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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:44

 

 

CerveauDes causes diverses et multiples

Si la maladie d'Alzheimer est l'une des causes des pertes de mémoire qui affectent certains de nos aînés, c'est loin d'être la seule cause possible. Il en existe de nombreuses autres dont huit sont relativement courantes et vont des interactions médicamenteuses à la dépression en passant par la grossesse et l'alcoolisation.

 

 

La ménopause et la grossesse

Les changements dans les sécrétions hormonales féminines entraînent des modifications dans le métabolismes des dames concernées qui peuvent être à l'origine des troubles de mémorisation également aggravés par la distraction qui peut résulter de certains symptômes physiologiques inconnus jusque là. Si en outre, le moral est en baisse, les problèmes de mémorisation ne sont pas loin...

Avec le temps tout rentrera dans l'ordre : au pire quelques semaines après la naissance pour les futures mères, après la stabilisation de la ménopause pour les personnes concernées.

Votre médecin pourra également vous accompagner efficacement si les symptômes sont difficiles à supporter.

 

Les médicaments

Certains médicaments sont réputés pour les pertes d'attention et les endormissements qu'ils provoquent : ce sont donc forcément des médicaments qui ont des répercussions sur la mémorisation.

En outre, les interactions médicamenteuses peuvent entraîner différents dysfonctionnements biologiques du corps et du cerveau humain et empêcher en particulier le bon fonctionnement de la mémoire. Quand une personne a besoin de plus trois ou quatre médicaments, les interactions peuvent être difficilement prévisibles et être à l'origine de toutes sortes de désagréments... Il est donc important que toute prise de médicament soit faite sous un contrôle médical et qu'un médecin (médecin-traitant a priori) soit informé de l'ensemble des médications de son patient pour ajuster l'ensemble des prescriptions au mieux.

 

La dépression

Lors d'une dépression, l'attention et la concentration du patient sont défaillantes puisqu'il ne s'intéresse plus à grand chose, ce qui entrave une mémorisation efficace. Votre médecin ou votre psychologue pourra vous aider efficacement à surmonter cette difficulté.

 

La tension psychique chronique (stress)

Le corps soumis à des stimulations permanentes de vigilance met toutes ses ressources dans la mobilisation de ses capacités existantes : il n'en reste plus pour construire de nouvelles ressources et en particulier les nouvelles liaisons entre neurones qui permettent la mémorisation à long terme. Il est alors nécessaire de prendre du recul par rapport à la situation sous peine d'épuisement rapide.

 

Les chocs et traumatismes

Les chocs à la tête entraînent une compression du cerveau contre le crâne, d'où des perturbations momentanées le temps que tous les flux liquides (sang entre autres) se remettent correctement en place et que les éventuels dégâts soient réparés. Pour des chocs très graves ou répétés, des séquelles importantes peuvent se apparaître. Après un choc, il est possible que des troubles psychiques (parfois très faibles) apparaissent qui peuvent concerner la mémorisation.

Il est donc essentiel d'éviter et de prévenir les situation de choc à la tête en se protégeant des chutes de toutes les manières possibles (rangement, suppression des obstacles, casques...).

 

La thyroïde

La thyroïde est une glande qui régule le fonctionnement de tout l'organisme. Il arrive que son fonctionnement soit sous-optimal, entraînant quelques troubles physiques et cognitifs en particulier une forte prise de poids ou au contraire un amaigrissement important. Il peut également en résulter des troubles de mémorisation, qui pourront rentrer dans l'ordre avec un traitement adapté.

 

L'alcoolisation

La consommation de boissons alcoolisées, dont tout le monde sait qu'elle est essentiellement favorable à la santé financière des producteurs d'alcool, entraîne toutes sortes de troubles à long terme (on connait le rôle d'accélérateur de l'alcool dans la maladie d'Alzheimer). On sait en particulier que les consommateurs importants ont une diminution du volume de leur cerveau car les neurones sont solubles dans l'alcool. A plus court terme, l'alcool entraîne de petits dysfonctionnements du cerveau, de petits endommagements en général rapidement réparés. Toutefois, pendant la période d'endommagement et la période de réparation, les capacités de mémorisation sont affectées.

En outre, la consommation d'alcool est totalement contre-indiquée avec l'utilisation de certains médicaments en raison des interactions qui existent.

Toutefois, si vous voulez réellement faire la fortune des producteurs d'alcool, versez leur directement vos économies, mais évitez de consommer leurs productions : tout votre corps et votre cerveau vous en remercieront.

 

Le vieillissement

Avec le vieillissement, les sens (ouïe, vue, toucher, odorat, goût) perdent une certain acuité. Or les sens interviennent de manière puissante dans la mémorisation : des perceptions moins intenses, une attention plus soutenue pour comprendre ce qui se passe autour de soi... entraînent une mémorisation moins efficace.

Il est donc important de faire réaliser des aides techniques bien adaptées en particulier pour la vue (lunettes, traitement de la cataracte...) ou pour l'ouïe (prothèses auditives...).

 

 

Conclusion

Bref, avant d'incriminer l'âge et le mauvais fonctionnement de son cerveau, les problèmes de mémorisation peuvent souvent être imputés à de nombreuses autres causes très courantes et (relativement) facilement curables. En général, le médecin-traitant pourra être d'une excellente efficacité pour vous aider à faire face aux baisses de forme mentales qui peuvent vous affecter ou affecter vos proches par des conseils d'hygiène de vie (c'est très souvent suffisant), par des soins, voire des traitements.

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 11:41

 

 

Trou-de-memoire.jpgTroubles cognitifs

A partir d'un certain âge, très variable suivant les personnes, de nombreux adultes commencent à se plaindre de leur mémoire. Certains articles scientifiques mentionnent que 80% des plus de soixante ans sont dans ce cas. Le plus souvent, les personnes concernées indiquent ne plus arriver à se souvenir de certains mots qu'elles connaissent parfaitement, ne plus se rappeler des noms des personnes qu'elles fréquent(ai)ent souvent, ne plus savoir ce qu'elles ont fait de leurs clefs, ne plus se souvenir où elles ont garé leur voiture, oublier ce qu'elles sont venues faire dans une pièce, sauter des rendez-vous...

Compte tenu de la médiatisation des problèmes liés à la maladie d'Alzheimer, nombreux sont ceux qui se posent la question de savoir si ce ne sont pas là les premiers signes de la maladie ou à s'inquiéter d'un vieillissement (ramollissement) cérébral...

 

 

Une attention distraite

En fait, ces « oublis » peuvent avoir plusieurs causes. Ils peuvent effectivement provenir de troubles de la mémoire, mais ils peuvent également provenir de troubles de l'attention, ce qui n'est pas du tout la même chose... Ils peuvent également provenir de problèmes de dépression ou d'anxiété...

Pour ce qui concerne l'attention, il arrive très fréquemment que l'on fasse des actions sans même y penser réellement, de manière quasiment machinale. Si vous pensez à ce que vient de vous dire un voisin concernant une grosse réparation à faire dans votre immeuble en même temps que vous posez vos clefs, pour peu que vous le fassiez à un endroit légèrement inhabituel, vous n'enregistrerez qu'une trace mnésique minimale, voire même aucune trace dans votre mémoire. Si vous êtes pressé au moment de vous garer et que, quand enfin vous avez trouvé une place, vous n'avez plus qu'une hâte, c'est d'arriver chez vous parce qu'une occupation importante vous attend ou parce que vous êtes inquiet, vous aurez plus tendance à penser à cette (pré)occupation qu'à la rue où vous avez finalement trouvé une place, après avoir erré dans tout le quartier...

Ces manifestations de « troubles » de l'attention se produisent à tout âge : demandez à vos enfants s'ils n'oublient pas des mots, demandez leur s'ils retrouvent toujours instantanément le nom de personnes qu'ils ont bien connus, même récemment et vous constaterez, qu'à part quelques personnes exceptionnelles, ce type d'oubli est très fréquent.

En fait, ce qu'il faut retenir, c'est que la mémorisation fonctionne d'autant mieux que les émotions sont impliquées spécifiquement dans ce que l'on veut mémoriser. Il est également possible de l'améliorer par des procédés mnémotechniques qui vont permettre d'associer des idées et des chiffres ou des lieux ou des concepts habituels que l'on connaît bien, mais il s'agit là d'une autre histoire.

 

 

La « vraie » perte de mémoire

Là où il faut réellement s'inquiéter, c'est si les troubles de mémoire ou d'attention commencent à réellement empêcher une personne de mener une vie courante normale.

Pour autant, cela ne signifiera pas que la personne touchée est victime d'une maladie mentale grave comme la maladie d'Alzheimer.

Rappelons qu'il existe toutes sortes de raisons qui peuvent entraîner des troubles de l'attention ou des troubles de mémoires, outre celles qui ont été mentionnées précédemment (anxiété, dépression...) : problèmes cardiovasculaires, tension psychologique (stress), infections, déshydratation...

La plupart d'entre elles sont (facilement) curables et permettront au patient, après traitement, de repartir avec des capacités restaurées.

 

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 15:34

 

 

Suède AlzheimerL'étude du CHU de Gothenbourg

Le Centre Hospitalier et Universitaire de Gothenbourg en Suède effectue des recherches sur les personnes âgées depuis plus de quarante ans. Dans ce cadre, le CHU suit des personnes de 70 ans au travers d'une étude appelée H70. Il s'agit, entre autres, de définir et valider des tests qui permettent de prédire quelles seront les personnes qui risquent d'être touchées par la maladie d'Alzheimer dans les quelques années qui suivent. Les personnes initialement recrutées sont suivies régulièrement et de nouveaux patients sont également recrutées en permanence. Les chercheurs mesurent le fonctionnement de leur mémoire, leur rapidité, leur maîtrise du langage, leur logique et leurs compétences spatiales.

 

Les résultats d'intelligence montent

Il en est ressorti que les tests qui permettaient de repérer les personnes à fort risque de maladie d'Alzheimer dans les années 1970 (sur des patients nés en 1900) ne fonctionnaient plus en 2000 (sur des patients nés en 1930). En moyenne, les personnes de 70 ans examinées en 2000 ont eu des résultats aux tests d'intelligence considérablement améliorés par rapport à celles examinées en 1970.

 

Deux points communs ont néanmoins pu être observés entre les deux groupes de personnes (celles nées en 1900 et celles nées en 1930) .

Le premier point commun observé était que ceux qui avaient des troubles de mémorisation étaient plus à risque de développer la maladie d'Alzheimer que les autres personnes, sans pour autant que ce risque soit une certitude : toutes les personnes qui ont des troubles de la mémoire ne développent pas la maladie d'Alzheimer par la suite.

Le second point commun observé est que le pourcentage de malades dans la population observée est resté identique : 5% des des patients observés ont développé par la suite la maladie d'Alzheimer.

 

 

Enseignements

Il ressort de cette étude, d'après les auteurs :

  • que l'amélioration peut s'expliquer par de meilleurs soins avant et au moment de la naissance, une meilleure alimentation, une éducation plus soignée, un meilleur suivi cardiovasculaire, une plus grande stimulation de la vie courante par l'utilisation de technologies nouvelles non disponibles antérieurement et stimulant les capacités d'apprentissage...

  • qu'il est important de consulter les spécialistes et en particulier son médecin dès que des troubles de mémoire sont observés par un patient ou son entourage : cela permet de mettre en place les soins éventuellement nécessaires, notamment parce que des troubles de mémoire peuvent relever de très nombreuses affections dont la plupart peuvent être soignées,

  • que, si l'on parle plus qu'autrefois de la maladie d'Alzheimer, celle-ci n'est en réalité pas plus présente qu'elle ne l'était voici trente ans : nous y sommes beaucoup plus sensibilisés, donc nous la voyons plus, mais elle est présente depuis très longtemps parmi nous.

 

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:49

« Échelle de démence - Prévenir & soigner Alzheimer à domicile »

 

 

 

Quand on parle des différents stades de la maladie d'Alzheimer, on fait référence, de manière implicite à une échelle de démence normalisée mise au point à la fin des années 1970. Cette échelle décrit de manière précise le début d'une maladie.

 

Il convient de rappeler que la démence, en terme médical, ne signifie pas une folie furieuse et destructrice. Il s'agit d'une diminution des capacités cognitives suffisamment importante pour avoir un retentissement sur la vie du malade et entraîner une perte d'autonomie et donc une dépendance.

 

La démence peut être plus ou moins profonde en fonction du degré d'atteinte des capacités cognitives de la personne. Pour mesurer le degré de démence d'une personne des échelles ont été développées. L'une d'elle, la « CDR » (Clinical Demence Ratio), conçue en 1979 par l'école de médecine de l'Université de Washington a été développée pour caractériser la sévérité des démences de type Alzheimer.

 

C'est une échelle graduée de 0 (absence de démence) à 3 (démence sévère) qui prend en compte six domaines cognitifs : Mémoire, Orientation, Jugement et résolution de problèmes, Socialisation, Domicile et loisirs, Soins personnels.

 

On trouvera dans le tableau ci-dessous les principales caractéristiques des différents stades de démence de cette échelle. La mémoire est la catégorie principale permettant de caractériser les différents stades, les autres domaines étant des domaines permettant de préciser l'évaluation.

 

Stade 0 0,5 1 2 3

Mémoire

Pas de perte ou amnésie légère et sans conséquence

Amnésie légère et consistante, remémoration partielle

Perte de mémoire modérée, plus marquée pour les événements récents, difficultés dans la vie quotidienne

Perte de mémoire sévère, seul ce qui est profondément répété est appris, nouveautés rapidement oubliées

Orientation

Capacité complète

Capacités complètes en dehors de petites difficultés de repérage dans le temps

Difficultés modérées de repérage dans le temps, orientation spatiale correcte habituellement, éventuellement quelques difficultés dans de nouveaux lieux

Difficultés de repérage dans le temps, souvent dans l'espace

Jugement et résolution de problèmes

Bonne résolution des problèmes quotidiens, pas de problèmes de travail et de finances, jugement en ligne avec le jugement passé

Altérations légères dans les résolutions de problèmes, le repérage de similarités et de différences

Altérations modérées dans les résolutions de problèmes, le repérage de similarités et de différences;

jugement social le plus souvent intègre

Altérations fortes dans les résolutions de problèmes, le repérage de similarités et de différences;

jugement social souvent altéré

Socialisation

Bon fonctionnement au travail, dans les commerces, dans les groupes sociaux

Petites altérations dans ces activités

Incapacité à oeuvrer seul dans ces activités tout en y étant encore engagé, tout peut sembler normal à première vue

Pas d'activités extérieures possibles, peut toutefois être accompagné à l'extérieur

Domicile et loisirs

Vie domestique, loisirs et intérêts intellectuels préservés

Vie domestique, loisirs et intérêts intellectuels légèrement altérés

Altérations moyennes pour la vie domestique, abandon des tâches les plus délicates, abandon des loisirs et centres d'intérêts les plus exigeants

Seules les tâches les plus simples sont préservées, centres d'intérêts très limités, difficilement entretenus

Soin personnel

Toutes capacités préservées

Toutes capacités préservées

Incitations nécessaires

Assistance nécessaire pour l'habillement, la toilette, l'entretien des affaires personnelles

 

 

Il apparaît que la dégradation des fonctions n'est pas uniforme : si la mémoire est rapidement et régulièrement touchée, puis les nécessitant des prises de décision et des résolutions de problèmes, les activités sociales et surtout les activités domestiques et les soins personnels résistent mieux. Il s'agit en fait des domaines qui ont été intégrés très tôt dans l'existence.

 

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 09:32

 

 

 

La maladie d'Alzheimer commence lentement, par des atteintes biologiques au cerveau, qui n'entraînent que des conséquences imperceptibles, en tout cas pour les tiers, dans un premier temps. Petit à petit, pourtant, les premiers symptômes vont apparaître. La personne la plus à même de les remarquer est le malade lui-même qui peut se rendre compte de changements, d'altérations de ses fonctions intellectuelles (déficit cognitif subjectif)... Toutefois, ces évolutions sont souvent mises sur le compte de la fatigue, des conditions de vie, des difficultés que l'on peut rencontrer dans la vie de tous les jours. De ce fait, ce sont souvent les personnes de l'entourage qui tirent la sonnette d'alarme en remarquant les premiers symptômes évidents. Ils relèvent des catégories suivantes.

 

 

Perte de souvenirs récents :

Au début de la maladie, il arrive fréquemment que le malade oublie ce qu'il a appris récemment ou des informations significatives pour lui (noms de personnes ou de lieux, rendez-vous, réunions, réceptions...). Cela peut se manifester par la nécessité de mettre en place des aides-mémoires et autres pense-bêtes.

 

Difficultés de planification ou de résolutions de problèmes :

Des difficultés à organiser des tâches, suivre un plan défini (recette de cuisine, plan de montage, mode opératoire...) ou gérer des nombres (suivi du budget, faire des calculs...) peuvent être d'autres signes de démarrage de la maladie. Cela peut aussi se manifester dans la réalisation de tâches familières, de tâches domestiques courantes (utilisation de l'électroménager), de se rendre en conduisant à un endroit précis et relativement bien connu, à respecter les règles d'un jeu de société... ou par le besoin de se faire aider pour des tâches courantes...

 

Embarras avec le temps et avec l'espace :

Le malade peut être désorienté dans le temps ou l'espace : ne plus savoir quel est le mois, la saison, ne plus savoir où il se trouve, ou comment il est arrivé là...

 

Troubles visuels :

S'il existe de nombreuses causes de troubles visuels, il est possible que certaines difficultés résultent d'un début de maladie d'Alzheimer. Ces problèmes, qui peuvent être un indice, sont loin d'être spécifiques à eux seuls et ils nécessitent donc une exploration. Ils peuvent relever de problèmes de lecture, d'évaluation des distances, de vision des couleurs, de perception des contrastes, de difficultés à se reconnaître dans un miroir...

 

Problèmes de langage :

Des difficultés dans le maniement du langage, des mots... peuvent apparaître soit à l'écrit, soit à l'oral. Cela peut se manifester par des problèmes de conversation (impossibilité de s'y joindre, impossibilité de continuer, répétition en boucle des mêmes propos, difficultés à trouver ses mots, erreurs dans le choix des mots...).

 

Égarement des objets :

Le malade met des objets à des endroits inhabituels puis se révèle incapable de les retrouver. Il perd un objet au cours d'un déplacement puis ne peut plus le retrouver car il ne sait plus quel chemin il a emprunté.

 

Jugement inadéquat :

Des prises de décisions erronées peuvent être faites : achats d'objets sans intérêts ou particulièrement onéreux quant à leur qualité ou quant aux moyens du malade, hygiène personnelle défaillante, ménage négligé ...

 

Isolement :

Le malade se retire d'activités courantes qu'il avait l'habitude faire et plaisir à accomplir : loisirs, activités sociales, activités physiques, projets professionnels... Le malade peut avoir des difficultés à participer à l'équipe sportive à laquelle il appartient ou à terminer un loisir favori... Le malade peut éviter les rencontres car il se sent moins à l'aise.

 

Altérations de l'humeur ou de la personnalité :

Le malade peut devenir confus dans ses propos ou dans ses actes, suspicieux vis-à-vis de personnes précises ou de manière plus générale, déprimé, craintif, anxieux, bouleversé dès qu'il sort de sa zone de confort, irritable quand il sort de ses habitudes...

 

 

 

Tous ces signes ne sont pas spécifiques de la maladie d'Alzheimer. Ce sont des indices qui montrent que quelque chose à changé. Ce peut être l'environnement de la personne qui la trouble, ce peut être la fatigue, ce peut être une maladie, ce peut être un déficit nutritionnel... Cela peut aussi être la maladie d'Alzheimer. Ces différents troubles doivent inciter à s'interroger sur leur origine et, en particulier, à consulter un professionnel qui saura faire les examens complémentaires éventuellement nécessaires.

 

 

 

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 22:51

 

 

 

 

 

Il apparaît que la maladie d'Alzheimer suit une évolution assez linéaire dans ses symptômes, y compris lors du premier stade et même antérieurement.

 

 

Des recherches publiées en 2010 ont montré que les personnes qui estiment, elles-mêmes, avoir plus de difficultés cognitives (problèmes de mémoire en particulier) que cinq à dix ans auparavant sont plus sujettes à la maladie d'Alzheimer quelques années plus tard que les autres personnes du même âge qui estiment avoir des facultés cognitives normalement conservées. C'est ce que certains spécialistes appellent le « déficit cognitif subjectif » (Subjective Cognitive Impairment ou SCI). Les neurobiologistes ont pu vérifier que l'activité cérébrale des personnes qui se plaignent de déficit subjectif est inférieure d'environ 20% à celle des personnes du même âge sans plainte. Cette phase de déclin est nettement antérieure à celle qui peut être diagnostiquée par les tiers (famille, amis, collègues...) ou par un médecin et que l'on appelle le « déficit cognitif léger » (Mild Cognitive Impairment ou MCI). Ce stade est caractérisé par une baisse des performances dans la vie courante. La maladie évolue ensuite vers ce que l'on appelle, en terme médical, la « démence légère » qui est caractérisée par des difficultés dans la gestion des tâches quotidiennes complexes : gestion des finances personnelles, paiement des factures à temps, démarches administratives...

 

 

 

 

 

Les personnes qui se plaignent de « déficit cognitif subjectif », c'est-à-dire des personnes qui sont suffisamment concernées pour se rendre à une consultation de mémoire, par exemple, sont beaucoup plus touchées par le « déficit cognitif léger » que celles qui considèrent que tout va bien. On a pu mesurer aux États-Unis que celles qui se plaignent étaient touchées à 55% contre seulement 15% de celles qui ne plaignent de rien au bout de 7 ans. Autrement dit, une personne qui considère qu'elle a un léger problème cognitif uniquement décelable par elle-même a environ quatre fois plus de risques qu'une personne qui considère que tout va bien d'être diagnostiquée avec un début de déficit cognitif sept années plus tard.

 

 

 

 

 

Il est intéressant de savoir que la durée de la phase de « déficit cognitif léger » dure environ 15 ans, ce qui signifie que entre le moment où la personne commence à ressentir les effets du « déficit cognitif subjectif » et le moment où elle est atteinte de démence légère, il s'écoule en moyenne une période de 22 ans (7 ans de déficit cognitif subjectif et 15 ans de déficit cognitif léger), pendant laquelle, elle pourra mener une vie sinon normale, en tout cas, une vie très satisfaisante sur bien des plans majeurs et notamment sur les plans affectifs, spirituels, familiaux, amicaux...

 

 

 

 

 

Chez les éventuels futurs malades (puisque tous les plaignants ne sont pas atteints), le Dr. Barry REISBERG, de l'école de Médecine de l'Université de New York, considère que, lors de la phase de déficit cognitif subjectif, la maladie avance comme un petit feu comparativement au grand feu que sera la maladie d'Alzheimer quelques années plus tard. C'est d'une part un très grand espoir pour les traitements futurs : il est beaucoup plus facile d'éteindre un petit feu qu'un grand feu. Mais c'est surtout une bonne nouvelle en matière de prévention : celle-ci, commencée tôt, sera beaucoup plus efficace et permettra de maintenir la personne touchée par un « déficit cognitif subjectif » en bien meilleure forme cognitive que si elle continuait à mettre en œuvre des comportements toxiques. La sensation de déficit cognitif léger peut alors être une occasion pertinente de faire évoluer ses comportements vers une prévention effective.

 

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:52

 

 

Si 90% des malades d'Alzheimer ont plus de 65 ans, environ 10% sont touchés à un âge inférieur. La maladie a déjà été diagnostiquée sur un malade âgé de 16 ans (ce qui reste un cas unique). Pour la plupart des malades jeunes, il s'agit clairement d'une forme familiale (maladie autosomale dominante : un seul gêne est suffisant pour transmettre la maladie) qui est repérable parmi les ascendants à des âges divers (parfois plus jeunes, mais également parfois plus âgés). Dans certains cas de malades jeunes, on ne connaît pas d'antécédents familiaux, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'origine génétique, puisque des facteurs défavorables provenant du père et de la mère ont pu s'additionner pour donner un capital génétique plus sensible à la maladie que ceux de chacun des parents séparément. Pour autant, la genèse de la maladie chez ces malades sans hérédité connue, ses causes, ne sont pas comprises à l'heure actuelle.

 

Si la maladie d'Alzheimer est un drame humain à tous les âges, quand elle frappe des personnes dans la force de l'âge, elle entraîne le plus souvent des difficultés majeures dans la vie courante et en particulier dans la vie professionnelle, difficilement compatible avec des pertes de mémoire et des difficultés à soutenir une conversation suivie. Il arrive parfois que les personnes soient progressivement considérées comme des « tire-au-flanc » malgré leur passé honorable. Il est donc important de pouvoir réaliser un diagnostic rapidement, d'abord pour commencer les soins nécessaires, mais également pour mettre en place les mesures d'accompagnement social disponibles (prise en charge à 100% par la Sécurité Sociale : cf. encadré ci-dessous, longue maladie, retraite anticipée...). Certes, le choc sera atténué par les couvertures sociales disponibles, mais il restera encore très puissant en raison, notamment, de la diminution des revenus, de la coupure avec le monde du travail et la perte de la partie souvent significative de la vie sociale qu'il représentait. En outre, les conséquences familiales peuvent être importantes quand les enfants sont encore jeunes et que les derniers sont encore loin d'avoir terminé leurs études. Les malades jeunes éprouvent fréquemment de manière plus intense leur impuissance et leur frustration. Certains malades prennent alors la décision de se concentrer sur ce qui est réellement important pour eux et, en particulier, de se rapprocher de ceux qui leurs sont chers : prendre plus soin de leur famille, de leurs amis... Ce n'est pas toujours facile à mettre en œuvre, notamment parce que les relations ont parfois du mal à accepter une maladie qui les renvoie à leur propre fragilité.

 

 


 

Les affections de longue durée exonérantes

La Sécurité Sociale a défini une liste de maladies dites affections de longue durée exonérantes qui sont des maladies nécessitant un suivi et des soins prolongés (plus de six mois) et des traitements coûteux. Elles donnent droit à une prise en charge à 100% des dépenses liées à cette maladie. La maladie d'Alzheimer en particulier et les démences en général font partie de ces affections. 


 

 

Il faut souvent un temps significatif avant que la maladie ne soit diagnostiquée parce que personne ne pense à cette maladie à ces âges jeunes : les difficultés comportementales sont souvent connues mais attribuées à des causes diverses (fatigue, problèmes familiaux, tension nerveuse, problèmes de sommeil, crise de mi-vie...) plutôt qu'à une maladie réputée frapper des personnes plus âgées. Il est donc vraisemblable que le nombre de personnes touchées soit encore sous-évalué.

 

Les symptômes de la maladie sont les mêmes que si elle est contracté à un âge avancé. Toutefois, compte tenu de la vigueur des patients jeunes, les risques de fugue et de confrontation physique sont parfois plus élevés qu'avec des malades plus âgés et en moins bonne forme physique. Comme l'environnement social n'a pas l'habitude de rencontrer des personnes si jeunes avec des comportements étranges, la tolérance aux problèmes comportementaux est beaucoup plus faible, et il arrive que des malades soient arrêtés pour des troubles involontaires à l'ordre public ou pour ce qui est considéré comme de petits larcins.

 

Enfin, compte tenu des faibles effectifs de malades concernés, les structures pour les accueillir spécifiquement sont rares et les professionnels sont parfois désorientés tant en termes de conseils qu'en termes d'accompagnement. Les activités orientées vers ces malades jeunes peuvent comprendre des activités de cuisine, la thérapie musicale, des activités physiques relativement intenses (step aérobique par exemple), de la thérapie artistique, de l'écriture créative...

 

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 19:20

On peut souvent lire qu'il existe des maladies apparentées à la maladie d'Alzheimer. De quoi s'agit-il ?

 

En fait, il existe un certain nombre d'autres maladies, de difficultés de fonctionnement du cerveau qui entraînent des troubles du comportement, des symptômes qui peuvent être parfois proches de ceux de la maladie d'Alzheimer ou qui peuvent en être très éloignés. Le point commun de ces maladies, que la communauté médicale appelle des « démences », est une diminution progressive et irréversible des facultés intellectuelles et mentales liée à une dégénérescence des cellules nerveuses centrales (cerveau). En outre, ces évolutions sont le plus souvent accompagnées de modifications des traits de personnalité. Ces maladies sont d'autant plus fréquentes que l'on vieillit, mais il est possible de les rencontrer, dans certains cas particuliers, chez des malades jeunes (moins de 65 ans).

 

Les maladies les plus fréquentes sont les suivantes : maladie d'Alzheimer, démence vasculaire, démence à corps de Lewy, maladie de Parkinson, dégénérescence lobaire fronto-temporale, maladie de Creutzfeldt-Jacob...

 

 

La maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est la démence la plus fréquente : elle représente 60 à 80 % des malades. Elle est caractérisée par l'accumulation de plaques amyloïdes entre les neurones et d'écheveaux de protéines Tau à l'intérieur des neurones. Elle commence par des difficultés de mémorisation des noms et des événements récents. Elle évolue ensuite vers des erreurs de jugement, la désorientation, la confusion, des difficultés à parler, à marcher, à avaler...

 

La démence vasculaire

La démence vasculaire qui concerne environ 20% des malades est caractérisée par une mauvaise irrigation du cerveau en raison, le plus souvent, de petites attaques vasculaires cérébrales (AVC) qui limitent et arrêtent la circulation du sang. Les symptômes sont souvent proches de ceux de la maladie d'Alzheimer, mais la mémoire est souvent moins touchée que dans cette dernière.

 

La maladie de Parkinson

Elle représente environ 10% des cas de démence. Elle est caractérisée en premier lieu par des troubles moteurs et peut évoluer ensuite, dans les derniers stades de la maladie, vers un affaiblissement intellectuel et mental. Les cellules nerveuses sont attaquées par des dépôts de protéines semblables à ceux que l'on rencontre dans la démence à corps de Lewy.

 

La démence à corps de Lewy

Elle représente environ 2% des cas de démence. Elle est caractérisée par l'accumulation de dépôts de protéines (corps de Lewy) à l'intérieur des cellules nerveuses du cerveau. Les symptômes sont proches de ceux de la maladie d'Alzheimer (problèmes de mémoire et de jugement, altération du comportement), avec des fluctuations journalières des symptômes cognitifs, ainsi que, de manière fréquente, des hallucinations visuelles, une rigidité musculaire et des tremblements.

 

La dégénérescence lobaire frontotemporale

Elle représente environ 1% des cas de démence. Elle est caractérisée par des dégâts aux cellules nerveuses du cerveau en particulier à l'avant et sur les côtés du cerveau (d'où son nom). Les symptômes comprennent des altérations de personnalité, de comportements et des difficultés à manier le langage.

 

La maladie de Creutzfeldt-Jacob

C'est une maladie extrêmement rare (une centaine de personnes en France) due à un enroulement nocif de protéines (prion) dans l'ensemble du cerveau. Elle évolue rapidement vers le décès du malade et entraîne des problèmes de mémorisation et de coordination ainsi que des altérations de la personnalité.

 

Hydrocéphalie

Par ailleurs, il convient de signaler que l'hydrocéphalie à pression normale, causée par l'accumulation de fluide céphalorachidien, entraîne des difficultés à marcher, des pertes de mémoire et une incontinence urinaire. Cette maladie, qui n'est pas une dégénérescence nerveuse, peut, dans certains cas, se traiter par chirurgie (installation d'une dérivation pour évacuer l'excès de liquide cépholorachidien).

 

 

 

Enfin, il existe ce que l'on appelle les démences mixtes qui allient les symptômes de la maladie d'Alzheimer avec ceux d'autres démences (vasculaire ou à corps de Lewy). Ces démences mixtes semblent relativement courantes, ce qui complique les diagnostics. Il n'est donc pas toujours facile pour la profession médicale de définir à quelle type exact de maladie se rattache tel ou tel malade et il arrive que le diagnostic évolue dans le temps et devienne plus précis au fur et à mesure que de nouveaux symptômes apparaissent.

 

 

 

Il est clair que ces différentes maladies ont leur propre dynamique, leurs propres traitements et nécessitent des soins appropriés. L'importance d'effectuer un diagnostic précis, malgré sa difficulté, est donc manifeste et ne peut être fait que par des spécialistes.

 

 

 

  • Avez-vous, ou un proche, la maladie d'Alzheimer ?

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 09:56

La maladie d'Alzheimer peut évoluer plus ou moins vite en fonction des malades. Chez certains malades, l'évolution peut durer jusqu'à quinze ans et plus. Chez d'autres, la progression est beaucoup plus rapide avec une évolution sur environ trois ans.

 

Des résultats de recherches menées au cours des vingt dernières années aux États-Unis ont été publiés en février 2010. Ils montrent que la durée moyenne de la maladie est d'environ cinq ans et demi (5,5 années entre la première visite aux chercheurs et le décès du malade). Ils montrent également qu'il est possible de déterminer à quelle vitesse la maladie va évoluer en fonction des résultats à des tests de cognition, des tests d'attention et de concentration, des tests de performance globale, des tests d'activités courantes.

 

Pour estimer la vitesse d'évolution, il s'agit de mesurer les résultats aux différents tests mentionnés ci-dessus et de savoir quand les premiers symptômes de la maladie se sont produits. En fonction du temps écoulé depuis les premiers symptômes et du niveau actuel de performance aux tests, il est possible de prédire à quelle vitesse la maladie va continuer à évoluer.

 

Il apparaît que la vitesse initiale de la maladie semble un bon estimateur de la vitesse d'évolution ultérieure de la maladie. Autrement dit, un déclin initial rapide laisse augurer une évolution rapide de la maladie alors qu'un déclin initial lent laisse augurer une évolution lente.

 

En pratique, comme les moyens de mesure ne sont pas encore vraiment calibrés en France, puisque les résultats de la recherche sont très récents, pas encore complètement confirmés et encore peu diffusés chez les praticiens, il est possible de demander au spécialiste qui suit le patient s'il estime que l'évolution du malade est plutôt rapide ou plutôt lente pour avoir une idée qualitative indicative de l'évolution ultérieure.

 

 

Source : Rachelle S Doody, Valory Pavlik, Paul Massman, Susan D Rountree, Eveleen Darby, Wenyaw ChanAlzheimer's, Predicting progression of Alzheimer's disease, in « Research & Therapy 2010, 2:2 » 23 février 2010

 

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 14:30

 

  • Présentation générale

 

Il arrive fréquemment que l'on veuille savoir si l'on est pas en train de développer la maladie d'Alzheimer. Si le diagnostic n'est pas totalement certain (le médecin a une présomption plus ou moins forte), il est très souvent possible de rassurer la personne qui s'interroge en lui faisant passer des tests. En effet, la plupart des personnes qui s'interrogent sont en bonne santé.

 

Certains tests sont complexes et ne peuvent être réalisés qu'avec l'aide d'une personne expérimentée. C'est le cas par exemple du test de Lawton, de l'épreuve de Grober et Buschke, du test MMS (test de Folstein).

D'autres tests, relativement simples à réaliser, sont fortement sujets à des appréciations personnelles et donc difficiles à administrer sans formation particulière. La plupart des tests grand public (comprenant des questions auxquelles il convient de répondre par oui ou non) sont très imprécis.

 

 

  • Le Codex

 

Il existe quelques tests relativement faciles à utiliser.

Le Codex a été mis au point par le service de gériatrie du Pr Joël Belmin à l'hôpital Charles-Foix à Ivry sur Seine (94 Val de Marne). Ce test permet d'évaluer si la personne testée court un risque de démence ou de maladie d'Alzheimer. Il est très précis puisqu'il permet de diagnostiquer 92% des personnes malades avérées (sensibilité 92%) et d'exclure les non malades avec une précision de 85% (spécificité 85%).

 

 

Le test comprend deux étapes : une étape de base systématique et une deuxième étape optionnelle en cas de doute sur la première étape.

 

La première étape consiste en deux épreuves : une épreuve de mémorisation de trois mots et une épreuve de représentation graphique appelée test de l'horloge.

La seconde étape est une épreuve d'orientation spatiale.

 

 

  • Première étape du Codex

 

En pratique, pour l'épreuve de mémorisation, il convient de demander à la personne testée de retenir trois mots: « clef, ballon, citron » (ou « cigare, fleur, porte »). La personne doit les répéter immédiatement pour vérifier qu'elle les a bien compris et qu'elle les a retenus. La personne est prévenue qu'on lui redemandera ces mots après l'épreuve suivante (épreuve de l'horloge).

 

Pour l'épreuve de l'horloge, on donne à la personne une feuille sur laquelle est dessinée un rond d'une dizaine de centimètres (cliquer ici pour un modèle de rond à imprimer). On demande à la personne de dessiner avec un stylo ou un crayon les douze chiffres qui figurent sur une horloge (sans modèle). On lui demande ensuite de dessiner les aiguilles de l'horloge pour indiquer une heure (5h10 ou 13h25 ou 10h10 ou 3h40...).

Le test de l'horloge est correct si les quatre conditions suivantes sont toutes correctes :

  • les nombres 1 à 12 sont tous présents,

  • leur position est correcte,

  • il y a une grande et une petite aiguille,

  • leur direction est correcte et indique l'heure demandée.

Si une des condition n'est pas remplie, le test de l'horloge est incorrect.

 

On demande alors à la personne de rappeler les trois mots de l'épreuve de mémorisation. Si la personne se rappelle des trois mots, le test est correct. Si la personne se rappelle moins de trois mots, le test de mémorisation est correct.

 

Si la personne a répondu correctement aux deux tests (mémorisation, horloge), le test est fini et normal : on peut rassurer la personne. La probabilité d'une démence ou d'une maladie d'Alzheimer est très faible. Si la personne n'est pas rassurée, elle pourra repasser le test complet six mois plus tard.

 

Si la personne a répondu de manière incorrecte aux deux tests, le test est fini : il convient de s'adresser à des professionnels de santé pour effectuer un diagnostic plus approfondi (consultation mémoire spécialisée). Il est possible que le trouble soit temporaire, soit lié à des facteurs de déstabilisation momentanée ou provienne d'autres problèmes biologiques (glucose, infection urinaire, intoxication, carences..) dont la plupart peuvent être traités efficacement.

 

Si la personne a répondu de manière incorrecte à un des deux tests, on procède à la seconde étape du Codex : l'épreuve d'orientation.

 

 

  • Seconde étape du Codex : épreuve d'orientation

 

Il s'agit de demander à la personne :

  • quel est le nom de la rue où nous sommes ?

  • quel est le nom de la ville où nous sommes ?

  • quel est le nom du départemental où nous nous trouvons ?

  • quel est le nom de la région où nous nous trouvons ?

  • à quel étage sommes nous ?

 

Si la personne répond correctement à quatre ou cinq questions, le test est fin : tout est normal. On peut rassurer la personne. La probabilité d'une démence ou d'une maladie d'Alzheimer est faible. La personne pourra repasser le test complet six mois plus tard pour vérification.

 

Si la personne réponde de manière incorrecte à deux questions ou plus, le test est fini : il convient de s'adresser à des professionnels de santé pour effectuer un diagnostic plus approfondi (consultation mémoire spécialisée). Il est possible que le trouble soit temporaire, soit lié à des facteurs de déstabilisation momentanée ou provienne d'autres problèmes biologiques (glucose, infection urinaire, intoxication, carences..) dont la plupart peuvent être traités efficacement.

 

 

Pour en savoir plus : http://testcodex.org

 
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