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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 15:34

 

 

Suède AlzheimerL'étude du CHU de Gothenbourg

Le Centre Hospitalier et Universitaire de Gothenbourg en Suède effectue des recherches sur les personnes âgées depuis plus de quarante ans. Dans ce cadre, le CHU suit des personnes de 70 ans au travers d'une étude appelée H70. Il s'agit, entre autres, de définir et valider des tests qui permettent de prédire quelles seront les personnes qui risquent d'être touchées par la maladie d'Alzheimer dans les quelques années qui suivent. Les personnes initialement recrutées sont suivies régulièrement et de nouveaux patients sont également recrutées en permanence. Les chercheurs mesurent le fonctionnement de leur mémoire, leur rapidité, leur maîtrise du langage, leur logique et leurs compétences spatiales.

 

Les résultats d'intelligence montent

Il en est ressorti que les tests qui permettaient de repérer les personnes à fort risque de maladie d'Alzheimer dans les années 1970 (sur des patients nés en 1900) ne fonctionnaient plus en 2000 (sur des patients nés en 1930). En moyenne, les personnes de 70 ans examinées en 2000 ont eu des résultats aux tests d'intelligence considérablement améliorés par rapport à celles examinées en 1970.

 

Deux points communs ont néanmoins pu être observés entre les deux groupes de personnes (celles nées en 1900 et celles nées en 1930) .

Le premier point commun observé était que ceux qui avaient des troubles de mémorisation étaient plus à risque de développer la maladie d'Alzheimer que les autres personnes, sans pour autant que ce risque soit une certitude : toutes les personnes qui ont des troubles de la mémoire ne développent pas la maladie d'Alzheimer par la suite.

Le second point commun observé est que le pourcentage de malades dans la population observée est resté identique : 5% des des patients observés ont développé par la suite la maladie d'Alzheimer.

 

 

Enseignements

Il ressort de cette étude, d'après les auteurs :

  • que l'amélioration peut s'expliquer par de meilleurs soins avant et au moment de la naissance, une meilleure alimentation, une éducation plus soignée, un meilleur suivi cardiovasculaire, une plus grande stimulation de la vie courante par l'utilisation de technologies nouvelles non disponibles antérieurement et stimulant les capacités d'apprentissage...

  • qu'il est important de consulter les spécialistes et en particulier son médecin dès que des troubles de mémoire sont observés par un patient ou son entourage : cela permet de mettre en place les soins éventuellement nécessaires, notamment parce que des troubles de mémoire peuvent relever de très nombreuses affections dont la plupart peuvent être soignées,

  • que, si l'on parle plus qu'autrefois de la maladie d'Alzheimer, celle-ci n'est en réalité pas plus présente qu'elle ne l'était voici trente ans : nous y sommes beaucoup plus sensibilisés, donc nous la voyons plus, mais elle est présente depuis très longtemps parmi nous.

 

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 10:00

 

 

INPESL'INPES

L'INPES vient de publier (septembre 2010) une étude appelée « Alzheimer, regards croisés : Perceptions, opinions et attitudes du grand public, des aidants proches et des aidants professionnels » sur la façon dont les Français, professionnels de santé et grand public, malades compris, considèrent la maladie d'Alzheimer.

Rappelons que l'INPES est l'Institut National de Prévention et d’Éducation en Santé. C'est une institution dépendant de l’État et plus particulièrement du Ministère de la Santé, chargée de mettre en œuvre les programmes de santé publique dans les domaines de la prévention, de promotion et d'éducation de santé du grand public, des associations et des professionnels.

L'étude sur les regards croisés a été effectuée dans le cadre du plan Alzheimer 2008-2012 pour mieux connaître le regard porté sur la maladie.

 

Les résultats de l'étude : l'avis des malades

« Regards croisés » s'intéresse d'abord aux malades eux-mêmes et constate que les plus nombreux considèrent que le cancer (42% des répondants) est une maladie beaucoup plus grave que la maladie d'Alzheimer (22% des répondants). Il est intéressant de noter que 85% des personnes malades sont satisfaites de leur vie en général, 92% sont satisfaites de leur relations avec leur entourage et 81% des relations avec leurs amis. 77% considèrent que leur santé est plutôt bonne.

Néanmoins, la moitié des répondants se sentent tristes et impuissants par rapport à leur maladie.

Les malades sont généralement satisfaits (77%) de la manière dont la maladie est prise en charge même s'ils sont peu nombreux (1/3) à estimer qu'on leur demande leur avis.

 

Les résultats de l'étude : l'avis des aidants familiaux

Les deux tiers des aidants familiaux estiment que les relations avec le malade sont bonnes.

Les services d'aide et de soins à domicile sont utilisés par moins de la moitié des familles de malades et les avis sont relativement mitigés pour ceux qui les ont utilisés : 50% de satisfaits des services d'aide à domicile et 2/3 d'insatisfaits des services de soins à domicile.

76% des aidants estiment arriver à gérer la maladie mais nombreux estiment que ce sont le manque d'autonomie (40%) et la perte de mémoire (37%) qui entraînent le plus de contraintes. La minorité qui estime avoir des difficultés à gérer la maladie est souvent confrontée à des relations considérées comme difficiles et à des problèmes financiers. Cette minorité a plus particulièrement besoin de soutien (groupes de paroles...) et d'informations sur la maladie.

Si les aidants s'estiment en bonne santé (82%), ils pensent que la maladie a des répercussions sur leur moral (80%), leurs loisirs (71%), leur santé physique (56%). 40% d'entre eux estiment que la maladie de leur proche a entraîné une mise à l'écart par leurs amis et leur famille.

Si les aidants sont plus sensibles que la population générale à l'ampleur de la maladie et aux faiblesses des traitements, ils sont plus nombreux à penser qu'un malade peut mener une vie presque normale pendant plusieurs mois.

 

Les aidants s'estiment bien informés à 75% et la même proportion souhaiterait que les médias parlent plus de la maladie (79% de la population générale).

Un quart des aidants souhaitent un développement de l'aide à domicile, le soutien (administratif et psychologique) des aidants, le développement des structures d'accueil.

De la part des associations, ils attendent soutien, information et financement de la recherche (70% environ) devant la formation des professionnels et l'orientation (60% environ).

 

Conclusions

Cette étude fait ressortir que, s'il existe une fraction non négligeable de la population qui vit mal ou très mal la maladie d'Alzheimer pour elle-même ou pour un proche (souffrance et grand isolement), une majorité de la population interrogée estime arriver à faire face à la situation malgré les difficultés qui existent.

Il apparaît que les points majeurs d'amélioration de la situation sont la qualité et la disponibilité des soins à domicile – que peu de familles utilisent – ainsi que l'accompagnement et le soutien des familles en situation de détresse.

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:56

 

 

CerveauPrévention intellectuelle

Il est maintenant largement admis et démontré que la stimulation intellectuelle est favorable en terme de prévention dans les familles susceptibles d'être touchées par la maladie d'Alzheimer. Un niveau d'étude élevé est en particulier un excellent moyen de protection, de ralentissement de l'apparition des premiers effets de la maladie. Des études récentes réalisées par l'INSERM en France à Montpellier et Dijon et publiées dans la revue « Neurology » en juin 2009 confirment que les activités intellectuelles stimulantes (en particulier faire des mots croisés, jouer aux cartes, aller au théâtre ou au cinéma, pratiquer une activité artistique...) pratiquées plusieurs fois par semaine contribuent à faire diminuer significativement les risques de démence en général et de maladie d'Alzheimer en particulier.

 

 

Le remède peut devenir poison

Toutefois, il convient de rappeler que la même revue « Neurology » a publié en septembre 2010 un article qui confirme les conclusions de l'INSERM (diminution du risque de maladie chez les personnes stimulées intellectuellement), mais qui indique que des stimulations intellectuelles trop marquées aggravent les symptômes de la maladie chez les malades déjà diagnostiqués. Autrement dit, ce qui est favorables chez les personnes non malades devient défavorable chez les malades et neutre chez les personnes qui ont un déficit cognitif léger.

 

 

Une pression délétère

Quelle pourrait être l'explication de ces observations surprenantes ?

On sait que chez les personnes fonctionnant correctement sur le plan intellectuel, une fraction significative de la protection apportée par l'activité intellectuelle provient d'une utilisation plus poussée de la « réserve cognitive », c'est-à-dire de la capacité à utiliser de manière très souple toutes les ressources intellectuelles disponibles pour des activités variées... Autrement dit, l'habitude d'utiliser son esprit pour résoudre des problèmes variés le rend plus souple et plus efficace.

Par contre, quand une personne est malade, quand la maladie est diagnostiquée, quand les symptômes comportementaux apparaissent, c'est que la personne souffrante ne peut plus faire face aux besoins de sa vie courante avec les ressources intellectuelles dont elle dispose. Elle utilise toutes ses ressources intellectuelles qui, malgré tout, sont insuffisantes. La compétition (consciente ou inconsciente) face aux autres ou face à soi-même n'est plus possible et devient délétère.

Vouloir stimuler intellectuellement une personne malade, vouloir l'entraîner consiste en fait à vouloir lui faire utiliser des ressources qui ne sont plus disponibles et fait ressentir à cette personne ses difficultés de manière plus explicite. Elle ne se sent plus à la hauteur de ce que l'on attend d'elle, ce qui, indirectement, entraîne des difficultés en terme d'estime de soi, des risques de repliement, une incompréhension face aux difficultés auxquelles elle est soumise.

 

 

Choisir des activités adaptées

Cela ne signifie par pour autant qu'il ne faut plus faire pratiquer au malade aucune activité intellectuelle. Il convient de choisir des activités adaptées, gratifiantes et notamment des activités à visée qualitative que le malade est capable de réussir à sa mesure. Tout le champ des activités créatives est grand ouvert pour permettre au malade de s'exprimer, de créer, d'agir et de réfléchir à sa mesure, en fonction de ses moyens et en fonction de ses envies. L'art sous forme de jeu, d'activité gratifiante, devient alors un loisir et une thérapie par les possibilités d'utiliser toutes ses ressources de manière entièrement libre, au niveau disponible... Pour le malade qui apprécie ce type d'activités, l'art lui permet de vivre aussi pleinement, aussi intensément, aussi sereinement que possible chaque instant, de faire de chaque instant un instant d'éternité où il sera en accord avec lui-même et avec le monde qui l'entoure...

Très souvent, il sera alors tout proche du bonheur, dont il se rapprochera encore plus s'il peut le partager avec ses proches... Il aura alors de nouveau un rôle significatif au milieu des siens en les initiant à ces moments de plénitude, rôle qui lui redonnera une dignité et une valeur dont, parfois, il pouvait douter face à lui-même et face au regard des tiers...

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 21:50

 

Plan-alzheimer.jpg

Contexte

La formation des aidants était une demande très forte venant des familles de malades au travers de l'Union des Associations France-Alzheimer. La demande visait à faciliter et rendre plus efficace l'activité des nouveaux aidants en permettant une meilleure compréhension de la maladie et de la façon de la prendre en charge, à domicile, dès le diagnostic.

La mise en place de sessions de formation des aidants a été décidée par le Gouvernement dans le cadre du plan Alzheimer 2008-2012 (mesure n°2). La mise en place effective a été faite au cours des années 2009 et 2010 par l'Union France-Alzheimer sur des financements apportés par la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie).

 

 

Programme des formations

Les formations comprennent cinq modules répartis sur 14 heures :

  • Connaître la maladie d'Alzheimer

  • Les aides possibles,

  • Accompagner au quotidien,

  • Communiquer et comprendre la personne,

  • Être l'aidant familial.

 

 

Modalités des formations

Les formations sont organisées par les associations France-Alzheimer locales, dans les différents départements français.

Elles sont ouvertes à tout aidant principal, c'est-à-dire à la personne qui s'occupe habituellement du malade à son domicile, le plus souvent le conjoint ou un enfant du malade. Les formations sont ouvertes aux non-adhérents de l'Association France-Alzheimer.

Les formations sont gratuites, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de frais d'inscriptions à supporter. Seuls les éventuels frais de transport pour se rendre au stage sont à la charge des personnes formées.

Les formations sont assurées par un binôme composé d'un psychologue professionnel et d'un bénévole ayant déjà accompagné une personne atteinte de la maladie. Cela permet d'enrichir les échanges entre formateurs et aidants par des exemples réels tirés de situations vécues.

Les formations regroupent 8 à 15 aidants.

 

 

Pour suivre une formation

Prenez contact avec l'Association France-Alzheimer de votre département qui vous indiquera où et quand les prochaines sessions de formation les plus proches de chez vous seront organisées.

 

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 19:03

 

 

 

Des éléments appréciables

Trop souvent, la maladie d'Alzheimer est une maladie difficile à vivre pour le malade et pour l'entourage. Si les perspectives d'évolution sont toujours chargées de menaces, il arrive néanmoins que le malade et sa famille trouvent un modus vivendi, des modalités d'interaction et d'ajustement réciproques relativement satisfaisantes, au moins temporairement. Ce sont ces moments de grâce, ces périodes de calme qui peuvent faire le plaisir de la vie, même au milieu de difficultés importantes.

 

La vidéo que vous trouverez ci-dessous, primée au festival national vidéo amateur de 2008, a été réalisée par la petite fille d'un homme de 80 ans dont elle montre et commente, avec beaucoup de justesse, quelques épisodes de la vie quotidienne.

Cet homme est atteint de la maladie d'Alzheimer (vraisemblablement en fin de phase 1) et cette maladie l'affecte ainsi que sa famille. Toutefois, d'une manière générale, il semble la vivre (au moins à ce stade de l'évolution) de manière relativement sereine, ainsi que son épouse. Celle-ci apprécie d'ailleurs certaines évolutions du caractère de son mari qui devient plus drôle et plus affectueux depuis qu'il est malade. Un nouvel équilibre, précaire, semble se créer...

 

La vidéo met quelques secondes à démarrer (générique) avant d'entrer dans le vif du sujet.

 

 

Vidéo

 

 

 

Des pratiques favorables

Même si ce cas est un cas spécifique (aucun malade ne réagit jamais tout à fait comme un autre), il est intéressant de noter, dans le cas présent, un certain nombre de pratiques favorables aux bonnes relations entre le malade et son entourage que cette vidéo illustre :

  • les troubles de mémoire (l'oubli) du malade sont reconnus tant par le malade que par ses proches et sont des occasions d'échanger, de se parler, de communiquer, d'échanger de l'affection entre le malade et sa famille,

  • les difficultés d'expression du malade, de dire de manière précise une idée sont également des occasions d'échanges, d'expression, de communication avec les proches,

  • le malade continue à effectuer des activités courantes (habillage, courses...) qu'il est à même de réaliser pour lui et pour sa famille, malgré quelques petites difficultés qu'il peut avoir (oubli qu'il a emmené une liste en particulier...),

  • le malade est pris tel qu'il est, comme il est, aussi bien dans l'évolution de son caractère (dont le côté surprenant et parfois légèrement déroutant est signalé par sa femme) que dans ses capacités physiques et intellectuelles, avec les difficultés que cela représente ou qui sont anticipées,

  • les souvenirs et les réalisations passées et présentes du malade sont valorisés par son entourage...

 

Encore une fois, ce cas est spécifique et il présente ces caractéristiques facilitantes, compte tenu de son environnement, qui, souvent, ne sont pas présentes. Néanmoins, il illustre quelques pratiques qui peuvent faciliter la vie des malades et de leurs familles et qui rendront la vie plus appréciable pour tous, malgré les difficultés indéniables de la situation.

 

 

 

 

 

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 18:53

 

 

 

 

carte-d-invalidite--Alzheimer-.jpgDifférentes « facilités »

 

Les malades d'Alzheimer (ou leur famille) peuvent demander la carte d'invalidité qui leur permet de bénéficier d'un certain nombre de « facilités » visant à compenser partiellement certaines difficultés qu'ils rencontrent :

  • des avantages fiscaux importants,

  • la priorité dans les files d'attente des lieux publics,

  • la priorité d'accès aux places assises dans les lieux publics (transports en commun, salles d'attentes...) pour le malade et pour son accompagnateur,

  • de réductions tarifaires importantes à la SNCF (sur simple présentation de la carte d'invalidité),

  • des avantages laissés à la discrétion des organismes privés (entreprises, associations...).

 

 

Avantages fiscaux

Les avantages fiscaux que confère la carte d'invalidité sont de deux ordres.

  • D'une part, avec un taux d'invalidité de 80% (que l'on obtient normalement avec la maladie d'Alzheimer), elle permet de bénéficier d'une demi-part supplémentaire pour le calcul de l'impôt sur le revenu. Toutefois cette demi-part n'est pas cumulable avec d'autres majorations (veufs, célibataires ou divorcés avec enfants à charge ou imposés séparément).

  • D'autre part, des abattements sous conditions sur la taxe d'habitation et sur la taxe foncière (ces réductions sont laissés à l'initiative des communes et doivent être demandées avant le 31 décembre pour l'année suivante au moyen d'un formulaire spécifique disponible au Centre des Impôts dont vous dépendez).

 

Il est à noter que la carte d'invalidité n'apporte plus d'avantage particulier pour l'exonération de la redevance audio-visuelle.

 

 

Quand et où la demander ?

La carte d'invalidité peut être demandée dès le diagnostic de la maladie d'Alzheimer.

Elle doit être demandée à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) du lieu de résidence du malade au moyens de formulaires réglementaires que vous trouverez sur internet (https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_13788.do) ou que vous pourrez vous procurer dans les services sociaux des collectivités locales (en mairie par exemple). Il convient également de joindre à la demande un formulaire officile rempli par le médecin traitant du malade (à voir avec lui), la photocopie d'une pièce d'identité (ou d'un titre de séjour pour les personnes étrangères) du malade, une photographie d'identité.

La carte est gratuite.

Il convient de demander en même temps (si cela n'a pas été fait auparavant) la carte de stationnement qui permet de garer le véhicule de l'accompagnant sur les places réservées aux handicapés.

 

 

Durée et renouvellement

La carte d'invalidité est attribuée pour un à dix ans en fonction de l'appréciation des services officiels.

Pour un renouvellement, une nouvelle demande doit être faite plusieurs mois (au moins six mois) avant la date d'échéance pour recevoir la nouvelle carte à temps, les services des MDPH étant souvent très encombrés.

 

 

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 09:28

 

 

 

Maia-Alzheimer.jpgStructures existantes et nouvelles structures

Jusqu'à présent, les malades et leurs familles pouvaient s'adresser aux CLIC (voir l'article) pour s'informer et mettre en oeuvre les différentes ressources disponibles localement pour soigner et accompagner les malades. Toutefois, il est apparu que les CLIC avaient, parfois, des difficultés à prendre en charge toutes les spécificités des malades d'Alzheimer, dans la mesure où ils sont plutôt orientés vers un accompagnement sociale du malade et où les malades d'Alzheimer peuvent requérir des ressources importantes, notamment en temps, dont les CLIC ne disposaient pas toujours.

 

Le gouvernement, dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, a donc décidé d'expérimenter de nouvelles structures spécifiques aux malades d'Alzheimer appelées MAIA, c'est-à-dire : « Maisons pour l'Autonomie et l'Intégration des malades d'Alzheimer ». Du fait de leur spécialisation, les MAIA seront parfaitement à même de proposer une réponse spécifique et personnalisée aux familles et aux malades.

 

Une phase d'expérimentation

17 sites d'expérimentation ont été mis en place à partir du début d'année 2009 en France. Ces sites étaient proposés soit par les CLIC, soit par les conseils généraux, soit par les secteurs gérontologiques, soit par des associations... Les expérimentations devaient durer deux ans et les premiers enseignements ont déjà été tirés (juin 2010) des premières expériences menées.

 

Vers la généralisation

A partir des leçons apprises des 17 premières expérimentations, un cahier des charges va être rédigé pour définir le rôle précis des MAIA sur l'ensemble du territoire et lancer les appels d'offres pour la généralisation des nouvelles structures.

 

Il est prévu que 35 nouvelles MAIA démarreront en 2011 et 100 en 2012.

 

 

 

Actuellement (2010), il existe des MAIA dans les collectivités locales suivantes :

  • Bassin Burgien (01),

  • Marseille (13),

  • Cher (18),

  • Canton de St Pol de Léon (29),

  • Gers (32),

  • Communauté Urbaine de Bordeaux (33),

  • Isère (38),

  • Haute-Loire (43),

  • Meurthe-et-Moselle (54),

  • Nord (59),

  • Montreuil sur Mer (62),

  • Agglomération Clermontoise (63),

  • Mulhouse et Illzach (68),

  • Sarthe (72),

  • 20° arrondissement de Paris (75),

  • Val-de-Marne (94),

  • Survilliers (95).

 

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 14:20

 

Finances AlzheimerLa maladie d'Alzheimer coûte cher, terriblement cher. Elle coûte sur le plan affectif, sur le plan physique et bien sûr sur le plan financier dont il va être question dans le présent article. La maladie va être d'autant plus coûteuse que le stade de la maladie va être avancé en raison des besoins de surveillance et d'aides que le malade va nécessiter.

 

Il existe un certain nombre d'aides financières disponibles pour faire face à ces dépenses (la plupart des aides sont publiques, dispensées soit par l’État, soit par les collectivités locales, soit par la Sécurité Sociale). Certes, il reste toujours des sommes très importantes à charge pour les familles, car ces aides ne couvrent que partiellement les dépenses, néanmoins, il est important de les connaître pour pouvoir les mobiliser.

 

Pour les malades de moins de 60 ans :

  • Les malades de moins de 60 ans peuvent bénéficier de la part de l'Assurance Maladie des indemnités journalières, de l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) et de l'Allocation Compensatrice Tierce Personne (ACTP pour financer les aides à domicile nécessaires).

 

Pour les malades de plus de 60 ans :

  • Les Départements (Conseil Généraux) financent en partie et sous conditions de perte d'autonomie les soins de la vie courante et la surveillance des malades de plus de 65 ans au travers de l'Allocation Personnalisée à l'Autonomie (APA).

  • La Sécurité Sociale peut mettre à disposition une allocation de retour après hospitalisation sous conditions.

  • Les communes et les caisses de retraite peuvent accorder des aides à leurs administrés ou à leurs retraités (en général ayant plus de 60 ans) pour la prise en charge d'aides ménagères (Aide Sociale Adulte et Prestation de Carde à Domicile).

  • La Caisse d'Assurance Maladie (Sécurité Sociale) peut verser une pension d'invalidité aux plus de 60 ans sous conditions.

 

Pour tous les malades :

  • La Sécurité Sociale prend en charge à100% une très grande partie des soins et traitements nécessaires au malade (notamment certains frais de transport médical) dans le cadre des Affections de Longue Durée (ALD) Exonérantes. Certains matériels médicaux peuvent également être pris en charge par la Sécurité Sociale.

  • Certaines mutuelles peuvent compléter les prestations de la Sécurité Sociale y compris dans des domaines non pris en charge par la Sécurité Sociale (ostéopathes par exemple).

  • L’État accorde des réductions d'impôts pour l'emploi de salariés à domicile, notamment pour les aides ménagères ou les aides sociales à domicile. Des réductions d'impôts sont également possibles pour les frais d'établissement des personnes dépendantes.

  • Les Caisses d'Allocations Familiales peuvent verser sous conditions des Aides au Logement (AL ou APL).

  • La carte d'invalidité permet de bénéficier de conditions d'imposition plus favorables (demi-part supplémentaire, taxe d'habitation réduite, exonération de redevance TV) sous conditions.

 

Vous trouverez progressivement des éléments complémentaires sur les principales aides financières dans les articles de ce site (cf. liens ci-dessous).

 

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 14:16

 

 

Les interactions médicamenteuses

La plupart des malades d'Alzheimer sont des personnes âgées voire très âgées. Elles peut être sujettes, simultanément, à plusieurs maladies concomitantes et à des troubles physiologiques divers. Il est donc important, qu'en temps normal, un médecin unique soit informé de tous les traitements en cours pour évaluer ceux qui peuvent entrer en conflit et qui risquent d'entraîner des troubles graves pour le malade.

Ainsi, certains médicaments sont incompatibles entre eux pour des raisons diverses (par exemple : effets cumulatifs, effets antagoniques, interactions, incompatibilités physico-chimiques...) et il convient absolument d'éviter de les associer. Les risques encourus sont des hospitalisations d'urgence, voire, dans les cas les plus graves, le décès du malade.

Il ne s'agit pas là d'une simple précaution théorique puisqu'on estimait en 2007 (Docteur Hélène BULCKAEN lors du Congrès de Médecine Générale) que plus de 10% des hospitalisations de personnes de plus de 65 ans étaient dues à des interactions médicamenteuses (20% des hospitalisations des plus de 80 ans).

 

Prévenir en situation inhabituelle

Il est toutefois parfois difficile d'éviter certains risques quand, dans des situations d'urgence ou lors de déplacements, il est nécessaire qu'un malade rencontre un médecin. A priori, celui-ci n'est alors pas informé de la situation du malade et il peut même ignorer que le malade est souffrant et sous traitement (incapacité du malade de s'exprimer, volonté de cacher sa situation, ignorance des différents médicaments pris, oubli...), en particulier en l'absence d'un tiers bien informé.

Les risques sont alors élevés qu'une nouvelle prescription de médicament destiné à traiter un nouveau trouble entraîne des interactions médicamenteuses néfastes.

Là encore, la situation n'est pas théorique puisque, chaque année, selon le ministère de la santé, 15% des malades d'Alzheimer consultent les urgences.

 

carte-de-malade-Alzheimer.jpgLa carte de malade Alzheimer

 

Pour tenter de remédier, au moins partiellement, à ces situations à risques, l'Etat, en liaison avec l'Association France-Alzheimer, a pris la décision de créer la « Carte d'information "Maladie d'Alzheimer" » destinée à chaque malade dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012.

 

 

 

 

La carte comprend deux volets :

  • un volet à destination des professionnels de santé comprenant une photo, « les coordonnées du malade, de la personne de confiance et de l’aidant principal, (les) coordonnées des professionnels de santé coordonnant la prise en charge, des informations sur le patient et des recommandations sur la prise en charge en urgence »,

  • un volet pour le malade et l'aidant avec des informations générales.

 

Où l'obtenir ?

La carte, disponible depuis 2008, est remise par le médecin traitant du malade qui renseigne les éléments médicaux nécessaires pour informer ses confrères.

Le médecin traitant peut obtenir des cartes vierges sur demande écrite à l'Association France-Alzheimer.

 

Quand l'utiliser ?

Cette carte pourra être utilisée chaque fois qu'un professionnel de santé aura à traiter du cas du malade : médecin-traitant, médecin-spécialiste, infirmière, pharmacien, urgences...

Il va de soit qu'elle doit être très accessible pour que les professionnels concernés puissent en disposer facilement. Idéalement, il conviendrait qu'elle soit apparente en permanence sur le malade afin d'attirer le regard des professionnels concernés même en l'absence d'un aidant informé. A défaut, il conviendra de la placer dans une des poches du malade de manière à ce qu'elle soit très facilement accessible tant par le malade, que par un accompagnant ou par une personne ayant besoin de connaître son identité et ses particularités. La poche de poitrine (intérieure ou extérieure) sur les vestes, blousons, chemises... semble l'endroit le mieux adapté, pourvu qu'il puisse se fermer par un bouton ou une fermeture-éclair.

 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 19:19

 

 

Confusions

Proust dans son immense roman sur le temps perdu puis retrouvé mentionne que certains bruits, pour être rattachés à leur cause réelle par celui qui les entend, nécessitent un travail de réflexion qui, parfois, peut prendre quelques minutes. Le son peut être déformé par différentes phénomènes : étouffement par des tentures ou des parois, affaiblissement par la distance, mélange avec d'autres sons concomitants.... Ce son déformé, avant d'être reconnu, doit faire l'objet d'un processus mental - rapide le plus souvent – de rattachement à différentes causes plausibles, de sélection des causes les plus pertinentes, d'identification avec sa source.

 

Pour une personne qui entend mal, pour une personne qui n'a pas toutes ses facultés intellectuelles, pour une personne qui ne sait pas très bien où elle est, l'identification du bruit, de la source d'un bruit peut alors être difficile, voire impossible. Les bruits inconnus peuvent alors prendre une dimension angoissante par impossibilité à les relier à leur cause réelle, qui pourtant, pourra être anodine, le plus souvent.

 

Le bruit source d'angoisse

Un malade d'Alzheimer peut cumuler différentes difficultés qui contribueront à rendre les bruits effrayants : baisse de l'audition liée à l'âge, diminution de la capacité de raisonnement, désorientation, perte des repères temporels et spatiaux, hallucinations (dans les stades avancés de la maladie)... Cet effroi lié aux bruits sera d'autant plus probable que le malade se sentira mal à l'aise, incompris, isolé... entraînant alors un cercle vicieux où l'angoisse accroit l'effroi et où l'effroi renforce l'angoisse...

 

Il est alors important de briser ce cercle vicieux à différents niveaux. D'une part en mettant en place une ambiance affective aussi rassurante que possible (voir l'article traitant de ce thème). D'autre part en prenant soin de l'ambiance sonore dans laquelle la personne malade se trouve.

 

Quelques remèdes passifs et actifs

S'il n'est pas toujours facile d'empêcher tout bruit intempestif, il est souvent possible de les atténuer moyennant un certain nombre de mesures matérielles simples, mais parfois coûteuses. Contre les bruits externes, la mise en place de doubles vitrages, de doubles fenêtres, voire de sur-vitrages pourra être un remède efficace apportant en outre un confort thermique amélioré.

On pourra également envisager la mise en place de rideaux lourds devant les portes, voire de renforcer les portes (portes capitonnées), bien que ces mesures soient d'une efficacité limitée, notamment contre les bruits les plus graves.

Contre les chocs venant de l'étage supérieur, les tapis et les moquettes sont des solutions intéressantes qui atténuent nettement les résonances.

Il peut être intéressant d'envisager le port d'un casque anti-bruit (ou de boules type « Quies ») si le malade le supporte dans les cas de travaux indispensables et bruyants, s'il n'est pas possible d'éloigner le malade.

 

Enfin, il faut toujours penser à créer une ambiance sonore apaisante pour le malade en diffusant des sons (nature, campagne, vent, eau, animaux...) ou des voix (enfants, conjoint, histoires et contes...) ou des musiques qu'il aime. Cela pourra être aussi bien des enregistrements musicaux (chansons, musique traditionnelle ou musique classique...), une radio... qui pourront contribuer à contrebalancer l'influence de sons moins maîtrisés et potentiellement perturbateurs venant de l'extérieur. Cela pourra se faire aussi, si le malade l'accepte, par l'utilisation d'un baladeur et d'un casque adapté qui le suivront partout et ne concerneront que lui.

 

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