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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 15:43


 

 

Escalier.jpgPour toute personne ayant des difficultés musculaires ou des douleurs articulaires, la montée et la descente d'un escalier peuvent être des épreuves difficiles voire insurmontables. Pour un malade d'Alzheimer, aux problèmes physiques éventuels vont se rajouter les difficultés de perception et de raisonnement spécifiques à la maladie à partir d'un certain stade.

 

Que peut-on faire, alors, pour faciliter la vie du malade – et de ses aidants – et pour que l'escalier soit un lieu sans risque majeur ?

 

Condamner, à terme, l'escalier

Il faut garder à l'esprit qu'à partir d'un certain stade, le malade ne pourra plus utiliser l'escalier, même avec l'aide d'un tiers. Soit, il faudra abandonner l'usage de l'escalier (et donc ramener l'ensemble de ce qui est nécessaire à la vie courante sur un seul étage), soit il faudra contourner la difficulté (ascenseur, monte-charge, pan incliné...).

Il pourra également être utile de condamner l'escalier pour le malade (barrière efficace, porte, cloison mobile...). Il faudra veiller à le faire avec des dispositifs adaptés aux adultes, à leur taille, à leur force, à leur persévérance...

Des systèmes électroniques (détecteur de présence, détecteurs de mouvement...) permettant de savoir ce que fait le malade pourront être fort utiles...

 

Toutefois, avant d'en arriver là, des mesures plus simples peuvent être prises.

 

Rambardes

La mise en place d'une double rambarde (à gauche et à droite de l'escalier) permettra au malade de s'appuyer avec ses deux bras si l'escalier est suffisamment étroit, de choisir le côté sur lequel il s'appuie (il arrive souvent qu'un bras soit plus vaillant que l'autre), voire de changer de côté d'appui pour soulager un des deux bras alternativement... La rambarde sera fixée à 80-90 cm au-dessus du sol et commencera et se terminera avant et après l'escalier pour permettre un appui sûr avant de commencer la progression dans l'escalier.

Même pour passer un simple seuil (une marche), une rambarde (voire une poignée d'appui) sera fort utile.

 

Éclairage

Un éclairage suffisamment puissant sera également nécessaire pour faciliter la perception des marches, la vue des rambardes et des éventuels obstacles (qu'il vaut d'ailleurs mieux évacuer très régulièrement)... L'interrupteur doit être placé de manière à être très facile à trouver. On peut également opter pour un interrupteur automatique détectant la présence d'une personne. Il faudra veiller à son excellent fonctionnement : il est important que la lumière reste allumée pendant tout le temps d'utilisation de l'escalier.

Il peut être également intéressant d'installer des éclairages au ras des marches qui permettent de mieux les visualiser.

Certains auteurs mentionnent le fait qu'un éclairage trop brillant peut dissuader le malade de retourner se coucher la nuit, car il refuse de croire que le jour ne s'est pas levé. Dans ce cas, un variateur pourra être utile.

 

Rugosité

Il conviendra de vérifier que l'escalier n'est pas glissant (trop bien ciré par exemple). Des surfaces antidérapantes pourront être fort utiles pourvu qu'elles ne forment pas obstacle et que le malade ne risque pas d'y trébucher en raison d'une légère surélévation par rapport au reste de la marche. Il sera intéressant de matérialiser les bords de marche d'une couleur différente afin qu'elles soient parfaitement visible, même avec une vue déclinante. A cet effet, des barres ultra-fines antidérapantes et colorées peuvent être d'une aide non négligeable.

 

Tapis

Les tapis de seuil (fixés ou non) et autres paillassons peuvent être dangereux en raison de la légère surélévation qu'ils engendrent dans tous les cas (risque de trébucher) et en raison des risques de glissade qui peuvent exister s'ils ne sont pas fermement fixés. Par contre, un tapis (ou une moquette) d'escalier bien fixé et comprenant une barre antidérapante (non saillante) sur le bord de chaque marche sera souvent beaucoup plus sûr qu'un escalier en bois en terme de risque de glissade.

 

Supervision

De toute façon, il convient de jeter de temps en temps un coup d’œil discret sur le malade quand il entreprend de s'aventurer dans l'escalier. Ainsi, on pourra s'assurer qu'il est suffisamment vaillant et en forme pour franchir l'obstacle, on pourra éventuellement l'encourager gentiment et, le jour venu, il sera possible de prendre les mesures de précaution nécessaires si le malade a besoin d'aide ou s'il est nécessaire de limiter son accès dans ces zones devenues dangereuses.

 

 

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commentaires

S

J’aime bien les informations présentées sur ce sujet de Soins à Domicile , merci de partager ça sur le blog.


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