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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:15

 

 

Toilettes WC AlzheimerL'utilisation des toilettes (WC en langage courant) est parfois l'occasion d'énervement dans les familles, même quand tout le monde va bien. Avec un malade d'Alzheimer qui progressivement peut avoir du mal à s'orienter, à savoir où il est, et même, à partir d'un certain stade, à s'occuper seul de lui-même, l'utilisation du cabinet d'aisance peut se révéler plus problématique encore. Toutefois, il est parfaitement possible de réaliser quelques aménagements, au fur et à mesure de l'évolution de la maladie, de telle manière à faciliter la vie du malade et, par contrecoup, celle de son entourage.

 

Premier stade

Au premier stade de la maladie d'Alzheimer, les difficultés sont en prolongation directe de celles qui pouvaient exister auparavant.

Néanmoins, compte tenu de l'âge du malade, de ses problèmes éventuels d'équilibre, de ses difficultés potentielles de déplacement, il convient de faciliter l'accès aux toilettes en supprimant tout obstacle réel ou potentiel pouvant entraîner des chutes ou des déséquilibres du malade (enlevez les tapis de sols ; supprimez, si vous le pouvez, les dénivelés entre le sol des toilettes et le couloir : attention aux barres de seuil en particulier, repoussez les poubelles éventuelles vers le fonds des toilettes...).

Il est de bonne politique de supprimer également les obstacles situés en hauteur et qui encombrent une partie du passage, si celui-ci est étroit. Ce peut être le cas pour le dispensateur de papier hygiénique qui, parfois, est nettement proéminent : il conviendra, sauf cas particulier, de le remplacer par un support vertical de feuilles plutôt que par un support de rouleaux : d'une part, les rouleaux prennent plus de place, d'autre part le découpage du rouleau nécessite plus de manipulations que la saisie des feuilles. Parfois, des petits lavabos ont été installés dans les toilettes et empiètent sur le passage disponible. Il faudra éventuellement envisager de le déposer.

Pour pallier aux futures difficultés d'orientation du malade, mettez-vous d'accord avec lui sur la signalisation des toilettes : trouvez avec le malade un signe, une image non équivoque qui lui fait penser de manière irrésistible que les toilettes sont bien là derrière cette porte. Idéalement, il conviendra de fixer sur la porte une image (un dessin, une photo ou un logo) et une mention (WC, toilettes, Hommes/Femmes) qu'il connaît depuis toujours, depuis son enfance, et qui évoquent des toilettes.

Il convient également que les toilettes soient claires et bien éclairées. Si ce n'est pas le cas, remplacez les vieilles ampoules par des ampoules neuves basse consommation de puissance suffisante (voir éclairage).

 

Deuxième stade

Si le malade a des difficultés motrices, ou des difficultés à se relever, vous pourrez équiper les toilettes d'un siège rehausseur et équiper les murs des toilettes de part et d'autre de la cuvette de poignée de traction qui faciliteront le passage de la station assise à la position debout pour le malade. Choisissez le rehausseur en fonction de la taille du malade et choisissez le en couleur contrastée par rapport au reste de la pièce pour que la cuvette soit bien visible.

Vous pouvez également mettre un système qui colore l'eau au fonds de la cuvette de manière à ce que la cible soit clairement visible. Cela peut être un produit d'entretien qui se renouvelle chaque fois que l'on tire la chasse ou un autocollant de couleur au fonds de la cuvette.

 

A partir d'un certain stade, la personne peut commencer à avoir quelques incidents d'incontinence désagréables tant pour le malade que pour l'entourage. Il convient de déterminer l'origine de ces incidents. Il arrive fréquemment que le malade ne sache plus où étaient les toilettes à l'extérieur ou même chez lui : la signalétique mentionnée au paragraphe précédent aura toute son utilité et elle pourra être complétée par des panneaux indicateurs à des endroits de passage bien choisis montrant la direction des toilettes (une flèche) sous la même signalétique (image et mention) que celle placée sur la porte des toilettes.

 

Il se peut aussi que le malade ne pense plus à aller au toilettes : il convient alors de lui rappeler régulièrement d'y aller (« Veux-tu bien aller aux toilettes, s'il-te plait ? ») : toutes les deux heures au minimum et après avoir bu de manière significative (repas, eau, café, thé...). Il peut être nécessaire d'accompagner doucement (et parfois fermement mais gentiment) le malade aux toilettes : « viens, nous allons aux toilettes », « viens, emmène-moi aux toilettes ».

 

Vers le troisième stade

Ultérieurement, lors de l'approche ou du passage de la troisième phase, le malade aura besoin de beaucoup plus d'aide pour se dévêtir et se rhabiller. Il sera même nécessaire d'envisager des accessoires d'incontinence. Il s'agit là d'une autre question.

Toutefois, il faudra prévoir de quoi changer facilement les vêtements et sous-vêtements du malade ainsi que la place pour le faire. Il est possible que les toilettes deviennent trop étroites pour effectuer facilement les opérations nécessaires. On pourra envisager d'utiliser des toilettes mobiles (chaise percée par exemple) que l'on installera dans une autre pièce (salle de bains) qui pourra être équipée d'un paravent pour laisser une certaine intimité au malade.

 

 

 

 

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