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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:31

 

 

infirmiere-alzheimer.jpgIntroduction

Les infirmiers et infirmières exercent une activité médicale qui vise à apporter tous les soins courants dont peuvent avoir besoin leurs patients afin, selon l'OMS, « d'aider les individus, les familles et les groupes à déterminer et réaliser leur plein potentiel physique, mental et social et à y parvenir dans le contexte de l'environnement dans lequel ils vivent et travaillent... ». La réglementation et la théorie distinguent deux types de soins apportés par les infirmiers :

  • d'une part, les soins du rôle propre infirmier (c'est-à-dire les soins qu'un infirmier peut accomplir de façon autonome : « soins d'entretien et de continuité de la vie et visant à compenser (...) un manque ou une diminution d'autonomie » selon le décret de 2004 traitant de la profession d'infirmier et d'infirmière),

  • d'autre part, les soins du rôle délégué (actes en application d'une prescription médicale ou d'un protocole médical.

Le décret cite 45 actes qui peuvent être accomplis dans le cadre du rôle propre (des soins d'hygiène à la surveillance et l'évaluation des engagements thérapeutiques en passant par la réalisation des pansements et bandages...) et 43 actes qui peuvent être réalisés dans le cadre du rôle délégué (de certaines scarifications, injections et perfusions à la mise en oeuvre des engagements thérapeutiques en passant par la pose de diverses sondes...).

 

Le rôle délégué implique un suivi des actes réalisés pour évaluer les conséquences et les troubles qui pourraient exister mais également un regard critique sur des prescriptions qui pourraient se révéler inadaptées au malade spécifique : cela implique donc, de la part des infirmiers et infirmières, la compréhension précise des prescriptions, de leurs atouts, de leurs limites et de leurs risques pour interpeler le prescripteur voire suspendre l'application de la prescription et obtenir les corrections nécessaires...

 

Exercice professionnel

Les infirmiers et infirmières peuvent exercer dans différents cadres institutionnels qui vont du secteur hospitalier (privé ou public), en milieu scolaire, dans les crèches, chez les pompiers, en libéral (au domicile des patients et/ou en cabinet privé)...

Les infirmiers et infirmières libérales (ainsi que des aides-soignants diplômés d'État) peuvent également intervenir au domicile des personnes âgées dans le cadre des SSIAD (Services de Soins Infirmiers A Domicile) qui ont été développés en France pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées.

En France, les infirmie(è)r(e)s sont théoriquement regroupées dans un ordre professionnel (comme les médecins) depuis 2006 qui ne rassemblerait, en début 2010, qu'environ 50.000 professionnels sur les 500.000 qui exercent en France. Sur ces 500.000, 70.000 d'entre eux exercent en libéral.

 

Capacités relationnelles

Comme dans la plupart des professions médicales, les capacités relationnelles sont importantes pour que les patients acceptent des soins qui peuvent concerner leur intimité et pour qu'ils expriment en toute confiance les difficultés qu'ils peuvent ressentir lors de la mise en œuvre d'un soin ou d'un traitement. Dans le cas de la maladie d'Alzheimer, il convient également que l'infirmier ou l'infirmière soit patient(e) en raison des risques d'oubli par le malade du rôle et de l'identité de la personne qui vient lui prodiguer des soins : il faudra parfois, souvent dans certains cas, réexpliquer.

 

Infirmières et infirmiers et Alzheimer

A domicile, les infirmières interviendront progressivement, en fonction de l'état du patient. Cela pourra être dans le cadre soins infirmiers pour leur donner leurs médicaments à la bonne dose et à un moment adapté quand le malade risque de faire des confusions et d'oublier ou, au contraire, de prendre plusieurs fois ses médicaments (non-observance du traitement et risque d'intoxication...). Cela pourra être également des soins corporels (toilette, habillage...). Dans ces derniers cas, les soins pourront aussi être apportés par des aides-soignants participants aux soins infirmiers à domicile.

En institutions (maisons de retraite en particulier), les infirmier(e)s vont souvent être chargés d'aider les malades à accomplir les actes de la vie quotidienne qu'ils ne peuvent plus réaliser seuls (toilette(s), habillage, repas, déplacements...), à assurer la surveillance médicale et les traitements de confort, à faire face aux troubles psychologiques de la maladie apathie, dépression, confusion, agitation, agressivité...), dans des conditions souvent difficiles quand les effectifs sont réduits et que l'utilité des soins apportés pose parfois (à tort ou à raison) question à ceux qui les réalisent... Ici encore, les infirmières et les aides-soignants collaboreront en se répartissant les tâches en fonction de leurs compétences et de leurs disponibilités respectives...

 

Dans le cadre du protocole de soins mis en place par le médecin traitant (cf. article Affection de Longue Durée (ALD) exonérante), les soins infirmiers sont pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale.

 

 

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