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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:27

 

 

Aide-a-domicile.JPGRéticences du malade

Beaucoup d'aidants croulent moralement et physiquement sous les tâches à accomplir pour leur malade et pour eux-mêmes. Une solution est de se faire aider par un proche ou par des professionnels de l'aide à domicile. Quand le budget est trouvé, que la bonne personne a été contactée, il arrive parfois qu'un obstacle imprévu se produise : le malade, pour toutes sortes de « bonnes » raisons, ne veut pas qu'un tiers vienne chez lui.

 

Alors que l'aidant se réjouissait de pouvoir être soulagé, il est parfois obligé, sinon de renoncer, du moins de différer son projet et, s'il n'a pas anticipé cette difficulté, il risque d'être très fortement déçu, de s'énerver, voire de se mettre en colère ou même de se démoraliser.

 

Anticiper les objections

Dans le cas où l'aidant a vraiment besoin d'une aide, ce qui est le cas le plus général, il est alors bon de se préparer à traiter les objections du malade, ce qui pourra prendre différentes formes, selon le stade de la maladie. La proposition d'aide, refusée un jour, peut parfaitement être acceptée le lendemain par un malade qui aura eu besoin le premier jour d'affirmer son existence et qui le lendemain sera dans une humeur différente et aura oublié ses objections de la veille.

 

Dans les autres cas, on pourra tenter les stratégies suivantes qui repose sur la minimisation des conséquences et sur la nécessité, pour l'aidant, de se faire aider :

  • écouter attentivement le malade : il est enfin important d'écouter attentivement les objections du malade, de leur donner de l'importance, de lui montrer que son avis compte, qu'il est pris au sérieux. Il convient de le rassurer quant aux objections principales et, autant que faire se peut, de l'associer en amont au choix de l'aide à domicile ;

  • commencer progressivement : l'aide à domicile pourra commencer par venir quelques (dizaines) de minutes par jour en travaillant sur des activités neutres c'est-à-dire ne concernant pas directement le malade (ménage, rangement, linge...) ;

  • indiquer que l'aide concerne l'aidant et non le malade : l'aidant indiquera que personnellement, il ne peut pas ou ne peut plus réaliser telle ou telle tâche compte tenu de douleurs, de difficultés diverses. Si c'est le cas, il sera intéressant de rappeler des périodes antérieures où l'aidant a eu besoin d'aides dans le passé ;

  • indiquer que l'aide n'est que temporaire, le temps pour l'aidant de passer une période plus délicate ;

  • rappeler que l'aide à domicile ne coûte presque rien, que les subventions couvrent la quasi-totalité de la dépense et qu'il serait regrettable de se passer d'une telle aide mise à la disposition par la commune, comme pour beaucoup d'autres habitants ;

  • se faire appuyer par une figure d'autorité : le médecin, un frère ou une soeur, les enfants. Le médecin pourra même indiquer que c'est lui qui veut que l'aide à domicile vienne pour appuyer l'aidant ;

  • avoir des rapports amicaux avec l'aide à domicile, ce qui permettra de l'introduire comme un(e) ami(e) qui vient donner un coup de main...

 

 

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