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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 16:21

 

 

 

Plaque-amyloide.jpgDes plaques toujours toxiques

On observe, dans le cerveau des malades d'Alzheimer, des plaques amyloïdes. Ces plaques semblent jouer un rôle important dans l'évolution de la maladie en particulier parce qu'elles engendrent un milieu toxique pour les neurones situés à proximité.

 

Toutefois, différentes expériences qui ont été tentées avec des « médicaments » afin de détruire les plaques amyloïdes ont donné des résultats décevants, allant jusqu'à aggraver l'état des malades. De tels résultats entraînent alors toutes sortes de remises en cause des hypothèses scientifiques précédemment admises, allant jusqu'à oublier certains faits importants acquis par la recherche et la biologie.

 

Bref, quoi que l'on fasse, les plaques sont toxiques : quand elles sont présentes, elles créent un environnement nocif pour les neurones, quand on les détruit, les symptômes risquent de s'aggraver.

 

 

Un emballage de molécules hautement toxiques

Une nouvelle hypothèse a été forgée récemment, tendant à expliquer cette double nocivité des plaques amyloïdes. Les plaques seraient effectivement toxiques par elle-mêmes, mais elles renfermeraient dans leur épaisseur des molécules encore plus toxiques pour le cerveau. En fait, les plaques amyloïdes seraient une solution imparfaite trouvée par le cerveau pour mettre de côté, pour isoler des déchets toxiques qui, à défaut, lui causeraient des dommages encore plus importants.

 

Ainsi par exemple, on a repéré dans le cerveau des malades, des concentrations importantes de certains anticorps de virus courants (Herpès en particulier), anticorps que l'on rencontre beaucoup moins chez les personnes bien portantes. Ces anticorps signifient la présence du virus (qui ne disparaît pas, mais dont le nombre diminue très fortement), présence le plus souvent discrète, contrôlée. A la défaveur d'une petite baisse de régime du système immunitaire, le virus peut réapparaître en quantités plus importantes, entraînant des dommages au cerveau, notamment par inflammation.

 

 

De nouvelles pistes

Cette hypothèse, séduisante par sa capacité à expliquer la double nocivité de la plaque amyloïde, donne de nouvelles possibilités d'expérimentations pour mieux soigner les malades : il ne faut plus seulement traiter la plaque amyloïde, il faut également, et peut-être même surtout, traiter les produits les plus délétères qu'elle contient. Ceci implique néanmoins de faire un inventaire précis des molécules toxiques contenues spécifiquement dans les plaques amyloïdes et de trouver les médicaments qui permettront de les traiter. Pour certaines, cela sera sans doute simple (on dispose de toutes sortes de traitements anti-viraux récents), pour d'autres cela sera certainement plus compliqué. L'avenir nous le dira sans doute bientôt.

 

 

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