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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 15:29

 

 

Jardin-Alzheimer.jpgLe plaisir de la nature

Nous apprécions, pour la plupart d'entre nous, d'avoir un jardin. Cela peut être un jardin d'agrément où nous pouvons admirer les fleurs, les plantes, leur variété, leur agencement... Cela peut-être un potager où nous pouvons apprécier de travailler et de récolter, de cultiver et faire pousser nous-mêmes des légumes et autres fruits dont la qualité nous sera sûre et le goût incomparable... Cela peut être un balcon équipé de jardinières ou même, un jardin intérieur avec des pots adroitement agencés pour former un relief de verdures et de couleurs...

 

Une reconnexion avec l'éternité

Il se trouve que de nombreux malades sont également dans la même situation que nous et qu'ils apprécient particulièrement la grande famille des espaces verts et les activités utiles à leur entretien, à leur maintien en excellent état.

Nombreux sont nos anciens qui ont vu leurs parents jardiner, entretenir des fleurs, et même, bien sûr, le faire eux-mêmes et souvent depuis des âges très jeunes. En effet, ils sont nés dans un environnement, en général, beaucoup plus rural que le nôtre dans lequel ils étaient souvent impliqués pour la conduite de cultures maraichères et même souvent, de cultures d'agrément.

 

La connexion avec la nature, avec le jardinage est alors un trait profondément – car très anciennement – ancré en eux qui va leur permettre, par toutes sortes de petits liens de renouer avec leur passé, celui de leurs aïeux, celui de leur enfance et souvent celui de leurs années de plénitude. Le jardinage, même à petite échelle, va également pouvoir être une sorte de thérapie par l'art, par une activité manuelle connectée aux ressources profondément imprimées dans la mémoire du malade.

Il est d'ailleurs de nombreux témoignages rapportant le calme et le plaisir que des malades peuvent trouver dans l'entretien d'un espace vert seul ou avec l'aide d'un proche.

 

Comment procéder ?

  • Il convient tout d'abord de veiller à supprimer tous les éléments pouvant entraîner des risques pour le malade en fonction de ses capacités : risques de coupure, de chute (en particulier sur les bordures des massifs, par dessus la rambarde du balcon, par une fenêtre...), risque de fugue (le cas échéant)... Il pourra être utile de se procurer des instruments de jardinage sans danger (pas de pointes, pas d'éléments très tranchants..) et faciles à manier sans pour autant qu'ils apparaissent comme des jouets.

  • Il convient d'équiper le malade de vêtements adaptés au temps et à l'état du jardin (chapeau, manches longues, bottes, imperméables, vêtements chauds ou non...) car il sera souvent peu capable de décider lui-même ce dont il a besoin pour être correctement protégé des intempéries ou du grand soleil.

  • Il convient ensuite d'accompagner le malade dans les premières explorations qu'il fera dans le jardin afin d'observer ce qui l'intéresse (enlever les mauvaises herbes, aérer les massifs, biner les pieds de plantes, confectionner des bouquets, cueillir des baies et des fruits, arroser les plantes, planter des radis...) et lui faciliter les activités en question.

  • En fonction de l'état du malade et des conditions de sécurité existante, il pourra être possible de le laisser œuvrer seul ou sous surveillance plus ou moins rapprochée ou d'agir avec lui en s'adaptant à ses besoins. Les activités solitaires ou accompagnées pourront d'ailleurs être alternées pour varier les périodes et allonger la durée d'occupation journalière que le jardin (le balcon, le coin verdure) peut représenter.

 

Bonnes activités jardinières et maraichères...

 

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