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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 20:15

 

Le confort du patient atteint de la maladie d'Alzheimer

 

Lorsque le malade n'est plus à même de s'exprimer clairement par la parole et qu'il fait de longues stations dans un fauteuil, il est important de veiller régulièrement à son confort. Rester longtemps sans bouger entraîne des problèmes d'inconfort thermique (froid en particulier), de positions physiquement inconfortables, voire de problèmes d'irrigation sanguine des membres et des zones en contact permanent avec le fauteuil ou le lit, de crampes, de besoins physiologiques (soif, mixtion...).

 

Veiller au confort thermique du malade

Placer la personne près d'une fenêtre peut être une excellente idée du point de vue des distractions, du moral du malade... Il faut veiller néanmoins au fait que le soleil peut être une source d'inconfort non négligeable, qu'en hiver l'air est plus frais près des fenêtres que dans le reste de la pièce avec les risques de prendre froid que cela représente... D'une part, l'air froid pénètre par les interstices qui existent autour des fenêtres et d'autre part, les fenêtres sont à une température intermédiaire entre la température de l'air au centre de la pièce et la température extérieure : il peut faire plusieurs degrés de moins à proximité immédiate de la fenêtre, même si l'on ne le sent pas en raison d'un soleil revigorant (le fond de l'air reste frais).

Il est alors important de surveiller la température corporelle du malade et en particulier celle de ses extrémités et de prévoir les couvertures, châles, gants, chaussons fourrés, radiateurs d'appoint, thermomètres nécessaires au confort thermique de la personne.

 

Veiller au confort physique du malade

Garder la même position sur une longue durée entraîne :

  • des douleurs (crampes...) dans les articulations,

  • des rigidités importantes et pénibles au moment des changements de position,

  • des problèmes de circulation sanguine dans les membres périphériques,

  • des zones corporelles mal irriguées en sang aux points d'appui du corps sur les surfaces dures, bien évidemment, mais également sur les coussins...

Il convient alors que la personne assise ou couchée change régulièrement de position, soit seule, si elle le peut, soit avec l'aide d'un proche si c'est nécessaire. Il convient éventuellement de prévoir du mobilier adapté pour faciliter les mouvements et la circulation sanguine (fauteuils électriques, matelas et coussins anti-escarres...).

 

Faire boire le malade

Un malade qui s'exprime peu ne demandera pas à boire et risque de se déshydrater gravement. Il est important que le malade continue à boire le volume d'eau dont son corps a besoin pour fonctionner correctement. Un récipient de la contenance adaptée rempli en début de journée avec de l'eau de bonne qualité permettra de vérifier à tout moment de la journée que l'on a donné suffisamment à boire au malade.

 

Travailler l'ambiance acoustique

Le confort du malade passe aussi par une ambiance acoustique agréable : il sera pertinent de lui passer de la musique qu'il aime depuis toujours, de la musique associée à de bons souvenirs anciens qui contribueront à une meilleure santé morale... 

 

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