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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 19:36

Actuellement, la médecine ne sait pas guérir la maladie d'Alzheimer. Les soins et les médicaments disponibles permettent de mieux utiliser, de mieux mobiliser les ressources cognitives du malade afin de lui permettre de mener une vie « autonome » plus longtemps.

 

En fait, quand Alzheimer est diagnostiquée, en général après 70 ans, la maladie est déjà très avancée. Certes, il est vrai que le diagnostic est souvent qualifié de tardif, mais ce n'est pas la raison principale pour laquelle il est très tard, car ce retard de diagnostic se compte en mois ou en semestres. Or quand la maladie se déclare effectivement, c'est qu'elle a commencé depuis une trentaine d'années et a accompli des dégâts considérables dans le cerveau du patient. Certains auteurs indiquent, qu'au moment du diagnostic, le cerveau est déjà atteint à plus de 80%.

 

Les médicaments qui existent vont permettre de mieux faire fonctionner le cerveau du malade (empêcher la destruction d'un neuromédiateur : l'acétylcholine, freiner l'auto-destruction des neurones). Ils n'arrêtent pas la progression de la maladie, c'est-à-dire la destruction des neurones.

 

Pour guérir la maladie, différentes stratégies de recherches médicamenteuses ont été tentées par de très nombreux laboratoires. Pour le moment, si certaines stratégies ont donné des espoirs très importants, aucune ne s'est révélée suffisamment efficace et sûre pour être commercialisée.

 

Compte tenu des délais et des difficultés de la mise au point des médicaments, ce n'est pas avant plusieurs années que l'on commencera à disposer de médicaments qui auront un impact fort sur l'évolution de la maladie. Il est vraisemblable que les premiers médicaments trouvés commenceront à ralentir l'évolution, puis qu'une autre génération de médicaments permettra d'arrêter l'évolution de la maladie. Pour ce qui concerne une guérison, ce qui reviendrait à régénérer la partie du cerveau qui a été détruite avant le diagnostic, les recherches seront encore plus délicates et plus difficiles à mener.

 

Dans l'état actuel de la connaissance, plutôt que de compter guérir Alzheimer :

  • il est urgent de prévenir la maladie (prévention), ce que l'on commence à savoir faire de manière raisonnée,

  • et il est également urgent de la diagnostiquer beaucoup plus tôt.

 

Des diagnostics qui interviendraient plusieurs années avant l'apparition des symptômes permettraient aux personnes touchées de changer leur mode de vie longtemps à l'avance, d'adopter les comportements préventifs qui ont fait leur preuve et de préserver beaucoup plus longtemps le bon fonctionnement de leur cerveau.


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