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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:20

 

 

Introduction

Le psychiatre est un médecin spécialiste dans le diagnostic et le traitement des troubles mentaux, que l'on nomme souvent, à tort et par généralisation, maladies mentales (cf. ci-dessous). De ce fait, il travaille sur le même type de troubles que les psychologues et psychothérapeutes, tout en disposant d'un arsenal thérapeutique plus étendu.

 

Pour traiter son patient, le psychiatre dispose en effet de toutes une série de possibilités allant des nombreuses formes de psychothérapies existantes jusqu'à l'utilisation de médicaments ayant un impact sur le fonctionnement du cerveau. En tant que médecin, il est d'ailleurs le seul professionnel de la psychothérapie à pouvoir prescrire ces médicaments ainsi qu'à pouvoir prescrire une hospitalisation en cas de problème particulièrement grave ou d'urgence.

 

Par rapport au neurologue, et pour simplifier, le psychiatre s'occupe des problèmes d'utilisation du cerveau sans s'occuper de l'état de fonctionnement de ce cerveau (il s'occupe des réglages ou des problèmes de logiciel pour faire des analogies mécaniques ou informatiques), alors que le neurologue s'occupe des problèmes biologiques du cerveau (il répare les pièces défectueuses ou les problèmes de matériel).

 

Rôle général du psychiatre

Le but du psychiatre est de permettre à des malades sujets à un mal-être, que ce mal-être soit profond (névroses comme l'anxiété ou la phobie, schizophrénie, psychoses, délires, pathologies limites, etc.) ou que les difficultés apparaissent plus légères (addictions, dépression légère, trouble de la conduite, trouble du comportement, maladies psychosomatiques, isolements, oppositions...) de rétablir un équilibre psychologique qui leur permettra de mener une vie normalement insérée au milieu de la société humaine. De ce fait, les consultations auprès d'un psychiatre pourront être longues, répétées et régulières pendant des périodes pouvant s'étendre sur plusieurs semaines voire sur plusieurs mois. Faire évoluer des représentations profondément ancrées est en effet souvent difficile, même s'il existe des thérapies dites courtes.

 

Rôle dans le cas de la maladie d'Alzheimer

Dans le cas de la maladie d'Alzheimer, son rôle est important lors de la suspicion de maladie d'Alzheimer pour effectuer un diagnostic différentiel, c'est-à-dire pour déterminer si les troubles présents sont liés à la maladie d'Alzheimer ou à d'autres pathologies.

Le psychiatre pourra également accompagner le malade et sa famille dans les dépressions qui peuvent se produire au cours de l'évolution ou lors des périodes nécessitant un soutien et des conseils spécifiques. Le psychiatre est également habilité à faire la déclaration au procureur de la république qui permettra de mettre en place une procédure de sauvegarde de justice visant à protéger légalement le malade (voir : l'article « Quelle protection juridique pour le malade ? »). Le psychiatre (ou le gériatre ou le neurologue) peut prescrire les médicaments spécifiques de la maladie d'Alzheimer qui pourront être renouvelés par le médecin généraliste. Pour adapter le traitement et utiliser d'autres médicaments plus adaptés à l'évolution de la maladie et au stade atteint par le malade, il sera nécessaire de retourner rendre visite au psychiatre (ou au gériatre ou au neurologue).

 

Effectifs et remboursements

Le nombre de psychiatre en France en 2010 est de 12.000 environ (13.600 en 2005), correspondant à un des taux les plus importants du monde. Toutefois, ce nombre est en phase de régression rapide et pourrait diminuer d'un tiers d'ici à 2025. La profession se féminise nettement : presque la moitié des psychiatres sont des femmes ainsi que les deux tiers des nouveaux psychiatres. Environ la moitié exerce en libéral et l'autre moitié dans des institutions publiques (hôpitaux pour l'essentiel).

 

En tant que médecin, les consultations auprès des psychiatres sont prises en charge par la sécurité sociale. Toutefois, seuls les personnes âgées de 16 à 25 ans peuvent accéder librement aux consultations de psychiatrie. Les autres patients, et donc les malades d'Alzheimer et leur famille, doivent passer par leur médecin traitant pour un remboursement maximal.

 

 

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 16:19

 

 

 

Quand la maladie se déclare, le malade et ses proches vont faire appel à des professionnels de santé aux spécialités diverses et complémentaires qui peuvent tous apporter une aide dans une meilleure façon de traverser l'épreuve que représente Alzheimer.

 

On trouvera ici une liste sommaire des différentes professions susceptibles d'intervenir avec une courte description de leur spécialité. Des descriptions plus approfondies figurent dans des articles traitant spécifiquement de chacune des professions ici mentionnées.

 

 

Le médecin traitant

Il s'agit en général d'un médecin généraliste qui va coordonner toute l'action sanitaire autour du patient. Il va orienter le malade et ses proches vers les spécialistes permettant d'effectuer un diagnostic en cas de suspicion de maladie d'Alzheimer. Ensuite, il accompagnera le malade dans toute l'évolution de la maladie et prescrira les soins courants nécessaires au malade et renouvellera les prescriptions concernant les médicaments spécifiques à la maladie d'Alzheimer.

 

Le psychiatre

Il s'agit d'un médecin spécialiste qui s'occupe des troubles de la personnalité, c'est-à-dire de problèmes de représentations psychiques du patient : des représentations inadaptées posent au patient des problèmes l'empêchant de vivre et de se comporter sereinement dans des circonstances normalement non problématiques. Les soins pourront se faire par des médicaments et/ou par des traitements psycho-thérapeutiques.

 

Le neurologue

C'est un médecin spécialiste qui s'occupe des maladies dont l'origine relève du système nerveux, de problèmes liés à un mauvais fonctionnement biologique du système nerveux, de lésions anatomiques du système nerveux. Son rôle est donc complémentaire de celui du psychiatre (Il existe d'ailleurs des neuropsychiatres). Les soins pourront se faire avec des médicaments et/ou être chirurgicaux (neurochirurgie, il s'agit de cas particuliers ne concernant pas directement la maladie d'Alzheimer).

 

Le gériatre

C'est un médecin spécialiste qui s'occupe plus spécifiquement de la santé et des soins (prévention, traitement, prise en charge) des personnes âgées (gériatrie). Le gériatre vise la guérison des malades ou, à défaut, le maintien d'une qualité de vie optimale.

 

Le psychologue

Il peut participer au diagnostic de la maladie en pratiquant certains examens sur les capacités cognitives du malade. Il a un rôle très important dans l'accompagnement du malade et de ses proches pour les aider à faire face au poids psychologique de la maladie et à trouver en eux-mêmes et autour d'eux les ressources dont ils peuvent avoir besoin.

 

L'infirmière et l'infirmier

Ils apportent les soins courants nécessaires à la bonne santé du malade. Ils n'interviennent pas de manière systématique mais uniquement quand leurs compétences spécifiques sont nécessaires. Ils sont beaucoup plus présents auprès des malades quand ceux-ci sont dans des institutions médicales ou sociales (maisons de retraite, hôpitaux...).

 

L'orthophoniste

Il traite les troubles du langage du malade en lui permettant, par des exercices adaptés, de conserver les meilleures aptitudes d'expression et de communication possibles.

 

Le kinésithérapeute

Le kinésithérapeute intervient pour entretenir les capacités physiques du malade et notamment lutter contre l'engourdissement des muscles et des articulations, éviter la rétraction des ligaments quand les organes sont insuffisamment sollicités.

 

L'ergothérapeute

Le rôle de l'ergothérapeute est d'intervenir pour améliorer l'autonomie du malade tant en agissant sur son physique (exercices de réhabilitation) qu'en conseillent sur l'aménagement de son environnement (adaptation des lieux de vie ou de travail).

 

Le psychomotricien

Le psychomotricien vise à améliorer le bien-être psychologique du patient en lui apportant de nouvelles compétences comportementales, intellectuelles, relationnelles... passant par des exercices physiques : il transmet des connaissances nouvelles par la pratique.

 

 

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:25

Assurance maladie - Alzheimer 

L'ALD 

La maladie d'Alzheimer est considérée par la Sécurité Sociale (Assurance Maladie, en toute rigueur) comme une des trente « affections nécessitant chacune un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse ».

De ce fait, les soins habituellement remboursés par la sécurité sociale sont pris en charge à 100% sans ticket modérateur (les autres soins ne relevant pas d'une ALD exonérante sont remboursés au taux normal). Par contre, il convient de noter que les soins non habituellement remboursés par la Sécurité Sociale ne sont pas non plus remboursés pour une ALD exonérante, même s'ils sont recommandés voire nécessaires pour traiter la maladie.

 

Le protocole de soins

Pour bénéficier de cette prise en charge, le médecin traitant du malade doit établir, avec les autres médecins qui suivent le malade, un protocole de soins à durée déterminée sur un formulaire spécifique de la Sécurité Sociale. Tous les actes et prestations décrits dans ce protocole de soins vont être pris en charge à 100% (s'ils sont habituellement remboursés par la Sécurité Sociale), mais uniquement ceux-ci. Pour le rédiger, le médecin doit s'appuyer sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé (voir cet article), et en particulier sur la Liste des Actes et Prestations, relatives à la maladie d'Alzheimer.

Il est également possible que le formulaire soit rédigé à l'hôpital par le spécialiste qui fait le diagnostic précis de la maladie d'Alzheimer. Dans ce cas, le protocole devra être confirmé dans les six mois par le médecin traitant.

 

Dans tous les cas, le protocole comprend :

  • les soins et traitements nécessaires,
  • les autres médecins que le malade pourra consulter directement sans passer préalablement par le médecin traitant.

 

Ce document est rédigé en trois exemplaires : le premier restera chez le médecin traitant, le deuxième est destiné à la Sécurité Sociale, le troisième reviendra finalement au malade.

 

Le formulaire doit être signé par le malade (ou son représentant légal), ce qui signifie son engagement :

  • à suivre les prescriptions,

  • à présenter ce document aux différents médecins concernés,

  • à répondre aux contrôles et aux visites médicales de la Sécurité Sociale,

  • à s'informer des soins et des traitements pris en charge à 100 %.

 

Décision de la Sécurité Sociale 

La décision de la Sécurité Sociale n'est pas automatique : une fois rédigé par le médecin traitant, le formulaire est transmis au médecin conseil de la Sécurité Sociale qui le valide en tout ou partie, détermine la durée du protocole et renvoie ensuite le formulaire au médecin traitant.

 

En cas de désaccord avec la décision du médecin conseil de la Sécurité Sociale, il est possible de procéder à différentes formes de recours. Le recours peut être médical par voie d'expertise, soit administrative et judiciaire par Commission de Recours Amiable de la Sécurité Sociale, puis Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale. Il faut savoir que la voie judiciaire est très longue (elle ne nécessite pas d'avocat). Les modalités de recours figurent dans la réponse du médecin conseil.

 

Utilisation et évolution 

C'est lors d'une deuxième visite que le médecin traitant remettra au malade son exemplaire. Cet exemplaire va servir au malade de laisser-passer chez tous les médecins qui y sont mentionnés (il faudra le leur présenter à la première visite) et permettra leur prise en charge à 100% par la Sécurité Sociale.

Il est possible que certains médicaments et traitements proposés par le médecin traitant ne soient pas validés par le médecin conseil de la Sécurité Sociale : si néanmoins ils sont prescrits, ils seront alors remboursés au taux normal. Cela pourra être le cas pour ce qui n'a pas été prévu par les recommandations de la Haute Autorité de Santé, c'est-à-dire ce qui n'est pas spécifique à la maladie d'Alzheimer.

Par la suite, le protocole est mis à jour par le médecin traitant. Cette mise à jour peut se faire à la demande du malade ou de l'un des spécialistes en fonction de l'évolution de la maladie. Il peut être renouvelé à l'issue de la durée fixée par le médecin conseil.

 

Les prescriptions médicales sont faites sur des ordonnances particulières dites « bizones » qui permettent de distinguer ce qui relève du protocole lié à l'Affection de Longue Durée (remboursé à 100%) et ce qui n'en relève pas (remboursé au taux normal).

 

 

 

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:15

 

 

Toilettes WC AlzheimerL'utilisation des toilettes (WC en langage courant) est parfois l'occasion d'énervement dans les familles, même quand tout le monde va bien. Avec un malade d'Alzheimer qui progressivement peut avoir du mal à s'orienter, à savoir où il est, et même, à partir d'un certain stade, à s'occuper seul de lui-même, l'utilisation du cabinet d'aisance peut se révéler plus problématique encore. Toutefois, il est parfaitement possible de réaliser quelques aménagements, au fur et à mesure de l'évolution de la maladie, de telle manière à faciliter la vie du malade et, par contrecoup, celle de son entourage.

 

Premier stade

Au premier stade de la maladie d'Alzheimer, les difficultés sont en prolongation directe de celles qui pouvaient exister auparavant.

Néanmoins, compte tenu de l'âge du malade, de ses problèmes éventuels d'équilibre, de ses difficultés potentielles de déplacement, il convient de faciliter l'accès aux toilettes en supprimant tout obstacle réel ou potentiel pouvant entraîner des chutes ou des déséquilibres du malade (enlevez les tapis de sols ; supprimez, si vous le pouvez, les dénivelés entre le sol des toilettes et le couloir : attention aux barres de seuil en particulier, repoussez les poubelles éventuelles vers le fonds des toilettes...).

Il est de bonne politique de supprimer également les obstacles situés en hauteur et qui encombrent une partie du passage, si celui-ci est étroit. Ce peut être le cas pour le dispensateur de papier hygiénique qui, parfois, est nettement proéminent : il conviendra, sauf cas particulier, de le remplacer par un support vertical de feuilles plutôt que par un support de rouleaux : d'une part, les rouleaux prennent plus de place, d'autre part le découpage du rouleau nécessite plus de manipulations que la saisie des feuilles. Parfois, des petits lavabos ont été installés dans les toilettes et empiètent sur le passage disponible. Il faudra éventuellement envisager de le déposer.

Pour pallier aux futures difficultés d'orientation du malade, mettez-vous d'accord avec lui sur la signalisation des toilettes : trouvez avec le malade un signe, une image non équivoque qui lui fait penser de manière irrésistible que les toilettes sont bien là derrière cette porte. Idéalement, il conviendra de fixer sur la porte une image (un dessin, une photo ou un logo) et une mention (WC, toilettes, Hommes/Femmes) qu'il connaît depuis toujours, depuis son enfance, et qui évoquent des toilettes.

Il convient également que les toilettes soient claires et bien éclairées. Si ce n'est pas le cas, remplacez les vieilles ampoules par des ampoules neuves basse consommation de puissance suffisante (voir éclairage).

 

Deuxième stade

Si le malade a des difficultés motrices, ou des difficultés à se relever, vous pourrez équiper les toilettes d'un siège rehausseur et équiper les murs des toilettes de part et d'autre de la cuvette de poignée de traction qui faciliteront le passage de la station assise à la position debout pour le malade. Choisissez le rehausseur en fonction de la taille du malade et choisissez le en couleur contrastée par rapport au reste de la pièce pour que la cuvette soit bien visible.

Vous pouvez également mettre un système qui colore l'eau au fonds de la cuvette de manière à ce que la cible soit clairement visible. Cela peut être un produit d'entretien qui se renouvelle chaque fois que l'on tire la chasse ou un autocollant de couleur au fonds de la cuvette.

 

A partir d'un certain stade, la personne peut commencer à avoir quelques incidents d'incontinence désagréables tant pour le malade que pour l'entourage. Il convient de déterminer l'origine de ces incidents. Il arrive fréquemment que le malade ne sache plus où étaient les toilettes à l'extérieur ou même chez lui : la signalétique mentionnée au paragraphe précédent aura toute son utilité et elle pourra être complétée par des panneaux indicateurs à des endroits de passage bien choisis montrant la direction des toilettes (une flèche) sous la même signalétique (image et mention) que celle placée sur la porte des toilettes.

 

Il se peut aussi que le malade ne pense plus à aller au toilettes : il convient alors de lui rappeler régulièrement d'y aller (« Veux-tu bien aller aux toilettes, s'il-te plait ? ») : toutes les deux heures au minimum et après avoir bu de manière significative (repas, eau, café, thé...). Il peut être nécessaire d'accompagner doucement (et parfois fermement mais gentiment) le malade aux toilettes : « viens, nous allons aux toilettes », « viens, emmène-moi aux toilettes ».

 

Vers le troisième stade

Ultérieurement, lors de l'approche ou du passage de la troisième phase, le malade aura besoin de beaucoup plus d'aide pour se dévêtir et se rhabiller. Il sera même nécessaire d'envisager des accessoires d'incontinence. Il s'agit là d'une autre question.

Toutefois, il faudra prévoir de quoi changer facilement les vêtements et sous-vêtements du malade ainsi que la place pour le faire. Il est possible que les toilettes deviennent trop étroites pour effectuer facilement les opérations nécessaires. On pourra envisager d'utiliser des toilettes mobiles (chaise percée par exemple) que l'on installera dans une autre pièce (salle de bains) qui pourra être équipée d'un paravent pour laisser une certaine intimité au malade.

 

 

 

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 09:43

 

 

Dès le premier stade de la maladie d'Alzheimer, la notion du temps peut commencer à devenir moins nette. Le malade ne sait plus exactement quel jour, voire quel mois, il se trouve. Une désorientation temporelle va apparaître progressivement.

 

Il est alors utile de lui faciliter la vie en mettant à sa disposition des systèmes de rappel du temps incluant l'heure, le jour, la date et le mois. Ces moyens concernent aussi bien les moyens portatifs (montre, agenda, téléphone portable) que les moyens fixes (réveils, horloges et pendules). La différence entre les horloges et les réveils est parfois assez ténues dans la mesure où tous ces appareils rendent les mêmes services tant en matière d'affichage du temps qui passe que des fonctions avertisseuses (sonneries). Néanmoins les réveils sont conçus pour être posés sur un meuble sans avoir à ajouter de pied (ils sont stables par conception) et les horloges sont destinées à être accrochées à un mur grâce à une épaisseur réduite.

 

Un des avantages de nombreux « chronographes » modernes est d'être totalement automatiques en réglages : ils sont radio-commandés et reçoivent des impulsions régulières qui les remettent automatiquement à l'heure tous les jours.

 

 

Les montres

Le malade aura tout intérêt à porter sur lui une montre bien lisible comprenant l'heure (et les minutes), le jour de la semaine, le numéro du jour dans le mois et le mois. Il pourra ainsi trouver facilement en permanence sur lui les informations temporelles dont il a besoin sans être désorienté par du matériel électronique complexe.

 

Il existe relativement peu de montres qui affichent tous les informations temporelles utiles et qui les indiquent en français (beaucoup de montres ont des affichages en anglais). Ce sont souvent des montres complexes comprenant de multiples fonctions. Néanmoins, il existe quelques modèles qui donnent l'essentiel des fonctions en lecture directe et en français (après réglage de la langue) comme par exemple les montres ci-dessous où le jour apparaît en français (le mois est en chiffres).

 Montre Alzheimer

Montre-Alzheimer-2.jpg

Montre-Alzheimer-3.jpg

Montre-Alzheimer-4.jpg

 

Montre-Alzheimer-5.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

  

Les réveils

reveil-Alzheimer-1.jpgLes réveils peuvent servir pour l'affichage permanent du temps (minute, heure, jour de la semaine, date et mois) en chiffres ou en lettres (français) et ils servent également à rythmer le temps par une fonction de sonnerie (alarme). Ils sont destinés à être posés sur un support (table de chevet, bureau, cheminée...). Il en existe assez peu de modèles qui comprennent l'ensemble des fonctions d'indication du temps en français.

 

 

 

Les horloges et pendules

Les horloges et les pendules sont destinées à être installées en hauteur sur un mur de manière à être vues à travers toute une pièce. Le choix des appareils comprenant l'ensemble des affichages (minute, heure, jour, date et mois) en français ou en chiffres est relativement large et comprend des matériels relativement bon marché de petite taille jusqu'à des matériels très spécifiques et onéreux.

Horloge-Alzheimer-1.jpgHorloge-Alzheimer-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

horloge Alzheimer 3

 horloge-Alzheimer-4.gif

horloge-Alzheimer-5-copie-1.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

Certains appareils ont été conçus pour des institutions recevant des malades et ils comprennent en outre une signalétique en couleur indiquant dans quelle partie de la journée on se trouve.

 

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 10:20

 

 

Le psychomotricien exerce une profession paramédicale (c'est un professionnel de santé) qui vise à rétablir un équilibre psychologique se traduisant par un handicap grâce à une thérapie corporelle prenant en compte les représentations mentales du patient. Il vise à améliorer la qualité de vie psychologique du patient en lui apportant de nouvelles compétences dans les domaines intellectuel, caractériel, émotionnel, relationnel, etc. par des techniques d'approche corporelle.

 

Le psychomotricien, dont la profession est réglementé par décret, intervient dans les cas suivants (cf. texte du décret) :

  • Retards du développement psychomoteur;

  • Troubles de la maturation et de la régulation tonique;

  • Troubles du schéma corporel;

  • Troubles de la latéralité;

  • Troubles de l'organisation spatio-temporelle;

  • Dysharmonies psychomotrices;

  • Maladresses motrices et gestuelles, dyspraxies;

  • Débilité motrice;

  • Instabilité psychomotrice;

  • Inhibition psychomotrice;

  • Troubles de la graphomotricité à l'exclusion de la rééducation du langage écrit.

 

La capacité relationnelle du psychomotricien est très importante en raison de la relation de confiance qui doit se créer pour permettre la transmission des apprentissages aux patients : si le psychomotricien intervient, c'est souvent parce que le patient n'a pas pu apprendre les compétences dont il a besoin auprès de son entourage pour des raisons qui peuvent être très diverses. Le travail du psychomotricien relève souvent aussi bien de la rééducation corporelle que de la psychothérapie, les difficultés d'apprentissage de certains patients pouvant être liées à des traumatismes psychologiques plus ou moins lourds.

 

Le travail du psychomotricien se rapproche de celui du kinésithérapeute en ce sens qu'ils travaillent tous deux sur le corps du patient. De ce fait, les frontières sont loin d'être totalement étanches entre les visées et les résultats des actions de ces professionnels des soins de rééducation. Toutefois, l'activité du kinésithérapeute est plutôt orientée vers le soulagement d'une douleur physique, même si son activité recouvre une dimension éducative significative pour que le patient acquière des compétences qui lui apporteront un meilleur bien-être physique.

 

Pour les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, le psychomotricien peut notamment les aider à reprendre contact avec eux-mêmes et avec leur entourage de façon à réaffirmer leur existence et leur importance, de toucher leur capacité à entrer en relation avec d'autres personnes malgré leurs difficultés d'expression, de calmer des angoisses par l'apaisement du malade vis-à-vis de lui-même...

 

La Sécurité Sociale ne rembourse pas les prestations de psychomotriciens.

La France compte environ 6000 psychomotriciens (2010) dont la très large majorité exerce en tant que salarié dans des institutions sanitaires et sociales. La profession est féminisée à plus de 80%.

 

 

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 11:12

 

 

L'ergothérapeute exerce une profession paramédicale (c'est un professionnel de santé) qui vise à améliorer l'autonomie des personnes, leur indépendance dans leur environnement habituel (prefessionnel, relationnel, domestique, social...) afin d'améliorer leur bien-être et leur qualité de vie. Le mot « ergothérapeute » a été forgé à partir de deux mots grecs : ergon (travail) et thérapia (soin).

 

La Fédération Publique Hospitalière classe l'ergothérapie parmi les professions chargées de soins de rééducation et elle définit l’activité de l’ergothérapeute de la façon suivante :

  • Evaluer les déficiences, les capacités et les performances motrices, sensitives, sensorielles, cognitives, mentales, psychiques de la personne.

  • Analyser les besoins, les habitudes de vie, les facteurs environnementaux, les situations de handicaps et poser un diagnostic ergothérapique.

  • Mettre en oeuvre des soins et des interventions de rééducation, de réadaptation, de réinsertion, de réhabilitation psychosociale et de psychothérapie visant à réduire et compenser les altérations et les limitations d’activité.

  • Développer, restaurer et maintenir l’indépendance, l’autonomie et la participation sociale de la personne.

  • Préconiser les aides techniques, aides humaines, aides animalières et modifications de l’environnement matériel, afin de favoriser l’intégration de la personne dans son milieu de vie.

  • Concevoir et appliquer des appareillages pour la mise en oeuvre de ces traitements.

 

Si l'ergonome s'intéresse plutôt à l'aménagement de l'environnement des postes de travail des personnes valides, l'ergothérapeute se soucie plutôt de traiter la situation de personnes souffrantes (psychiatrie, neurologie, rhumatologie...). Toutefois, les frontières théoriques ne sont pas parfaitement étanches et l'on pourra rencontrer des ergonomes en milieu hospitalier et des ergothérapeutes en milieu professionnel.

 

L'amélioration visée par l'ergothérapeute au service de ses patients passe par différentes stratégies qui peuvent concerner la personne elle-même, son entourage ou son environnement. Après un recueil d'information sur les fonctionnements problématiques de son patient et des contextes dans lesquels ils se produisent, l'ergothérapeute définira avec son patient et son entourage les adaptations nécessaires qui peuvent relever :

  • de l'aménagement des locaux d'habitation, du poste de travail, du véhicule

  • de la proposition de matériels adaptés (faciliter les communications, les déplacements, les activités courantes...),

  • la formation et l'apprentissage de nouvelles habitudes plus efficaces et plus adaptées aux moyens dont dispose le patient,

  • l'identification de besoins en aide extérieure (car l'ergothérapeute intervient rarement seul mais au sein d'une équipe multi-disciplinaire et complémentaire pour faciliter la vie du patient concerné)...

 

En France, ses prestations ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale : les ergothérapeutes intervenant sur demande chez les patients sont peu nombreux. Ils sont généralement employés par des établissements sanitaires et sociaux (hôpitaux, maisons de retraite, centres de rééducation...).

 

 

Très concrètement pour un malade d'Alzheimer et son entourage, l'ergothérapeute pourra apporter des soins de rééducation et de réadaptation et des conseils quant à l'utilisation de matériels spécialisés (aides techniques) et à l'aménagement du domicile. L'ergothérapeute peut également intervenir par des conseils en matière de prévention pour les populations concernées (groupes ayant des risques de perte d'autonomie et en particulier les associations de familles de malades).

 

En France, de nombreux ergothérapeutes sont regroupés dans l'ANFE (l'Association Nationale Française des Ergothérapeutes). Le nombre d'ergothérapeutes en France est d'environ 5.000 professionnels (2010) dont la plus grande partie sont des femmes (80%).

 

 

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 18:33

« Voyager avec un malade - Prévenir et soigner Alzheimer à domicile »

 

 

 

Voyager avec un malade à un stade avancé de la maladie d'Alzheimer peut fort bien se passer si les différentes difficultés possibles ont été envisagées et que des parades ont été prévues. Cela peut tourner à une épreuve douloureuse en cas de problèmes imprévus. En particulier, un voyage avec une personne en stade sévère (fin de phase 2 et phase 3) doit être mûrement réfléchi en raison des risques de désorientation du malade (il est plus à l'aise s'il est dans un environnement connu), particulièrement s'il a tendance à s'agiter et s'il est vigoureux physiquement. Il faudra éventuellement envisager, si cela est possible, un transfert médicalisé. A tout le moins, il conviendra de faire une expérience sur un voyage court, bien accompagné, pour vérifier la capacité de l'accompagnant à faire face et définir les modalités d'organisation du grand voyage.

 

Pour que tout se passe au mieux (il n'est pas toujours possible d'éviter tous les problèmes, et notamment ceux que peuvent rencontrer eux-mêmes les accompagnants), il est nécessaire de réaliser un travail préalable de planification et de se ménager des marges de flexibilité pour gérer les incertitudes qui ne manqueront pas de se produire.

 

Il est impératif que les accompagnants soient en bonne forme physique et mentale, bien reposés, et prêts à faire face aux aléas du voyage. Il est très nettement préférable que les accompagnants soient plusieurs pour se prêter main forte, pour transporter les bagages, pour se relayer pour veiller sur le malade.

 

Il convient de préparer le voyage :

  • en prévoyant des horaires où le malade est habituellement dans sa meilleure forme,

  • en réalisant des copies de tous les documents importants (identités du malade, noms des contacts importants et notamment de la famille et du ou des médecins, liste des médicaments et traitements courants, liste d'allergies éventuelles, procurations et statut juridique, cartes de sécurité sociales et assurances...),

  • en emmenant les médicaments nécessaires pour le voyage et éventuellement pour le séjour,

  • en préparant un plan de voyage précis comprenant des solutions de rechange éventuelles,

  • en emmenant des vêtements de rechange, des boissons (de l'eau de préférence), des en-cas et des occupations diverses (notamment des occupations courantes agréables pour le malade)...

 

Il est important que l'identité du malade, le nom des personnes à joindre et les précautions médicales à prendre soient rapidement déterminable au cas où le malade échapperait à la surveillance de ses accompagnateurs afin que les services de sécurité ou toute autre personne puisse appeler les dites personnes à joindre. Il conviendra à cet effet de mettre une copie des informations importantes (cf. deuxième alinéa du paragraphe précédent jusqu'à allergies).

 

Pour ce qui concerne l'itinéraire, il vaut mieux s'en tenir aux solutions habituelles tant pour le mode de transport que pour la destination : il y aura moins de surprises à gérer et le malade sera moins désorienté. En outre, maintenir les habitudes courantes (horaires de lever, de coucher et de repas, activités, modes d'alimentation...) facilitera également les choses.

 

Avant et pendant le voyage, informez systématiquement le personnel du transporteur et de l'hébergeur de l'état du malade : en cas de difficultés, ils seront en général plus indulgents et de toute façon plus à même de vous apporter assistance si nécessaire.

 

Les voyages en train et en avion présentent quelques difficultés spécifiques liées à la foule, au bruit (annonces par haut-parleur) et autres sensations inhabituelles dans les gares et les aéroports. Il est souvent intéressant de s'informer à l'avance et de demander une assistance spéciale de la part du personnel afin de faciliter les déplacements. Il peut être très pertinent de demander un accompagnateur avec un fauteuil roulant même si le malade n'en a pas réellement besoin pour faciliter et accélérer les déplacements et l'orientation dans la gare ou l'aéroport : le personnel vous prendra à un point de rendez-vous pour vous amener directement à la bonne destination et facilitera considérablement les relations avec les autres employés (raccourci, coupe-files...).

 

Sur place, à l'arrivée du voyage, il vaut mieux éviter d'en faire trop, de proposer beaucoup d'activités : le malade se fatigue souvent rapidement et si cela se produit loin du lieu d'hébergement, le retour risque d'être difficile.

 

Bref, moyennant quelques précautions simples et un accompagnement adapté, les voyages sont souvent possibles et peuvent même se révéler agréables si toute la logistique ne repose pas sur une personne unique.

 

 

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:49

« Échelle de démence - Prévenir & soigner Alzheimer à domicile »

 

 

 

Quand on parle des différents stades de la maladie d'Alzheimer, on fait référence, de manière implicite à une échelle de démence normalisée mise au point à la fin des années 1970. Cette échelle décrit de manière précise le début d'une maladie.

 

Il convient de rappeler que la démence, en terme médical, ne signifie pas une folie furieuse et destructrice. Il s'agit d'une diminution des capacités cognitives suffisamment importante pour avoir un retentissement sur la vie du malade et entraîner une perte d'autonomie et donc une dépendance.

 

La démence peut être plus ou moins profonde en fonction du degré d'atteinte des capacités cognitives de la personne. Pour mesurer le degré de démence d'une personne des échelles ont été développées. L'une d'elle, la « CDR » (Clinical Demence Ratio), conçue en 1979 par l'école de médecine de l'Université de Washington a été développée pour caractériser la sévérité des démences de type Alzheimer.

 

C'est une échelle graduée de 0 (absence de démence) à 3 (démence sévère) qui prend en compte six domaines cognitifs : Mémoire, Orientation, Jugement et résolution de problèmes, Socialisation, Domicile et loisirs, Soins personnels.

 

On trouvera dans le tableau ci-dessous les principales caractéristiques des différents stades de démence de cette échelle. La mémoire est la catégorie principale permettant de caractériser les différents stades, les autres domaines étant des domaines permettant de préciser l'évaluation.

 

Stade 0 0,5 1 2 3

Mémoire

Pas de perte ou amnésie légère et sans conséquence

Amnésie légère et consistante, remémoration partielle

Perte de mémoire modérée, plus marquée pour les événements récents, difficultés dans la vie quotidienne

Perte de mémoire sévère, seul ce qui est profondément répété est appris, nouveautés rapidement oubliées

Orientation

Capacité complète

Capacités complètes en dehors de petites difficultés de repérage dans le temps

Difficultés modérées de repérage dans le temps, orientation spatiale correcte habituellement, éventuellement quelques difficultés dans de nouveaux lieux

Difficultés de repérage dans le temps, souvent dans l'espace

Jugement et résolution de problèmes

Bonne résolution des problèmes quotidiens, pas de problèmes de travail et de finances, jugement en ligne avec le jugement passé

Altérations légères dans les résolutions de problèmes, le repérage de similarités et de différences

Altérations modérées dans les résolutions de problèmes, le repérage de similarités et de différences;

jugement social le plus souvent intègre

Altérations fortes dans les résolutions de problèmes, le repérage de similarités et de différences;

jugement social souvent altéré

Socialisation

Bon fonctionnement au travail, dans les commerces, dans les groupes sociaux

Petites altérations dans ces activités

Incapacité à oeuvrer seul dans ces activités tout en y étant encore engagé, tout peut sembler normal à première vue

Pas d'activités extérieures possibles, peut toutefois être accompagné à l'extérieur

Domicile et loisirs

Vie domestique, loisirs et intérêts intellectuels préservés

Vie domestique, loisirs et intérêts intellectuels légèrement altérés

Altérations moyennes pour la vie domestique, abandon des tâches les plus délicates, abandon des loisirs et centres d'intérêts les plus exigeants

Seules les tâches les plus simples sont préservées, centres d'intérêts très limités, difficilement entretenus

Soin personnel

Toutes capacités préservées

Toutes capacités préservées

Incitations nécessaires

Assistance nécessaire pour l'habillement, la toilette, l'entretien des affaires personnelles

 

 

Il apparaît que la dégradation des fonctions n'est pas uniforme : si la mémoire est rapidement et régulièrement touchée, puis les nécessitant des prises de décision et des résolutions de problèmes, les activités sociales et surtout les activités domestiques et les soins personnels résistent mieux. Il s'agit en fait des domaines qui ont été intégrés très tôt dans l'existence.

 

 

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 12:31

 

 

CLIC est l'acronyme de « Centre Local d'Information et de Coordination Gérontologique ».

 

L'organisation et le rôle des CLIC a été définie par l'Etat, mais leur mise en place (et leur financement) dépendent des Départements (Conseils Généraux). Leur rôle est d'accueillir, de renseigner les personnes âgées et leur entourage et de coordonner les actions qui leur sont nécessaires dans le domaine sanitaire et social en général. Ils sont plus particulièrement chargés de la facilitation du maintien à domicile des malades par la mobilisation de toutes les ressources locales disponibles.

 

Le CLIC agira pour le malade et son entourage afin :

  • de leur permettre de connaître toutes les ressources disponibles localement,

  • de les informer sur les droits et les aides existantes,

  • de définir un plan d'accompagnement personnalisé du malade et de ses aidants en fonction des besoins et des moyens de chaque personne concernée,

  • de mettre en place et de faciliter le fonctionnement de ce plan personnalisé,

  • de faciliter la mobilisation des aides financières disponibles, notamment sur le plan local (départemental et communal).

 

Au service des personnes concernées, et en fonction de leurs attributions (il existe trois catégories ou trois niveaux de CLIC), les principales missions des CLIC sont :

  • soit d'informer (niveau 1),

  • soit d'informer et d'élaborer un plan d'accompagnement (niveau 2),

  • soit d'informer, d'élaborer un plan et d'en assurer le suivi et la coordination (niveau 3).

 

Pour mieux conseiller et orienter leurs bénéficiaires, les CLIC ont également une mission de coordination des acteurs professionnels locaux des domaines de la gérontologie et du maintien à domicile. Ils peuvent également avoir des missions spécifiques confiées par le Conseil Général du Département dont ils dépendants. Ils peuvent aussi jouer un rôle d'observatoire de la vieillesse et des problèmes liés à la dépendance à destination des pouvoirs publics. Ils peuvent enfin jouer le rôle d'animateur local autour des questions de santé et de dépendance (prévention, conférences, groupes de parole, forums...).

 

Il en existe plus de 500 CLIC en France, mais leur répartition est variable selon les départements : si certains départements en comptent jusqu'à 24 (Finistère), d'autres n'en ont pas mis en place (Ardèche, Aveyron, Charente, Haute Loire, Somme) au 1° mai 2010. Pour les trouver, vous pouvez appeler votre Conseil Général, votre médecin traitant, votre assistante sociale, une association de famille locale (France Alzheimer par exemple) ou consulter le site internet spécialisé : http://clic-info.personnes-agees.gouv.fr. Certains d'entre eux sont difficiles à trouver dans l'annuaire car leur dénomination n'est pas uniforme selon les départements.

 

Pour les malades et leurs familles, les CLIC sont un point de passage important qui peut leur permettre d'accélérer considérablement la mobilisation des ressources publiques localement disponibles.

 

 

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