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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 11:04

Il arrive que les malades refusent les soins que la famille, les aidants, les personnels soignants souhaitent leur apporter. Cela se produit quand la maladie est déjà à un stade avancé (phase deux ou phase trois). Le malade peut alors refuser la toilette, les soins infirmiers (injections-piqures, bandages et pansements, aérosols, perfusions...), la prise des médicaments, la nourriture... Cela peut se produire brusquement avec un nouvel intervenant que le malade ne connaît ou qui ne lui prodigue pas de soins habituellement. Cela peut se produire aussi avec des personnes que le malade connaît très bien.

 

Malgré de très bonnes relations avec l'entourage, il arrive que le refus de soins surgisse brusquement et se prolonge durablement (plusieurs semaines voire plus), notamment en raison des hallucinations qui peuvent affecter certains malades ou pour des raisons de pudeur très naturelles. Il n'y a pas forcément de solution miracle pour déboucler la situation en douceur. Pour autant, il est fréquent que la famille se sente très mal à l'aise face à une situation qui peut durer trop longtemps. Il est alors nécessaire qu'elle se fasse aider, accompagner et conseiller par des professionnels, par des amis ou par des associations de familles. Le travail en équipe permet d'alléger et de relativiser les difficultés très souvent ressenties par les familles.

 

Les solutions qui donnent les meilleurs résultats sont les suivantes :

  • Cultiver la confiance avec le malade :

    • Un nouvel intervenant auprès du malade ne sera pas forcément accepté immédiatement,

  • Accepter les raisons données par le malade pour expliquer son refus et les intégrer dans une explication apportant une justification renouvelée aux soins

    • Contrarier le malade peut aboutir à un blocage et une colère forte

    • Présenter la toilette comme un maquillage, une caresse...

  • Faire apporter les soins par une personne de confiance,

    • Les proches sont les personnes auxquelles le malade fait, en général, le plus confiance,

    • Il est possible qu'une personne ne soit pas acceptée un jour et qu'une autre personne soit acceptée le même jour sans faute de la part de qui que ce soit,

  • Apporter les soins avec une personne de confiance,

    • Faire intervenir le nouvel intervenant comme aide d'une personne de confiance,

  • Détourner l'attention de la question des soins par la communication verbale

    • Raconter une histoire qui intéresse le malade,

    • Parler avec la personne de bons souvenirs (enfance par exemple),

    • Créer une ambiance auditive que le malade apprécie (disque favori)

  • Détourner la question des soins par la communication tactile

    • Les êtres humains sont sensibles aux contacts, aux massages...

    • Des lingettes ou autres objets moins marqués « toilette » peuvent être plus acceptables

  • Prendre le temps nécessaire au changement d'humeur,

    • Il est parfois possible de différer les soins de quelques heures ou de quelques jours. 

    • Dans les cas d'urgence, s'il n'est pas possible et raisonnable d'attendre, il convient de prendre les mesures nécessaires (SAMU, urgences, pompiers...).

 

Les meilleures pratiques possibles ne pourront pas toujours modifier l'humeur du malade qui peut résister longtemps aux soins dont il a besoin. Il est extrêmement important que les proches, les aidants le sachent et utilisent les ressources et les aides à leur disposition avant d'être victimes de symptômes de détresse et de tension (stress) difficiles à vivre.

 

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