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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 12:02

 

 

 

Différentes sortes de neuronesDestruction des synapses

La maladie d'Alzheimer est caractérisée par la destruction de neurones, les cellules nerveuses du cerveau, commençant par l'endommagement des synapses (« bras » permettant la communication entre neurones), leur désorganisation puis leur dégénérescence. La communauté scientifique pense généralement que cette destruction est favorisée par un milieu délétère formé par les plaques amyloïdes se formant progressivement dans le cerveau des malades par accumulation de déchets et de molécules endommagées.

 

Régénérescence des synapses

Une expérience récente sur des souris génétiquement modifiées vient de montrer qu'il était possible de régénérer les synapses des neurones à l'aide d'une molécule chimique récemment découverte la « Bryostatin ». Cette expérience a été réalisée par l'Institut de Neurosciences Blanchette Rockefeller implanté en Virginie aux Etats-Unis et publiée en janvier 2011 dans le « Journal des Neurosciences ».

L'expérience a montré que, malgré les plaques amyloïdes, il était possible d'arrêter la destruction des synapses existantes et de favoriser la croissance de nouvelles synapses en utilisant la « Bryostatin » et d'autres molécules proches qui agissent directement au niveau cellulaire.

L'expérience a également montré que la croissance des synapses s'accompagnait d'un arrêt de l'extension des plaques amyloïdes suggérant par là qu'il existe au minimum une interaction entre la croissance des plaques et celles des synapses.

 

Vers un nouveau médicament ?

Devant de tels résultats, qui viennent confirmer d'autres réussites antérieures (concernant les traitements de traumatismes du cerveau et d'attaques cérébrales), l'Institut de Neurosciences a décidé de s'engager dans des essais cliniques plus approfondis pour tester la « Bryostatin » en tant que médicament pour les malades d'Alzheimer.

La prochaine étape va consister à tester l'efficacité de la molécule sur un nombre limité de malades (phase 2) afin de vérifier que les observations expérimentales réalisées sur les souris sont également valides pour l'homme.

Il faut rappeler que de nombreuses molécules échouent en phase 2, en particulier parce que les résultats probants qui avaient pu être obtenus sur des animaux ne fonctionnent pas aussi bien sur les êtres humains.

 

Bref, une période d'expérimentation pour un candidat médicament va commencer qui, au pire, s'arrêtera dans quelques mois sur un constat d'inefficacité voire de nocivité et qui, au mieux, durera plusieurs années avec des résultats intéressants et de nouvelles pistes de recherches pour améliorer la molécule et la façon dont elle sera administrée aux malades.

 

Il est intéressant de noter que, si une telle molécule devait réussir, elle permettrait de prendre la maladie d'Alzheimer à son origine et donc de limiter drastiquement, voire d'éliminer, les problèmes cognitifs des malades. Avec un tel traitement, les malades seraient soignées à long terme, sans développer les symptômes de la maladie.

Seul l'avenir pourra dire ce qu'il en sera exactement et cela prendra encore plusieurs années.

 

 

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