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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 09:40

 

 

 

agitation.jpgUne situation assez courante

Une des caractéristiques de la maladie d'Alzheimer est d'entraîner des crises d'agitation des malades pouvant aller jusqu'à une agressivité certaine. Cela peut se produire dans toutes sortes de circonstances et dans la plupart des cas, cela se produit sans que les personnes présentes aient commis quelque faute que ce soit. Pour autant, il est nécessaire que les personnes présentes sachent réagir au mieux pour limiter les problèmes qui peuvent se poser tant pour le malade que pour l'entourage. A cet effet, si les médicaments peuvent, dans des situations difficiles, pour des diagnostics spécifiques et pour des périodes limitées être utiles, d'autres techniques sont intéressantes comme, notamment, la capacité à rediriger l'attention du malade vers un autre sujet de préoccupation. Un autre article a déjà traité cette question de l'attention antérieurement. Il s'agit ici d'examiner les réponses possibles à l'agitation, à moyen terme, en fonction des origines possibles de celle-ci.

 

 

L'origine de la crise

La crise peut provenir de différentes causes qui pourront être traitées de manière adaptées dès qu'elles auront été diagnostiquées. Ces causes peuvent relever de problèmes cognitifs, d'une dépression passée inaperçue ou d'autres troubles psychologiques, de douleurs physiques, d'inconfort, d'interactions mal ressenties...

 

Problèmes cognitifs

Comme tous les êtres humains, les malades passent au travers de leurs filtres internes les différentes perceptions qu'ils reçoivent de l'extérieur et ils interprètent ces perceptions en fonction des expériences précédentes qu'ils ont déjà vécues. Or du fait des déficits cognitifs que les malades connaissent, les perceptions qu'ils reçoivent de l'extérieur sont interprétées avec des biais modifiés par rapport à celles qu'ils avaient auparavant et, dans leur trouble, ces perceptions peuvent leur sembler menaçantes alors que rien ne le justifie.

Dans ce cas, il est nécessaire que l'entourage prenne toutes les précautions pour tenir compte de l'évolution déclinante et permanente des capacités du malade.

 

Troubles psychologiques

La maladie d'Alzheimer entraîne des déséquilibres chimiques dans le cerveau pouvant être à l'origine de dépression, d'anxiété, d'illusions et hallucinations, ainsi que d'autres problèmes...

Dans ce cas, il est important de traiter le trouble du malade de manière approprié, ce qui passe souvent par l'utilisation de médicaments adaptés.

 

Douleurs physiques

Comme tout un chacun, le malade peut ressentir différentes douleurs banales qu'il aura du mal à exprimer, ce qui pourra entraîner des manifestations surprenantes pour l'entourage tant que le décodage et le traitement n'aura pas été fait. Cela peut aller de maux de têtes à des ongles douloureux, de la constipation, des rages de dents, des courbatures et autres douleurs musculaires.

Seule une observation attentive pourra permettre de déceler le trouble et ensuite de le soigner. Il peut être nécessaire, notamment au début, de se faire aider pour interpréter les comportements du malade.

 

Inconfort

Le froid, le chaud, la soif, etc. sont également des situations pouvant entraîner des désagréments, pour ne pas dire de la douleur, au malade. Comme il ne peut pas toujours l'exprimer de manière compréhensible, il risque d'extérioriser son besoin par des comportements surprenants.

La solution est proche de la solution précédente : observation et résolution du problème.

 

Interactions

Les interactions avec les tiers peuvent être mal ressenties si elles rappellent au malade un souvenir problématique par fois très ancien. L'action menée par le tiers pourra être parfaitement anodine, parfaitement sympathique, mais si elle est mal interprétée par le malade pour une raison qui lui appartient, les conséquences seront désagréables tant pour le malade que pour le tiers. Il est alors important d'avoir une bonne panoplie de comportements différents pour rassurer le malade et notamment d'essayer des gestes calmes, des paroles rassurantes, un accompagnement bienveillant. Si ce n'est pas suffisant, le temps que le malade se calme, il pourra être nécessaire de faire intervenir un tiers, quitte à revenir plus tard...

 

 

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