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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:44

 

 

CerveauDes causes diverses et multiples

Si la maladie d'Alzheimer est l'une des causes des pertes de mémoire qui affectent certains de nos aînés, c'est loin d'être la seule cause possible. Il en existe de nombreuses autres dont huit sont relativement courantes et vont des interactions médicamenteuses à la dépression en passant par la grossesse et l'alcoolisation.

 

 

La ménopause et la grossesse

Les changements dans les sécrétions hormonales féminines entraînent des modifications dans le métabolismes des dames concernées qui peuvent être à l'origine des troubles de mémorisation également aggravés par la distraction qui peut résulter de certains symptômes physiologiques inconnus jusque là. Si en outre, le moral est en baisse, les problèmes de mémorisation ne sont pas loin...

Avec le temps tout rentrera dans l'ordre : au pire quelques semaines après la naissance pour les futures mères, après la stabilisation de la ménopause pour les personnes concernées.

Votre médecin pourra également vous accompagner efficacement si les symptômes sont difficiles à supporter.

 

Les médicaments

Certains médicaments sont réputés pour les pertes d'attention et les endormissements qu'ils provoquent : ce sont donc forcément des médicaments qui ont des répercussions sur la mémorisation.

En outre, les interactions médicamenteuses peuvent entraîner différents dysfonctionnements biologiques du corps et du cerveau humain et empêcher en particulier le bon fonctionnement de la mémoire. Quand une personne a besoin de plus trois ou quatre médicaments, les interactions peuvent être difficilement prévisibles et être à l'origine de toutes sortes de désagréments... Il est donc important que toute prise de médicament soit faite sous un contrôle médical et qu'un médecin (médecin-traitant a priori) soit informé de l'ensemble des médications de son patient pour ajuster l'ensemble des prescriptions au mieux.

 

La dépression

Lors d'une dépression, l'attention et la concentration du patient sont défaillantes puisqu'il ne s'intéresse plus à grand chose, ce qui entrave une mémorisation efficace. Votre médecin ou votre psychologue pourra vous aider efficacement à surmonter cette difficulté.

 

La tension psychique chronique (stress)

Le corps soumis à des stimulations permanentes de vigilance met toutes ses ressources dans la mobilisation de ses capacités existantes : il n'en reste plus pour construire de nouvelles ressources et en particulier les nouvelles liaisons entre neurones qui permettent la mémorisation à long terme. Il est alors nécessaire de prendre du recul par rapport à la situation sous peine d'épuisement rapide.

 

Les chocs et traumatismes

Les chocs à la tête entraînent une compression du cerveau contre le crâne, d'où des perturbations momentanées le temps que tous les flux liquides (sang entre autres) se remettent correctement en place et que les éventuels dégâts soient réparés. Pour des chocs très graves ou répétés, des séquelles importantes peuvent se apparaître. Après un choc, il est possible que des troubles psychiques (parfois très faibles) apparaissent qui peuvent concerner la mémorisation.

Il est donc essentiel d'éviter et de prévenir les situation de choc à la tête en se protégeant des chutes de toutes les manières possibles (rangement, suppression des obstacles, casques...).

 

La thyroïde

La thyroïde est une glande qui régule le fonctionnement de tout l'organisme. Il arrive que son fonctionnement soit sous-optimal, entraînant quelques troubles physiques et cognitifs en particulier une forte prise de poids ou au contraire un amaigrissement important. Il peut également en résulter des troubles de mémorisation, qui pourront rentrer dans l'ordre avec un traitement adapté.

 

L'alcoolisation

La consommation de boissons alcoolisées, dont tout le monde sait qu'elle est essentiellement favorable à la santé financière des producteurs d'alcool, entraîne toutes sortes de troubles à long terme (on connait le rôle d'accélérateur de l'alcool dans la maladie d'Alzheimer). On sait en particulier que les consommateurs importants ont une diminution du volume de leur cerveau car les neurones sont solubles dans l'alcool. A plus court terme, l'alcool entraîne de petits dysfonctionnements du cerveau, de petits endommagements en général rapidement réparés. Toutefois, pendant la période d'endommagement et la période de réparation, les capacités de mémorisation sont affectées.

En outre, la consommation d'alcool est totalement contre-indiquée avec l'utilisation de certains médicaments en raison des interactions qui existent.

Toutefois, si vous voulez réellement faire la fortune des producteurs d'alcool, versez leur directement vos économies, mais évitez de consommer leurs productions : tout votre corps et votre cerveau vous en remercieront.

 

Le vieillissement

Avec le vieillissement, les sens (ouïe, vue, toucher, odorat, goût) perdent une certain acuité. Or les sens interviennent de manière puissante dans la mémorisation : des perceptions moins intenses, une attention plus soutenue pour comprendre ce qui se passe autour de soi... entraînent une mémorisation moins efficace.

Il est donc important de faire réaliser des aides techniques bien adaptées en particulier pour la vue (lunettes, traitement de la cataracte...) ou pour l'ouïe (prothèses auditives...).

 

 

Conclusion

Bref, avant d'incriminer l'âge et le mauvais fonctionnement de son cerveau, les problèmes de mémorisation peuvent souvent être imputés à de nombreuses autres causes très courantes et (relativement) facilement curables. En général, le médecin-traitant pourra être d'une excellente efficacité pour vous aider à faire face aux baisses de forme mentales qui peuvent vous affecter ou affecter vos proches par des conseils d'hygiène de vie (c'est très souvent suffisant), par des soins, voire des traitements.

 

 

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