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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:40

 

 

Différentes sortes de neuronesIncertitude sur les mécanismes ?

Il a déjà été indiqué ici que l'on ne comprenait pas tous les mécanismes détaillés du développement de la maladie d'Alzheimer. On pense que deux molécules principales jouent un rôle important et potentialisant (multiplicateurs) dans l'apparition de la maladie : le développement des plaques amyloïdes et la dégénérescence des micro-tubules respectivement à l'extérieur et à l'intérieur des neurones. Toutefois devant certains échecs récents de vaccins expérimentaux destinés à ralentir voire arrêter la maladie, certains experts ont été très (trop) prompts à remettre en cause le caractère déterminant des plaques amyloïdes. Suivre l'actualité de la recherche est alors une difficile épreuve pour celui qui cherche une lumière assurée dans ce brouillard en dissipation lente.

 

 

Une nouvelle lueur ?

Pour autant, la plupart des cliniciens estiment que la présence conjointe des deux types de lésions (Dégénérescence Neuro-Fibrillaire et plaques amyloïdes) est un signe certain de maladie.

Une recherche récente réalisée à l'Université de San Diego, en Californie, vient en outre conforter l'hypothèse que la maladie d'Alzheimer est réellement liée au développement des plaques amyloïdes. Cette étude montre en effet que les plaques amyloïdes endommagent certaines enzymes protectrices (appelées catalases) chargées de protéger le cerveau contre les dommages causées par des molécules agressives (peroxyde d'hydrogène) présentes naturellement dans les corps vivants en tant que sous-produit du métabolisme. Ces enzymes protectrices sont normalement chargées de détruire le peroxyde d'hydrogène et de le transformer en eau et en oxygène. En présence de plaques amyloïdes, les catalases sont, soit endommagées, soit piégées à l'intérieur des amas : piégées et/ou endommagées, elles ne peuvent plus protéger les neurones contre certaines lésions liées aux attaques du peroxyde d'hydrogène et typiques de la maladie d'Alzheimer.

 

 

Une confirmation et de nouvelles pistes de recherches

La bonne nouvelle des dernières recherches est qu'il a été possible de trouver un « mécanisme » chimique permettant de protéger les catalases : une molécule a été mise au point pour emballer les plaques amyloïdes de telle manière qu'elles ne piègent plus et n'endommagent plus les catalases. A partir du moment où les plaques sont emballées, les nouvelles catalases qui se forment peuvent agir efficacement et leurs fonctions sont restaurées : la concentration de peroxyde d'hydrogène autour des neurones redescend à un niveau normal.

Les chercheurs de San Diego pensent que cette catégorie de molécules pourrait être la base de nouveaux médicaments contre la maladie d'Alzheimer et ils ont commencé à faire des expérimentations sur des souris pour en vérifier l'efficacité. C'est dire si, au cas où cette voie prometteuse se révélait praticable, il faudrait encore plusieurs années avant qu'elle ne débouche sur des applications médicales disponibles en médecine neurologique.

C'est néanmoins à la fois un espoir, mais également un indice de confirmation du rôle important joué par les plaques amyloïdes dans le développement de la maladie d'Alzheimer.

 

 

 

 

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