des personnes atteintes de démence et de leurs aidants auprès des responsables politiques et 4) à la promotion de partenariats avec les professions médicales à l'effet d'assurer une approche holistique ».

 

Conclusion

Si l'on se demande s'il existe quelque information nouvelle dans ce rapport, la réponse est à nuancer. Il s'agit d'un rapport politique, donc qui ne peut guère apporter de nouveauté significative sur les plans techniques et thérapeutiques à des personnes informées. Toutefois, l'existence de ce rapport confirme que la question posée par la maladie d'Alzheimer est comprise comme une question socialement importante qui nécessite d'être prise en compte au plan Européen pour des raisons politiques, sociales, économiques et budgétaires.

 

Bref, il s'agit d'une brique de plus dans le grand édifice en construction pour une amélioration de la prise en charge des patients, du soutien aux proches et de la lutte contre la maladie.

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 18:02

Camera.jpg 

 

Détecter les situations à risque

Depuis quelques mois, un nouveau service utile aux malades d'Alzheimer et à leurs aidants, est expérimenté et disponible en France : la vidéo vigilance. Elle permet de repérer automatiquement, sans présence humaine permanente, des situations à risque où le malade pourrait mettre sa sécurité en péril. Elle permet d'intervenir plus rapidement tout en soulageant la charge de surveillance des proches qui peuvent enfin se reposer plus facilement et plus sereinement sans craindre en permanence un malheur pour leur malade.

 

Fonctionnement

Tout repose sur un système expert de reconnaissance des situations à risque. Des ordinateurs équipés de logiciels spécialisés analysent les images et les signaux de détection venant des pièces où habite le malade. Les logiciels repèrent les situations, de jour ou de nuit, où un problème pourrait se produire comme par exemple : chutes, position anormale, stations prolongées aux toilettes, sorties multiples ou inopinées de la chambre ou de la zone surveillée...

Quand une situation à risque est repérée par le logiciel, l'information est transmise immédiatement à un centre de surveillance qui visualise les images et vérifie si un problème existe réellement ou s'il ne s'agit que d'une fausse alerte... La visualisation n'a lieu que dans les cas de risque supposé. Ce n'est donc pas une visualisation en permanence, ce qui garantit l'intimité de la personne dans sa vie courante.

Si une situation à risque est effectivement confirmée, les personnes chargées d'intervenir (aidants, personnels infirmier, secours...) sont immédiatement prévenues afin d'agir sans délai et d'apporter toute aide ou tout soin nécessaire.

 

Mise en oeuvre

Les premières expérimentations ont été effectuées en Auvergne et en Rhône-Alpes.

L'équipement a été installé chez des particuliers et dans des institutions spécialisées et les premiers utilisateurs apparaissent très satisfaits du fonctionnement et du confort apporté aux aidants familiaux et professionnels. La responsable d'un établissement proche de Lyon indique que l'équipement a permis de repérer 100% des chutes des pensionnaires en 6 mois de mise en oeuvre.

 

Il apparaît donc que ce système, disponible sur abonnement et encore relativement onéreux, soit à même de rendre des services importants à de très nombreux aidants dont les malades sont à un stade nécessitant une surveillance régulière dans leur lieu d'habitation.

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 19:05

 

 

 

10.jpg

 

 

Un article récent sur un site américain destiné aux aidants donnait les conseils suivants aux proches des malades pour être en meilleure forme. Ces dix recommandations se déclinaient en cinq recommandations à suivre et cinq « interdictions ».

 

 

 

5 recommandations

  • 1) Ayez des attentes réalistes

Il s'agit de se rappeler que, si des périodes de stabilisation sont possibles, la maladie d'Alzheimer sera finalement la plus forte et que, malgré les soins, malgré les médicaments, les miracles ne sont pas encore à l'ordre du jour. Si la situation évolue à son rythme, les réactions que les aidants peuvent avoir par rapport à la maladie sont sous leur contrôle, au moins dans une grande mesure. Du réalisme et de la flexibilité permettront de trouver des solutions aux difficultés qui apparaîtront progressivement.

 

  • 2) Prenez autant soin de vous que de votre malade

De la même façon que vous veillez sur votre malade pour qu'il soit confortable, bien-nourri, stimulé, soigné et aimé, accordez-vous les mêmes faveurs : vous serez en bien meilleure forme pour apporter votre attention et vos soins à votre malade.

 

  • 3) Rappelez-vous que les connaissances sont d'une aide précieuse

L'information est disponible dans beaucoup d'endroits à notre époque. Sur le présent site, bien sûr, dans les associations Alzheimer, chez les relais municipaux (CCAS, CLIC)... Vous pouvez également suivre une des formations dispensées par France Alzheimer aux aidants et entièrement prises en charge par la CNSA et sans avoir à adhérer à France Alzheimer, si vous ne souhaitez pas.

 

  • 4) Sachez que vos relations avec vos proches seront souvent modifiées

La maladie va affecter les relations entre vous-même et le malade, mais également entre les malades et ses proches, ses amis, sa famille. Il convient d'en tenir et de se souvenir que les approches des uns et des autres quant à la maladie et à son accompagnement peuvent grandement varier. On peut rajouter aussi que la maladie pourra révéler toutes sortes de passions qui existent chez les uns et chez les autres. Pour certains, elle les renvoie à leur propre finitude alors qu'ils n'y sont pas prêts ce qui pourra les pousser à s'éloigner. D'autres au contraire pourront se révéler comme des appuis solides.

 

  • 5) Appréciez les moments positifs : même fugaces, ils existent

Le diagnostic ne change pas tous les malades. En outre, même si des évolutions existent, toute la personnalité du malade n'est pas changée. Des moments de tendresse, de joies et même de rires existeront.

En outre, tous les bons moments passés sont des acquis qui existeront toujours. Les thérapies de réminiscence peuvent être fort utiles pour le malade et ses proches. En particulier par le bon moment qu'elles permettent de passer et par le calme qu'elles peuvent procurer par la suite.

 

 

5 interdictions

  • 1) Ne faites pas tout seul

L'accompagnement du malade peut nécessiter des soins constants, permanents, 24h/24. Vous ne pouvez pas faire tout ceci. Si vous le tentez, l'épuisement et la dépression vous guettent. Faites-vous aider autant que possible par des proches, des amis ou par les services sociaux de la mairie.

 

  • 2) Ne minimisez pas votre action

Donnez de l'importance à ce que vous faites. Votre action comporte sa part de travail ingrat. Les personnes extérieures aux soins n'imaginent pas, le plus souvent, le degré d'implication nécessaire pour faire face à la maladie. Le malade lui-même est souvent peu en état de se rendre compte de tout votre investissement.

Votre action a une valeur très élevée. Ne la minimisez pas et, au contraire, revendiquez fièrement la considération que vous méritez. Ne dites jamais « ce n'est rien »...

 

  • 3) Ne vous permettez pas de vous isoler

Trop souvent, la famille du malade tend à s'isoler en raison de l'embarras qu'elle ressent devant les tiers, en raison des difficultés que le malade peut manifester en société... La vie devient alors difficile pour les proches du malade et donc pour le malade lui-même.

Il est souvent plus efficace d'affronter ses craintes et de dire aux tiers ce qui se passe plutôt que de le cacher. Les réactions des tiers peuvent être très variées et, très souvent, révéler d'excellentes surprises, ce d'autant plus que la maladie d'Alzheimer touche de nombreuses familles.

En vous ouvrant aux tiers, vous serez plus soulagés et resterez mieux impliqués dans la vie sociale. Ce n'est pas toujours facile, mais c'est toujours bénéfique.

 

  • 4) Ne vous effrayez pas de vos émotions fortes et brutales

Les aidants se sentent souvent tendus et stressés. Il arrive qu'en analysant plus profondément les émotions intimes qui vous parcourent que vous y retrouviez un sentiment mélangé au sujet de vos responsabilités, du chagrin en voyant l'esprit qui se fane, du ressentiment de vivre une telle épreuve, de la crainte quant à l'avenir, du soulagement parfois aussi quand le malade s'adoucit...

D'autres personnes sont passées par là et peuvent vous aider. Il est bon d'en parler, d'échanger, de valider la normalité de ces difficultés, de ces sentiments... et surtout, d'être moins exigeant vis-à-vis de soi-même...

 

  • 5) Ne restez pas seul

Ce point est tellement important qu'il est répété deux fois !

Trouvez un groupe de support et d'entraide.

Cherchez des aides, cherchez de l'aide.

Trouvez des personnes à qui vous confier : des amis proches, des personnes de confiance, un psychologue...

Sachez qui vous pouvez appeler quand vous avez besoin de soutien affectif urgent au téléphone.

Utilisez Internet si vous aimez.

Ayez une liste de personnes, de proches, d'amis, de professionnels à contacter en cas d'urgence.

Faites-vous remplacer si vous le pouvez (proches, associations, services sociaux...).

Sortez de chez vous... 

 

 

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Published by Luc Lallemand - dans Famille
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 14:04

 

 

Seringue.jpgRisques mentaux de l'anesthésie

Tout le monde connaît des personnes qui leur ont raconté qu'un de leurs parents, après une opération chirurgicale ayant nécessité une anesthésie, n'était plus le même, qu'il avait beaucoup diminué mentalement. Il est même possible que vous ayez vous-même été touché de près par ce genre d'« accident ». Les troubles se manifestent le plus souvent par un ensemble de symptômes touchant les domaines suivants : orientation, mémorisation, calcul et attention, langage parlé et écrit...

 

Le point sur les données biologiques

Une nouvelle étude publiée en octobre 2011 dans la revue « Anesthesiology » indique que les anesthésies et les opérations entraînent une augmentation de la concentration des biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer chez les patients concernés. Le mécanisme serait lié à l'inflammation neurologique qui suit ce type d'interventions. Les modalités d'anesthésie joueraient un rôle important dans l'ampleur de l'inflammation.

 

La Haute Autorité de santé indique d'ailleurs précisément que les anesthésies générales et les interventions chirurgicales sont des facteurs déclenchants de la confusion chez la personne âgée.

 

Conscients de cela, les spécialistes de l'anesthésie répondent qu'il convient de distinguer la confusion à court terme et la confusion à long terme. Ils mettent très justement en avant que, si après l'intervention, la confusion chez un certain nombre de personnes soignées augmente, ce n'est pas le cas de toutes les personnes. Ils mettent également en avant le fait que pour un nombre important de personnes atteintes de confusion, les troubles seront passagers et disparaitront au bout de quelque temps. Ils distinguent aussi les types d'opérations chirurgicales entre, notamment, les interventions cardiaques, engendrant plus de risques, et les autres opérations qui entraînent, quand c'est le cas, des confusions temporaires. En outre, ils séparent les différents modes d'anesthésie et notamment les anesthésies générales et les anesthésies loco-régionales...

Enfin, ils attirent l'attention sur le fait que plus la personne est âgée, plus le risque de confusion post-anesthésie est élevé.

 

Voyons tout ceci plus en détail.

 

L'étude de 2011

Il faut indiquer d'une part que cette étude est la première qui arrive à la constation d'une augmentation des biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer et d'autre part qu'elle a été réalisée sur un très petit échantillon de patients. Sa force probante est, dans l'absolu, limitée. Néanmoins, elle vient confirmer un faisceau d'indices pré-existants et ouvre la voie à de nouvelles recherches sur les meilleures façons de conduire les anesthésies et les opérations, recherches qui n'aboutiront pas dans l'immédiat.

 

La Haute Autorité de Santé (HAS)

L'anesthésie est un des très nombreux facteurs déclenchants de confusion (la HAS en recense plus d'une trentaine). C'est loin d'être le seul facteur et il peut souvent se produire que d'autres facteurs, moins visibles souvent, arrivent en même temps qu'une anesthésie. Tous ces facteurs conjugueront leurs effets pour aggraver la confusion.

 

Confusion à court et à moyen terme

Il convient de noter que lors d'études réalisées sur près de 3.000 patients, on a démontré que si des troubles confusionnels existaient chez beaucoup de patients (un quart des patients dans la semaine qui suit l'anesthésie), les capacités rentraient dans l'ordre progressivement (10% de trouble après trois mois et 1% après 2 ans). Certes, les problèmes peuvent être durables (ils ne sont pas systématiques puisque les trois quarts des patients ne sont pas touchés) mais, chez des personnes en santé mentale correcte, ils disparaissent progressivement.

L'anesthésie peut par contre être un révélateur de troubles qui étaient latents et qui n'avaient pas été diagnostiqués jusque là et les observateurs attribueront à l'intervention les problèmes qui, de toute façon, seraient intervenus un peu plus tard.

 

Interventions cardiaques

Pour des raisons non totalement explicitées (fibrillation, intervention sur les valves, antécédents d'accidents vasculaires cérébraux, fièvre, âge, oxygénation...), les interventions cardiaques entraînent des risques de confusion beaucoup plus importants que les autres opérations chez les patients concernés. Elles nécessitent des précautions particulières sans pour autant garantir une parfaite inocuïté.

 

Types d'anesthésie

Si on sait que les anesthésies générales entraînent des troubles confusionnels, la plupart du temps transitoires, il n'apparaît pas d'avantage particulier à effectuer des rachianesthésies (injection directe d'anesthésiant dans le liquide baignant la moelle épinière) par rapport aux anesthésies générales.

Par contre, il semble que les anesthésies loco-régionales (anesthésie locale d'un territoire desservi par un ou plusieurs nerfs), qui présentent l'avantage de ne pas (ou beaucoup moins) concerner le système nerveux central, entraînent moins de troubles confusionnels, en tout cas à court terme.

Il semble également, mais cela ne fait pas l'unanimité, que les interventions courtes aient moins d'impact.

Il apparaît surtout que les interventions ambulatoires soient considérablement moins agressives (quasiment aucun impact selon certaines études) sur le plan de la confusion que les interventions nécessitant une hospitalisation.

 

Que faire, alors ?

Si une intervention est nécessaire, il vaut mieux la faire rapidement plutôt qu'attendre quelques années plus tard quand la personne sera plus âgée et plus fragile, puisque l'âge est un facteur déterminant.

Il convient de préférer les interventions ambulatoires aux hospitalisations complètes et les anesthésies loco-régionales aux anesthésies générales.

Il faut aussi se rappeler que, chez une personne en bonne santé mentale, les symptômes de confusion disparaîtront progressivement, dans la plupart des cas, avec le temps et que cela peut prendre plusieurs semaines et parfois plusieurs mois. Un accompagnement du patient peut être nécessaire et utile pour accélérer le retour à l'équilibre.

Il faut enfin savoir que l'anesthésie risque d'être un révélateur chez une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer et que la confusion liée à l'intervention ne fera que précéder un déclin lié à la maladie.

 

Là encore, la nature ne nous a pas tous faits égaux et ce qui n'entraînera aucun trouble chez certains anesthésiés pourra amener des difficultés importantes chez d'autres...

 

 

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Published by Luc Lallemand - dans Prévention
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 11:33

 

Soleil.jpgImportance générale de la vitamine D

On savait depuis longtemps le rôle important de la vitamine D dans le métabolisme.

 

On sait notamment qu'elle est indispensable pour garantir la solidité du squelette en association avec le calcium qu'elle aide à fixer dans les os au cours de la permanente reconstruction de ceux-ci au cours du temps. Le rôle de la vitamine D dans la lutte contre l'ostéoporose ne pose aucun doute à la communauté médicale (efficacité certaine).

 

On sait également, même si les preuves ne sont pas encore aussi puissantes, que la vitamine D est un facteur de prévention de certains cancers, et plus particulièrement du cancer colorectal (efficacité probable).

 

On pense également que la vitamine D peut avoir un effet positif dans la prévention du diabète, les troubles cardiovasculaires, le bon fonctionnement du système immunitaire.

 

Des études récentes concernant Alzheimer

Des études récentes semblent également montrer que la vitamine D pourrait avoir un effet favorable dans l'élimination de la plaque amyloïde, plaques dont on sait qu'elles s'accumulent progressivement dans le cerveau des personnes touchées par la maladie d'Alzheimer.

Une étude japonaise publiée en 2011 et réalisée avec des souris a confirmé qu'un taux de vitamine D suffisamment important dans le sang permettait l'élimination des plaques.

Or ceci avait déjà été observé auparavant dans une étude publiée en 2009 et réalisée sur l'homme où une association de curcuma (une épice orientale) et de vitamine D permettait de stimuler favorablement le système immunitaire des patients.

 

D'où l'importance de bénéficier d'une dose suffisante de vitamine D tous les jours.

 

Comment faire ?

Trois voies d'absorption sont possibles : le soleil, l'alimentation et la pharmacie.

  • Sous nos latitudes, il suffit d'une exposition (mains, avant-bras, visage) au soleil en fin de matinée de 10 à 20 mn au moins 3 fois par semaine pour qu'un adulte à la peau blanche et en bonne santé produise l'essentiel (80 à 90%) des besoins journaliers en vitamine D d'avril à octobre.

  • L'alimentation constitue une seconde source naturelle de vitamine D. On se souvient des séances de consommation d'huile de foie de morue que l'on nous faisait subir voici quelques dizaines d'années et qui étaient destinées à prévenir le rachitisme, un autre trouble lié au manque de vitamine D. Il n'est pas forcément nécessaire d'en arriver là, puisque l'on trouve de la vitamine D en quantité importante dans le saumon (15 à 20 microgrammes/100 g), le hareng (5 microgrammes/100 g), la truite (5 microgrammes/100 g), les laitages (1 microgramme/100 g) et le soja...

  • Enfin, il existe des suppléments alimentaires vendus en pharmacie sous forme de granulés ou sous forme de gouttes qui permettent de compléter facilement les apports naturels. La forme liquide (goutte), plus facile à assimiler par le système digestif, est à privilégier pour les personnes âgées.

 

Il existe une dose maximale de vitamine D (25 microgrammes) qu'il vaut mieux éviter de dépasser sous peine de légers malaises passagers. Mais cette dose est très élevée par rapport aux besoins courants (5 microgrammes par jour selon les recommandations françaises, 20 microgrammes par jour pour les personnes de plus de 70 ans selon les recommandations canadiennes).

 

Conclusion

Certes, quand la maladie est déjà diagnostiquée, il est souvent bien tard. Toutefois, il serait regrettable de se priver d'une molécule qui peut avoir un impact favorable tant en terme de prévention qu'en terme de soin et qui participe à la bonne santé générale de tout être humain.

 

Bref, à petite dose, le soleil reste un ami, même s'il ne faut pas en abuser...

 

 

 

 

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Published by Luc Lallemand - dans Prévention
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