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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 18:02

Camera.jpg 

 

Détecter les situations à risque

Depuis quelques mois, un nouveau service utile aux malades d'Alzheimer et à leurs aidants, est expérimenté et disponible en France : la vidéo vigilance. Elle permet de repérer automatiquement, sans présence humaine permanente, des situations à risque où le malade pourrait mettre sa sécurité en péril. Elle permet d'intervenir plus rapidement tout en soulageant la charge de surveillance des proches qui peuvent enfin se reposer plus facilement et plus sereinement sans craindre en permanence un malheur pour leur malade.

 

Fonctionnement

Tout repose sur un système expert de reconnaissance des situations à risque. Des ordinateurs équipés de logiciels spécialisés analysent les images et les signaux de détection venant des pièces où habite le malade. Les logiciels repèrent les situations, de jour ou de nuit, où un problème pourrait se produire comme par exemple : chutes, position anormale, stations prolongées aux toilettes, sorties multiples ou inopinées de la chambre ou de la zone surveillée...

Quand une situation à risque est repérée par le logiciel, l'information est transmise immédiatement à un centre de surveillance qui visualise les images et vérifie si un problème existe réellement ou s'il ne s'agit que d'une fausse alerte... La visualisation n'a lieu que dans les cas de risque supposé. Ce n'est donc pas une visualisation en permanence, ce qui garantit l'intimité de la personne dans sa vie courante.

Si une situation à risque est effectivement confirmée, les personnes chargées d'intervenir (aidants, personnels infirmier, secours...) sont immédiatement prévenues afin d'agir sans délai et d'apporter toute aide ou tout soin nécessaire.

 

Mise en oeuvre

Les premières expérimentations ont été effectuées en Auvergne et en Rhône-Alpes.

L'équipement a été installé chez des particuliers et dans des institutions spécialisées et les premiers utilisateurs apparaissent très satisfaits du fonctionnement et du confort apporté aux aidants familiaux et professionnels. La responsable d'un établissement proche de Lyon indique que l'équipement a permis de repérer 100% des chutes des pensionnaires en 6 mois de mise en oeuvre.

 

Il apparaît donc que ce système, disponible sur abonnement et encore relativement onéreux, soit à même de rendre des services importants à de très nombreux aidants dont les malades sont à un stade nécessitant une surveillance régulière dans leur lieu d'habitation.

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 15:43


 

 

Escalier.jpgPour toute personne ayant des difficultés musculaires ou des douleurs articulaires, la montée et la descente d'un escalier peuvent être des épreuves difficiles voire insurmontables. Pour un malade d'Alzheimer, aux problèmes physiques éventuels vont se rajouter les difficultés de perception et de raisonnement spécifiques à la maladie à partir d'un certain stade.

 

Que peut-on faire, alors, pour faciliter la vie du malade – et de ses aidants – et pour que l'escalier soit un lieu sans risque majeur ?

 

Condamner, à terme, l'escalier

Il faut garder à l'esprit qu'à partir d'un certain stade, le malade ne pourra plus utiliser l'escalier, même avec l'aide d'un tiers. Soit, il faudra abandonner l'usage de l'escalier (et donc ramener l'ensemble de ce qui est nécessaire à la vie courante sur un seul étage), soit il faudra contourner la difficulté (ascenseur, monte-charge, pan incliné...).

Il pourra également être utile de condamner l'escalier pour le malade (barrière efficace, porte, cloison mobile...). Il faudra veiller à le faire avec des dispositifs adaptés aux adultes, à leur taille, à leur force, à leur persévérance...

Des systèmes électroniques (détecteur de présence, détecteurs de mouvement...) permettant de savoir ce que fait le malade pourront être fort utiles...

 

Toutefois, avant d'en arriver là, des mesures plus simples peuvent être prises.

 

Rambardes

La mise en place d'une double rambarde (à gauche et à droite de l'escalier) permettra au malade de s'appuyer avec ses deux bras si l'escalier est suffisamment étroit, de choisir le côté sur lequel il s'appuie (il arrive souvent qu'un bras soit plus vaillant que l'autre), voire de changer de côté d'appui pour soulager un des deux bras alternativement... La rambarde sera fixée à 80-90 cm au-dessus du sol et commencera et se terminera avant et après l'escalier pour permettre un appui sûr avant de commencer la progression dans l'escalier.

Même pour passer un simple seuil (une marche), une rambarde (voire une poignée d'appui) sera fort utile.

 

Éclairage

Un éclairage suffisamment puissant sera également nécessaire pour faciliter la perception des marches, la vue des rambardes et des éventuels obstacles (qu'il vaut d'ailleurs mieux évacuer très régulièrement)... L'interrupteur doit être placé de manière à être très facile à trouver. On peut également opter pour un interrupteur automatique détectant la présence d'une personne. Il faudra veiller à son excellent fonctionnement : il est important que la lumière reste allumée pendant tout le temps d'utilisation de l'escalier.

Il peut être également intéressant d'installer des éclairages au ras des marches qui permettent de mieux les visualiser.

Certains auteurs mentionnent le fait qu'un éclairage trop brillant peut dissuader le malade de retourner se coucher la nuit, car il refuse de croire que le jour ne s'est pas levé. Dans ce cas, un variateur pourra être utile.

 

Rugosité

Il conviendra de vérifier que l'escalier n'est pas glissant (trop bien ciré par exemple). Des surfaces antidérapantes pourront être fort utiles pourvu qu'elles ne forment pas obstacle et que le malade ne risque pas d'y trébucher en raison d'une légère surélévation par rapport au reste de la marche. Il sera intéressant de matérialiser les bords de marche d'une couleur différente afin qu'elles soient parfaitement visible, même avec une vue déclinante. A cet effet, des barres ultra-fines antidérapantes et colorées peuvent être d'une aide non négligeable.

 

Tapis

Les tapis de seuil (fixés ou non) et autres paillassons peuvent être dangereux en raison de la légère surélévation qu'ils engendrent dans tous les cas (risque de trébucher) et en raison des risques de glissade qui peuvent exister s'ils ne sont pas fermement fixés. Par contre, un tapis (ou une moquette) d'escalier bien fixé et comprenant une barre antidérapante (non saillante) sur le bord de chaque marche sera souvent beaucoup plus sûr qu'un escalier en bois en terme de risque de glissade.

 

Supervision

De toute façon, il convient de jeter de temps en temps un coup d’œil discret sur le malade quand il entreprend de s'aventurer dans l'escalier. Ainsi, on pourra s'assurer qu'il est suffisamment vaillant et en forme pour franchir l'obstacle, on pourra éventuellement l'encourager gentiment et, le jour venu, il sera possible de prendre les mesures de précaution nécessaires si le malade a besoin d'aide ou s'il est nécessaire de limiter son accès dans ces zones devenues dangereuses.

 

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:27

 

 

Aide-a-domicile.JPGRéticences du malade

Beaucoup d'aidants croulent moralement et physiquement sous les tâches à accomplir pour leur malade et pour eux-mêmes. Une solution est de se faire aider par un proche ou par des professionnels de l'aide à domicile. Quand le budget est trouvé, que la bonne personne a été contactée, il arrive parfois qu'un obstacle imprévu se produise : le malade, pour toutes sortes de « bonnes » raisons, ne veut pas qu'un tiers vienne chez lui.

 

Alors que l'aidant se réjouissait de pouvoir être soulagé, il est parfois obligé, sinon de renoncer, du moins de différer son projet et, s'il n'a pas anticipé cette difficulté, il risque d'être très fortement déçu, de s'énerver, voire de se mettre en colère ou même de se démoraliser.

 

Anticiper les objections

Dans le cas où l'aidant a vraiment besoin d'une aide, ce qui est le cas le plus général, il est alors bon de se préparer à traiter les objections du malade, ce qui pourra prendre différentes formes, selon le stade de la maladie. La proposition d'aide, refusée un jour, peut parfaitement être acceptée le lendemain par un malade qui aura eu besoin le premier jour d'affirmer son existence et qui le lendemain sera dans une humeur différente et aura oublié ses objections de la veille.

 

Dans les autres cas, on pourra tenter les stratégies suivantes qui repose sur la minimisation des conséquences et sur la nécessité, pour l'aidant, de se faire aider :

  • écouter attentivement le malade : il est enfin important d'écouter attentivement les objections du malade, de leur donner de l'importance, de lui montrer que son avis compte, qu'il est pris au sérieux. Il convient de le rassurer quant aux objections principales et, autant que faire se peut, de l'associer en amont au choix de l'aide à domicile ;

  • commencer progressivement : l'aide à domicile pourra commencer par venir quelques (dizaines) de minutes par jour en travaillant sur des activités neutres c'est-à-dire ne concernant pas directement le malade (ménage, rangement, linge...) ;

  • indiquer que l'aide concerne l'aidant et non le malade : l'aidant indiquera que personnellement, il ne peut pas ou ne peut plus réaliser telle ou telle tâche compte tenu de douleurs, de difficultés diverses. Si c'est le cas, il sera intéressant de rappeler des périodes antérieures où l'aidant a eu besoin d'aides dans le passé ;

  • indiquer que l'aide n'est que temporaire, le temps pour l'aidant de passer une période plus délicate ;

  • rappeler que l'aide à domicile ne coûte presque rien, que les subventions couvrent la quasi-totalité de la dépense et qu'il serait regrettable de se passer d'une telle aide mise à la disposition par la commune, comme pour beaucoup d'autres habitants ;

  • se faire appuyer par une figure d'autorité : le médecin, un frère ou une soeur, les enfants. Le médecin pourra même indiquer que c'est lui qui veut que l'aide à domicile vienne pour appuyer l'aidant ;

  • avoir des rapports amicaux avec l'aide à domicile, ce qui permettra de l'introduire comme un(e) ami(e) qui vient donner un coup de main...

 

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 17:00

 

 

Salle-de-bains.jpgL'Association Alzheimer de New-York propose quelques conseils pour faciliter la grande toilette des malades Alzheimer, celle que l'on fait sous la douche ou dans la baignoire.

 

 

Vérifications de base

Les conseils indiquent de vérifier d'abord un certain nombre de points simples et de bon sens :

  • La température de la pièce et la température de l'eau sont-elles adaptées ?

  • Le malade est-il gêné par la présence de tiers (personnel, enfant, conjoint...) pour se déshabiller ?

  • Est-ce compliqué pour le malade d'être déshabillé, baigné, lavé (cheveux en particulier) ?

  • Le malade craint-il de tomber en montant dans la baignoire ?

  • L'éclairage de la salle de bain est-il trop faible ou trop fort ?

  • Le malade est-il épuisé au moment de procéder à la toilette ?

  • Le malade a-t-il peur de l'eau ?

  • La douche envoie-t-elle l'eau de manière inconfortable pour le malade ?

 

 

Comment faire face ?

Il convient que la pièce soit à la fois sûre (limitation des risques) et sécurisante pour le malade (qu'il s'y sente en sécurité).

Des barres de maintien pourront utilement être fixées dans la douche et près des toilettes.

Dans une baignoire, il est intéressant d'utiliser un siège de transfert qui permet de faire passer le malade sans risque de l'extérieur de la baignoire à l'intérieur de la baignoire.

Dans une douche, un siège de douche tourné dos au pommeau facilitera le confort du malade.

Il est préférable d'avoir une douche manuelle qui permet d'orienter le jet d'eau adéquatement.

Utiliser la limitation de température pour éviter de brûler le malade avec de l'eau trop chaude.

Neutraliser les systèmes de verrouillage des portes (afin d'éviter que le malade s'enferme seul), utiliser des matériels antidérapants, et couvrir les radiateurs (éviter les chocs et les blessures).

 

La toilette devrait pouvoir être une expérience agréable pour le malade (et pour l'aidant). Il est favorable de la programmer quand le malade se sent en forme, d'utiliser un peignoir de bain valorisant pour le malade, de diffuser des parfums que le malade apprécie (aromathérapie) si c'est le cas, d'utiliser une radio étanche pour passer de la musique que le malade aime.

 

Il est possible que le malade n'apprécie pas d'être vu en petite tenue. Si c'est le cas, une cape ou un rideau de douche percé d'un trou laissant passer la tête pourra être fort utile pour « habiller » le malade. On commencera par le laver par les pieds en remontant doucement et précautionneusement. Il est souvent intéressant de parler au malade pendant que l'on s'occupe de lui par une conversation enjouée et rassurante. Si le malade semble effrayé, admettez ses émotions et apportez lui de la réassurance.

 

Utiliser, si nécessaire, des produits de lavage sans rinçage.

 

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 15:29

 

 

Jardin-Alzheimer.jpgLe plaisir de la nature

Nous apprécions, pour la plupart d'entre nous, d'avoir un jardin. Cela peut être un jardin d'agrément où nous pouvons admirer les fleurs, les plantes, leur variété, leur agencement... Cela peut-être un potager où nous pouvons apprécier de travailler et de récolter, de cultiver et faire pousser nous-mêmes des légumes et autres fruits dont la qualité nous sera sûre et le goût incomparable... Cela peut être un balcon équipé de jardinières ou même, un jardin intérieur avec des pots adroitement agencés pour former un relief de verdures et de couleurs...

 

Une reconnexion avec l'éternité

Il se trouve que de nombreux malades sont également dans la même situation que nous et qu'ils apprécient particulièrement la grande famille des espaces verts et les activités utiles à leur entretien, à leur maintien en excellent état.

Nombreux sont nos anciens qui ont vu leurs parents jardiner, entretenir des fleurs, et même, bien sûr, le faire eux-mêmes et souvent depuis des âges très jeunes. En effet, ils sont nés dans un environnement, en général, beaucoup plus rural que le nôtre dans lequel ils étaient souvent impliqués pour la conduite de cultures maraichères et même souvent, de cultures d'agrément.

 

La connexion avec la nature, avec le jardinage est alors un trait profondément – car très anciennement – ancré en eux qui va leur permettre, par toutes sortes de petits liens de renouer avec leur passé, celui de leurs aïeux, celui de leur enfance et souvent celui de leurs années de plénitude. Le jardinage, même à petite échelle, va également pouvoir être une sorte de thérapie par l'art, par une activité manuelle connectée aux ressources profondément imprimées dans la mémoire du malade.

Il est d'ailleurs de nombreux témoignages rapportant le calme et le plaisir que des malades peuvent trouver dans l'entretien d'un espace vert seul ou avec l'aide d'un proche.

 

Comment procéder ?

  • Il convient tout d'abord de veiller à supprimer tous les éléments pouvant entraîner des risques pour le malade en fonction de ses capacités : risques de coupure, de chute (en particulier sur les bordures des massifs, par dessus la rambarde du balcon, par une fenêtre...), risque de fugue (le cas échéant)... Il pourra être utile de se procurer des instruments de jardinage sans danger (pas de pointes, pas d'éléments très tranchants..) et faciles à manier sans pour autant qu'ils apparaissent comme des jouets.

  • Il convient d'équiper le malade de vêtements adaptés au temps et à l'état du jardin (chapeau, manches longues, bottes, imperméables, vêtements chauds ou non...) car il sera souvent peu capable de décider lui-même ce dont il a besoin pour être correctement protégé des intempéries ou du grand soleil.

  • Il convient ensuite d'accompagner le malade dans les premières explorations qu'il fera dans le jardin afin d'observer ce qui l'intéresse (enlever les mauvaises herbes, aérer les massifs, biner les pieds de plantes, confectionner des bouquets, cueillir des baies et des fruits, arroser les plantes, planter des radis...) et lui faciliter les activités en question.

  • En fonction de l'état du malade et des conditions de sécurité existante, il pourra être possible de le laisser œuvrer seul ou sous surveillance plus ou moins rapprochée ou d'agir avec lui en s'adaptant à ses besoins. Les activités solitaires ou accompagnées pourront d'ailleurs être alternées pour varier les périodes et allonger la durée d'occupation journalière que le jardin (le balcon, le coin verdure) peut représenter.

 

Bonnes activités jardinières et maraichères...

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 09:40

 

 

 

agitation.jpgUne situation assez courante

Une des caractéristiques de la maladie d'Alzheimer est d'entraîner des crises d'agitation des malades pouvant aller jusqu'à une agressivité certaine. Cela peut se produire dans toutes sortes de circonstances et dans la plupart des cas, cela se produit sans que les personnes présentes aient commis quelque faute que ce soit. Pour autant, il est nécessaire que les personnes présentes sachent réagir au mieux pour limiter les problèmes qui peuvent se poser tant pour le malade que pour l'entourage. A cet effet, si les médicaments peuvent, dans des situations difficiles, pour des diagnostics spécifiques et pour des périodes limitées être utiles, d'autres techniques sont intéressantes comme, notamment, la capacité à rediriger l'attention du malade vers un autre sujet de préoccupation. Un autre article a déjà traité cette question de l'attention antérieurement. Il s'agit ici d'examiner les réponses possibles à l'agitation, à moyen terme, en fonction des origines possibles de celle-ci.

 

 

L'origine de la crise

La crise peut provenir de différentes causes qui pourront être traitées de manière adaptées dès qu'elles auront été diagnostiquées. Ces causes peuvent relever de problèmes cognitifs, d'une dépression passée inaperçue ou d'autres troubles psychologiques, de douleurs physiques, d'inconfort, d'interactions mal ressenties...

 

Problèmes cognitifs

Comme tous les êtres humains, les malades passent au travers de leurs filtres internes les différentes perceptions qu'ils reçoivent de l'extérieur et ils interprètent ces perceptions en fonction des expériences précédentes qu'ils ont déjà vécues. Or du fait des déficits cognitifs que les malades connaissent, les perceptions qu'ils reçoivent de l'extérieur sont interprétées avec des biais modifiés par rapport à celles qu'ils avaient auparavant et, dans leur trouble, ces perceptions peuvent leur sembler menaçantes alors que rien ne le justifie.

Dans ce cas, il est nécessaire que l'entourage prenne toutes les précautions pour tenir compte de l'évolution déclinante et permanente des capacités du malade.

 

Troubles psychologiques

La maladie d'Alzheimer entraîne des déséquilibres chimiques dans le cerveau pouvant être à l'origine de dépression, d'anxiété, d'illusions et hallucinations, ainsi que d'autres problèmes...

Dans ce cas, il est important de traiter le trouble du malade de manière approprié, ce qui passe souvent par l'utilisation de médicaments adaptés.

 

Douleurs physiques

Comme tout un chacun, le malade peut ressentir différentes douleurs banales qu'il aura du mal à exprimer, ce qui pourra entraîner des manifestations surprenantes pour l'entourage tant que le décodage et le traitement n'aura pas été fait. Cela peut aller de maux de têtes à des ongles douloureux, de la constipation, des rages de dents, des courbatures et autres douleurs musculaires.

Seule une observation attentive pourra permettre de déceler le trouble et ensuite de le soigner. Il peut être nécessaire, notamment au début, de se faire aider pour interpréter les comportements du malade.

 

Inconfort

Le froid, le chaud, la soif, etc. sont également des situations pouvant entraîner des désagréments, pour ne pas dire de la douleur, au malade. Comme il ne peut pas toujours l'exprimer de manière compréhensible, il risque d'extérioriser son besoin par des comportements surprenants.

La solution est proche de la solution précédente : observation et résolution du problème.

 

Interactions

Les interactions avec les tiers peuvent être mal ressenties si elles rappellent au malade un souvenir problématique par fois très ancien. L'action menée par le tiers pourra être parfaitement anodine, parfaitement sympathique, mais si elle est mal interprétée par le malade pour une raison qui lui appartient, les conséquences seront désagréables tant pour le malade que pour le tiers. Il est alors important d'avoir une bonne panoplie de comportements différents pour rassurer le malade et notamment d'essayer des gestes calmes, des paroles rassurantes, un accompagnement bienveillant. Si ce n'est pas suffisant, le temps que le malade se calme, il pourra être nécessaire de faire intervenir un tiers, quitte à revenir plus tard...

 

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 09:56

 

 

Eau.jpgBoire abondamment

Même si de temps en temps, il arrive qu'une étude tente de remettre en cause la nécessité de boire abondamment, les spécialistes de la bonne santé recommandent de consommer environ un litre et demi de liquide par jour, en privilégiant l'eau. Le Programme National Nutrition et Santé, sous l'égide du Ministère de la Santé, indique notamment qu'il faut compenser 2,5 litres de pertes d'eau par jour et par adulte en moyenne (transpiration, respiration, élimination...). Il s'agit non seulement :

  • de permettre à l'ensemble des cellules de son corps d'être suffisamment hydratées (le sang est plus acide en cas de déshydratation),

  • mais également de faciliter l'élimination des déchets organiques (tant par les urines que par la transpiration),

  • de protéger sa vessie (les concentrations trop élevées des urines ont tendance à endommager la vessie à long terme),

  • de protéger le cœur, le cerveau et les reins par une meilleure irrigation sanguine,

  • de faciliter la digestion (l'hydratation des selles facilite leur élimination en combattant la constipation)...

 

 

Déshydratation

Toutefois, avec les années, la sensation de soif diminue et il arrive fréquemment que les personnes de plus de 55 ans oublient de boire suffisamment. Pour une personne qui n'a plus toute sa tête, qui commence à oublier certaines habitudes qu'elle avait, il arrive que les consommations d'eau deviennent très faibles, trop faibles et que la déshydratation guette, en particulier en période de (fortes) chaleur(s) ou dans des appartements très chauds et très secs...

De l'extérieur, les symptômes de la déshydratation grave peuvent être observables assez facilement pour une personne prévenue et attentive :

  • la personne déshydratée va moins aux toilettes (et ses urines sont particulièrement foncées),

  • elle peut ressentir des crampes musculaires,

  • elle perd du poids,

  • ses yeux semblent plus enfoncés que d'habitude, ils ont des cernes plus marqués,

  • elle respire plus rapidement,

  • elle semble (très) fatiguée,

  • des signes de perte de vigilance apparaissent,

  • la personne déshydratée semble (très) fatiguée,

  • les facultés intellectuelles s'affaiblissent encore,

  • la personne déshydratée peut même perdre connaissance...

 

En cas de déshydratation forte, il sera nécessaire de consulter un professionnel de santé pour évaluer si des mesures de réhydratation d'urgence spécifiques sont nécessaires.

 

 

Faire boire le malade

Il est donc important que le malade boive abondamment et ce particulièrement pendant les périodes chaudes, mais également en hiver où l'atmosphère intérieure des habitations est plus sèche. A cet effet, il sera important de trouver le moyen de vérifier les quantités d'eau ou de liquides non alcoolisés que le malade aura bu durant la journée : doser un litre et demi dans un récipient adapté et vérifier qu'il a été consommé dans la journée, utiliser une bouteille d'eau de la bonne contenance, compter le nombre de verres d'eau consommés...

Avec certains malades, les risques d'incontinence peuvent être plus importants. Il conviendra alors de prévoir les mesures nécessaires qui peuvent parfois simplement consister à conduire le malade régulièrement aux toilettes.

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:56

 

 

CerveauPrévention intellectuelle

Il est maintenant largement admis et démontré que la stimulation intellectuelle est favorable en terme de prévention dans les familles susceptibles d'être touchées par la maladie d'Alzheimer. Un niveau d'étude élevé est en particulier un excellent moyen de protection, de ralentissement de l'apparition des premiers effets de la maladie. Des études récentes réalisées par l'INSERM en France à Montpellier et Dijon et publiées dans la revue « Neurology » en juin 2009 confirment que les activités intellectuelles stimulantes (en particulier faire des mots croisés, jouer aux cartes, aller au théâtre ou au cinéma, pratiquer une activité artistique...) pratiquées plusieurs fois par semaine contribuent à faire diminuer significativement les risques de démence en général et de maladie d'Alzheimer en particulier.

 

 

Le remède peut devenir poison

Toutefois, il convient de rappeler que la même revue « Neurology » a publié en septembre 2010 un article qui confirme les conclusions de l'INSERM (diminution du risque de maladie chez les personnes stimulées intellectuellement), mais qui indique que des stimulations intellectuelles trop marquées aggravent les symptômes de la maladie chez les malades déjà diagnostiqués. Autrement dit, ce qui est favorables chez les personnes non malades devient défavorable chez les malades et neutre chez les personnes qui ont un déficit cognitif léger.

 

 

Une pression délétère

Quelle pourrait être l'explication de ces observations surprenantes ?

On sait que chez les personnes fonctionnant correctement sur le plan intellectuel, une fraction significative de la protection apportée par l'activité intellectuelle provient d'une utilisation plus poussée de la « réserve cognitive », c'est-à-dire de la capacité à utiliser de manière très souple toutes les ressources intellectuelles disponibles pour des activités variées... Autrement dit, l'habitude d'utiliser son esprit pour résoudre des problèmes variés le rend plus souple et plus efficace.

Par contre, quand une personne est malade, quand la maladie est diagnostiquée, quand les symptômes comportementaux apparaissent, c'est que la personne souffrante ne peut plus faire face aux besoins de sa vie courante avec les ressources intellectuelles dont elle dispose. Elle utilise toutes ses ressources intellectuelles qui, malgré tout, sont insuffisantes. La compétition (consciente ou inconsciente) face aux autres ou face à soi-même n'est plus possible et devient délétère.

Vouloir stimuler intellectuellement une personne malade, vouloir l'entraîner consiste en fait à vouloir lui faire utiliser des ressources qui ne sont plus disponibles et fait ressentir à cette personne ses difficultés de manière plus explicite. Elle ne se sent plus à la hauteur de ce que l'on attend d'elle, ce qui, indirectement, entraîne des difficultés en terme d'estime de soi, des risques de repliement, une incompréhension face aux difficultés auxquelles elle est soumise.

 

 

Choisir des activités adaptées

Cela ne signifie par pour autant qu'il ne faut plus faire pratiquer au malade aucune activité intellectuelle. Il convient de choisir des activités adaptées, gratifiantes et notamment des activités à visée qualitative que le malade est capable de réussir à sa mesure. Tout le champ des activités créatives est grand ouvert pour permettre au malade de s'exprimer, de créer, d'agir et de réfléchir à sa mesure, en fonction de ses moyens et en fonction de ses envies. L'art sous forme de jeu, d'activité gratifiante, devient alors un loisir et une thérapie par les possibilités d'utiliser toutes ses ressources de manière entièrement libre, au niveau disponible... Pour le malade qui apprécie ce type d'activités, l'art lui permet de vivre aussi pleinement, aussi intensément, aussi sereinement que possible chaque instant, de faire de chaque instant un instant d'éternité où il sera en accord avec lui-même et avec le monde qui l'entoure...

Très souvent, il sera alors tout proche du bonheur, dont il se rapprochera encore plus s'il peut le partager avec ses proches... Il aura alors de nouveau un rôle significatif au milieu des siens en les initiant à ces moments de plénitude, rôle qui lui redonnera une dignité et une valeur dont, parfois, il pouvait douter face à lui-même et face au regard des tiers...

 

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 18:53

 

 

 

 

carte-d-invalidite--Alzheimer-.jpgDifférentes « facilités »

 

Les malades d'Alzheimer (ou leur famille) peuvent demander la carte d'invalidité qui leur permet de bénéficier d'un certain nombre de « facilités » visant à compenser partiellement certaines difficultés qu'ils rencontrent :

  • des avantages fiscaux importants,

  • la priorité dans les files d'attente des lieux publics,

  • la priorité d'accès aux places assises dans les lieux publics (transports en commun, salles d'attentes...) pour le malade et pour son accompagnateur,

  • de réductions tarifaires importantes à la SNCF (sur simple présentation de la carte d'invalidité),

  • des avantages laissés à la discrétion des organismes privés (entreprises, associations...).

 

 

Avantages fiscaux

Les avantages fiscaux que confère la carte d'invalidité sont de deux ordres.

  • D'une part, avec un taux d'invalidité de 80% (que l'on obtient normalement avec la maladie d'Alzheimer), elle permet de bénéficier d'une demi-part supplémentaire pour le calcul de l'impôt sur le revenu. Toutefois cette demi-part n'est pas cumulable avec d'autres majorations (veufs, célibataires ou divorcés avec enfants à charge ou imposés séparément).

  • D'autre part, des abattements sous conditions sur la taxe d'habitation et sur la taxe foncière (ces réductions sont laissés à l'initiative des communes et doivent être demandées avant le 31 décembre pour l'année suivante au moyen d'un formulaire spécifique disponible au Centre des Impôts dont vous dépendez).

 

Il est à noter que la carte d'invalidité n'apporte plus d'avantage particulier pour l'exonération de la redevance audio-visuelle.

 

 

Quand et où la demander ?

La carte d'invalidité peut être demandée dès le diagnostic de la maladie d'Alzheimer.

Elle doit être demandée à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) du lieu de résidence du malade au moyens de formulaires réglementaires que vous trouverez sur internet (https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_13788.do) ou que vous pourrez vous procurer dans les services sociaux des collectivités locales (en mairie par exemple). Il convient également de joindre à la demande un formulaire officile rempli par le médecin traitant du malade (à voir avec lui), la photocopie d'une pièce d'identité (ou d'un titre de séjour pour les personnes étrangères) du malade, une photographie d'identité.

La carte est gratuite.

Il convient de demander en même temps (si cela n'a pas été fait auparavant) la carte de stationnement qui permet de garer le véhicule de l'accompagnant sur les places réservées aux handicapés.

 

 

Durée et renouvellement

La carte d'invalidité est attribuée pour un à dix ans en fonction de l'appréciation des services officiels.

Pour un renouvellement, une nouvelle demande doit être faite plusieurs mois (au moins six mois) avant la date d'échéance pour recevoir la nouvelle carte à temps, les services des MDPH étant souvent très encombrés.

 

 

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 09:28

 

 

 

Maia-Alzheimer.jpgStructures existantes et nouvelles structures

Jusqu'à présent, les malades et leurs familles pouvaient s'adresser aux CLIC (voir l'article) pour s'informer et mettre en oeuvre les différentes ressources disponibles localement pour soigner et accompagner les malades. Toutefois, il est apparu que les CLIC avaient, parfois, des difficultés à prendre en charge toutes les spécificités des malades d'Alzheimer, dans la mesure où ils sont plutôt orientés vers un accompagnement sociale du malade et où les malades d'Alzheimer peuvent requérir des ressources importantes, notamment en temps, dont les CLIC ne disposaient pas toujours.

 

Le gouvernement, dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, a donc décidé d'expérimenter de nouvelles structures spécifiques aux malades d'Alzheimer appelées MAIA, c'est-à-dire : « Maisons pour l'Autonomie et l'Intégration des malades d'Alzheimer ». Du fait de leur spécialisation, les MAIA seront parfaitement à même de proposer une réponse spécifique et personnalisée aux familles et aux malades.

 

Une phase d'expérimentation

17 sites d'expérimentation ont été mis en place à partir du début d'année 2009 en France. Ces sites étaient proposés soit par les CLIC, soit par les conseils généraux, soit par les secteurs gérontologiques, soit par des associations... Les expérimentations devaient durer deux ans et les premiers enseignements ont déjà été tirés (juin 2010) des premières expériences menées.

 

Vers la généralisation

A partir des leçons apprises des 17 premières expérimentations, un cahier des charges va être rédigé pour définir le rôle précis des MAIA sur l'ensemble du territoire et lancer les appels d'offres pour la généralisation des nouvelles structures.

 

Il est prévu que 35 nouvelles MAIA démarreront en 2011 et 100 en 2012.

 

 

 

Actuellement (2010), il existe des MAIA dans les collectivités locales suivantes :

  • Bassin Burgien (01),

  • Marseille (13),

  • Cher (18),

  • Canton de St Pol de Léon (29),

  • Gers (32),

  • Communauté Urbaine de Bordeaux (33),

  • Isère (38),

  • Haute-Loire (43),

  • Meurthe-et-Moselle (54),

  • Nord (59),

  • Montreuil sur Mer (62),

  • Agglomération Clermontoise (63),

  • Mulhouse et Illzach (68),

  • Sarthe (72),

  • 20° arrondissement de Paris (75),

  • Val-de-Marne (94),

  • Survilliers (95).

 

 

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